Publié dans Société

Empoisonnement à Ambohimalaza - Jessica et Fitahiana luttent pour une guérison totale 

Publié le mardi, 05 août 2025

Près de deux mois après le drame lié à un empoisonnement collectif et intentionnel, ayant coûté la vie à 33 convives, et entrainé de graves maladies chez une vingtaine d'autres, lors d'une fête d'anniversaire qui s’est déroulée à Ambohimalaza, il ne reste actuellement que deux jeunes patients traités au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA), situé à Ampefiloha. Il s'agit à la fois du jeune prénommé Fitahiana, et d’une jeune fille nommée Jessica, âgés d’une vingtaine d’années. D'après une source, leur état clinique actuel ne permettrait pas encore une éventuelle sortie de l'hôpital des concernés, du moins dans l'immédiat. « Cependant, il ne faut pas se faire de soucis pour les deux jeunes car ils vont s'en sortir », renchérit cette source. A un moment, le bruit circulait comme quoi des patients auraient dû retourner à l'hôpital, à cause d’une soi-disant rechute. 

 

Une allégation rejetée au niveau hospitalier, sauf dans le cas de la jeune Jessica. Elle a bel et bien dû rejoindre à nouveau une unité de soins du 2ème étage au sein dudit centre hospitalier, bien qu'elle ait pu déjà rentrer à son foyer, en mi-juillet dernier. « Cette jeune fille souffrirait plutôt d'un problème d'ordre psychologique, outre celui de nature pneumologique, ce qui la fait encore aliter en ce moment », commente la source, sans donner davantage de commentaires.

Quant à Fitahiana, cela fait longtemps qu'il a retrouvé ses facultés, quoiqu’il reste très affaibli et amaigri. Le jeune homme qui a perdu deux proches dont sa propre sœur dans ce drame, se bat encore pour sortir de son état actuel grâce au traitement qu'on lui prodigue journalièrement et à l’antibiothérapie. Et dans cet objectif, il est soutenu par ses proches et le personnel soignant.

Parallèlement à cela, aucune date n'a été encore fixée pour la prochaine comparution des 5 personnes impliquées dans cette affaire devant la Cour criminelle ordinaire du Tribunal de première instance d'Anosy. Mais une chose est sûre : Fenohasina, la jeune jubilaire impliquée, est actuellement en détention provisoire à Manjakandriana, tandis que sa mère l'est dans un centre de réclusion criminelle sis à Antananarivo-Avaradrano. Enfin, les trois autres dont une devineresse et deux cousines, elles, croupissent dans leur cellule de détention à Antanimora.

Pour rappel, les trois membres du Gouvernement concernés, il y a deux semaines de cela, ont fait une fracassante révélation sur le dessous de cette affaire, et ce, sous la houlette du Chef de l’Etat en personne. Lors des différentes explications apportées par ces hauts responsables du pays, le mobile du crime ainsi que le contenu des poisons, tels que la Datura et Belladone comme étant à l’origine de cette hécatombe, ont été rendus public. 

Prochain rendez-vous donc au procès, lequel se tiendra bientôt au Tribunal d’Anosy et qui devrait être accessible au public.

 

Franck R.

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff