Publié dans Société

Empoisonnement à Ambohimalaza - Fenohasina et sa mère à Antanimora

Publié le mercredi, 30 juillet 2025

Rebondissement dans l’affaire d’empoisonnement ayant provoqué la mort de 32 convives, lors d’une fête d’anniversaire, le 14 juin dernier à Ambohimalaza.  En effet, Fenohasina, la jeune jubilaire, et sa mère se trouvent actuellement au cœur d’une procédure judiciaire. Les deux ont été déférées au Parquet du tribunal d’Anosy hier. Notons que cette nouvelle phase des enquêtes découle de la plainte collective des proches des victimes, suite à cette tragique fête d’anniversaire. 

 A l’issue de leur comparution, toutes les deux ont été finalement placées sous mandat de dépôt à Antanimora, et ce, après une décision finale du Parquet d’Anosy. Motifs : complicité pour empoisonnement et association de malfaiteurs, selon une source au courant du dossier. 

 

Opposition 

« Le juge d’instruction, qui a son indépendance par rapport au Parquet, a placé Fenohasina sous contrôle judiciaire. Mais le Parquet a fait opposition, et  saisi la chambre de détention. D’un commun accord, les juges ont alors tranché pour l’incarcération provisoire de la jeune femme. Au final, la mère et sa fille ont atterri à Antanimora, dans l’attente de la prochaine audition publique au niveau de la Cour criminelle ordinaire du tribunal de première instance d’Anosy », a annoncé la procureure au niveau de cette juridiction.

Notons qu’avant que le sort des deux femmes en cause ne soit ficelé, la première décision de la justice concernant Fenohasina a été prise en début d’après-midi, hier. La concernée fut alors auditionnée à l’hôpital. Et d’après une source, elle pouvait rentrer chez elle, selon une prescription médicale. Mais au dernier moment,  l’opposition du Parquet a changé la donne, et Fenohasina a dû rejoindre sa mère à Antanimora.

Garde à vue 

A propos de cette dernière, elle a été placée en garde à vue à la Section de recherche criminelle (SRC) de la Gendarmerie de Fiadanana, depuis maintenant une semaine, et ce, avant qu’elle ne soit finalement déférée au Parquet, hier. «  Vu que l’affaire est délicate, la justice a demandé de prolonger la période de garde à vue alors que normalement, celle-ci ne devait dépasser 48h », explique sur ce point la Gendarmerie.

Dès lors, 5 personnes sont actuellement en détention provisoire dans cette triste affaire qui défraie la chronique et  a même pris une envergure nationale. Pour rappel, les trois membres du Gouvernement concernés ont fait une révélation sur le dessous de cette affaire, et ce, sous la houlette du Chef de l’Etat en personne. Lors des différentes explications apportées par ces hauts responsables du pays, le mobile du crime ainsi que le contenu des poisons, tels que la Datura et Belladone comme étant à l’ origine de cette hécatombe, ont été alors rendus publics. 

Prochain rendez-vous au procès qui se tiendra bientôt au tribunal d’Anosy et devrait être accessible au public.

 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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