Publié dans Société

Traite des personnes - Des trafics derrière les offres d’emploi à l’étranger

Publié le vendredi, 01 août 2025

Tolérance zéro pour le trafic humain. « La situation est claire pour le Gouvernement malagasy concernant la lutte contre la traite des personnes. Les agences de placement n'ont pas l'autorisation d'opérer. Toute entité se présentant comme une agence de recrutement pour un travail à l'étranger opère dans l'illégalité », a martelé Hanitra Fitiavana Razakaboana, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Fonction publique. Cette déclaration a été faite ce 30 juillet à Ivato, lors de la commémoration de la Journée mondiale de la lutte contre la traite des personnes.

La ministre a toutefois précisé que « les employeurs étrangers peuvent cependant recruter directement du personnel dans notre pays », distinguant ainsi le recrutement légal des réseaux de trafic illicites. Les recruteurs, qui sont parfois des membres connus de la communauté, jouent un rôle important dans le processus de recrutement. Ils proposent aux victimes potentielles des offres d'emploi attrayantes à l'étranger, notamment à l’île Maurice, au Moyen-Orient ou en Asie. Cependant, derrière ces offres se cachent souvent des réseaux criminels bien organisés qui profitent du manque d'information, de l'absence de contrôle sur les agences de recrutement, de la pauvreté et du désespoir qui rendent les populations particulièrement vulnérables.

Marchandises humaines

Cette prise de position intervient dans un contexte où les conséquences de la traite des êtres humains sont dévastatrices. Les victimes sont transformées en marchandises, privées de leurs droits fondamentaux et de leur liberté. Ce crime se manifeste sous de multiples formes : mariages forcés, trafic d'organes, exploitation sexuelle à des fins commerciales, travail domestique forcé, servitude, exploitation des enfants, sans oublier les abus sexuels. Face à cette réalité, la Grande île a renforcé son arsenal de lutte via son Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains (BNLTEH). Preuve de cet engagement, un accord de coopération a récemment été signé avec deux ONG basées à Maurice, visant à consolider les actions conjointes dans la Région. Cette approche multi-facettes, combinant fermeté réglementaire, actions nationales et partenariats internationaux, témoigne de la volonté renouvelée de Madagascar de protéger ses citoyens et de mettre un terme définitif à cette forme moderne d'esclavage.

 

Nikki Razaf

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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