Publié dans Société

Terribles représailles à Imanombo Antanimora - 400 dahalo tuent et mettent le feu au village

Publié le lundi, 16 septembre 2024

Une personne tuée, une quarantaine de maisonnettes incendiées, le cheptel bovin et ovin razzié, soit 155 têtes et dont des chèvres en majorité, sans parler d'autres butins, enfin une centaine de personnes sinistrées, etc..Tel a été le triste bilan d'un assaut de dahalo, acte qualifié de pires représailles exercées sur les villageois du quartier d'Andebegne, Commune d'Imanombo, District d'Antanimora sud, le 12 septembre dernier. Car le saccage de ce village a été perpétré par au moins 400 individus armés à la suite d'un fâcheux incident. Tout a subitement basculé pour les villageois qui s'empressaient d'arrêter un dahalo blessé au cours d'une première série d'affrontements ayant opposé les deux camps. 

Car un deuxième accrochage a éclaté à la fois à Antsakoamarigne et à Andriambe entre les deux parties, c'est-à-dire à un moment où ces villageois allaient justement arrêter le dahalo blessé. C'était donc dans ces circonstances que les assaillants, plusieurs centaines, et les armes aux poings, comme nous l'avons décrit plus haut, ont affronté le Fokonolona.
Selon un représentant de ce dernier, les Forces de défense et de sécurité dans la région seraient en sous-nombre. De plus, l'un des commandants d'unité opérationnelle des Forces  ne serait pas sur place au moment de ces troubles, car ayant été retenu ailleurs pour une autre mission. Et que son adjoint ne serait pas en mesure de prendre une décision, du moins sur le plan de l'intervention. Cette situation embarrassante serait alors un obstacle majeur pour ces Forces pour lancer une opération ou une quelconque action afin de contrecarrer ces dahalo armés. La détresse des habitants d'Imanombo est donc telle qu'ils tirent la sonnette d'alarme à l'endroit du pouvoir central. 
Franck R. 

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff