Publié dans Société

Diversification alimentaire - L’éducation nutritionnelle comme issue !

Publié le lundi, 28 juillet 2025

Consommez des aliments sains, variés et équilibrés. 

La concrétisation de cette recommandation nutritionnelle s’avère encore difficile pour la plupart des ménages malagasy. Ces derniers misent plutôt la quantité consommée afin d’être rassasiés, plutôt que sur la qualité pour avoir une meilleure santé. Normalement, un plat équilibré devrait contenir au moins 5 groupes alimentaires sur 8 pour les enfants, contre 5 sur 10 pour les adultes. Mais ce n’est pas toujours évident, faute de connaissance. Par conséquent, la diversification alimentaire fait partie des 4 recommandations sorties de l’enquête nationale sur les micronutriments (ENCM 2024), dont les résultats ont récemment été publiés. Entre autres, il faudrait développer des campagnes ciblées d’éducation nutritionnelle sur la diversité et la qualité alimentaire. Il faudrait également améliorer l’accès et l’utilisation des aliments diversifiés, riches en micronutriments.

 

Dans cette optique, la cheffe Henintsoa Moretti, avec l’appui du Fonds des Nations nies pour l’enfance (UNICEF), met en œuvre depuis maintenant quelques années le programme « Lakozia mitety sekoly » ou LMS. Ce programme vise à inculquer les bonnes pratiques nutritionnelles aux élèves des écoles primaires, en utilisant des ingrédients locaux. « L’éducation nutritionnelle se fait à travers le "tsikonina", durant lequel les écoliers cuisinent des petits plats délicieux mais à moindre coût, en utilisant des produits locaux. Par exemple dans la Région d’Analanjirofo, un budget de 4.000 ariary suffit pour préparer de la patate douce comme plat principal, avec des crevettes, de l’œuf et du bouillon d’"ananambo" ou Moringa oleifera comme met », informe l’ambassadrice de la gastronomie malagasy. Si 400 enfants participent au programme, 400 familles en sont touchées et peuvent changer de comportement nutritionnel...

 

Patricia R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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