Publié dans Société

Meurtre d'un magistrat - Les 15 suspects placés sous MD à Antanimora et Tsiafahy

Publié le vendredi, 28 juin 2024

Fin de l'épisode sur l'affaire concernant l'assassinat du substitut général de la Cour d'Appel de Mahajanga, Henri Rakotondravony. Après que les 15 personnes impliquées dans celle-ci sont passées en instruction au Parquet d'Anosy toute la nuit de jeudi dernier, le procureur les a placées toutes sous mandat de dépôt : les 7 femmes accusées le sont à la maison centrale d'Antanimora. L'une d'elles est bien sûr la compagne du chauffeur du défunt magistrat. Les 8 hommes incriminés dont le chauffeur de la victime, le sont à Tsiafahy, du moins jusqu'à leur prochaine comparution mais dont la date n'a pas été encore communiquée. Motifs d'inculpation : meurtre et complicité pour meurtre, enfin non dénonciation de crime.

Disons que l'arrestation des personnes impliquées dans cette affaire, traduit le couronnement de l'enquête menée par la Brigade criminelle (BC2) Anosy. Lors des explications de la brigade criminelle, c'est cette femme qui aurait poussé son compagnon le chauffeur à assassiner le magistrat. Elle lui aurait promis un minibus Mercedes Sprinter s'il accomplit sa mission : supprimer le haut fonctionnaire de la Justice.

Manque de pot pour le chauffeur, c'est lui que les fins limiers de la BC2 ont arrêté à Alatsinainy-Ambazaha, le 19 juin dernier. Le suspect était passé aux aveux. Dans ces derniers, il a dénoncé sa compagne de l'avoir poussé au meurtre. Par la suite, le chauffeur en cause a dénoncé ses deux autres complices, ceux qui l'avaient aidé dans l'assassinat, enfin leur contribution à l'enterrement à la hâte de la victime. Le fossé qui avait été creusé à la va-vite est situé non loin du domicile du chauffeur. Dans ses aveux, ce dernier explique qu'il aurait obtenu le feu vert de ses parents pour enterrer la victime dans la cour de leur propriété. D'où l'implication de ces derniers. Et dans tout cela, il y a aussi l'aide de certains proches du chauffeur, donc des villageois, pour creuser le fossé.

Enfin, et comme nous l'avions déjà soulevé dans l'une de nos précédentes publications, deux curieuses questions, qui sont loin à passer sous silence, restent suspendues sur les lèvres : pourquoi sa compagne a donc poussé le chauffeur à enlever la vie au substitut général de la Cour d'appel de Mahajanga ? Et comment peut-on expliquer que cette même femme a-t-elle un accès sur le compte bancaire de la victime ? Bien entendu, la balle est dans le camp du tribunal pour apporter des éléments de réponse à ces questions brûlantes. Rendez-vous donc au prochain procès de l'affaire.

 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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