Publié dans Société

Empoisonnement à Ambohimalaza - L'ex-Miss Analamanga rendit l'âme à son tour

Publié le jeudi, 04 septembre 2025
Deborah Hanitriniala fut la 35ème victime de l'affaire Ambohimalaza Deborah Hanitriniala fut la 35ème victime de l'affaire Ambohimalaza

Un choc pour l'opinion !  Un mois presque après la disparition de la jeune Jessica dans la tragique affaire d'empoisonnement des convives durant une fête d'anniversaire à Ambohimalaza, l'on venait d'apprendre aussi, hier,  la mort d'une autre jeune femme de 20 ans nommée Deborah Hanitriniala. La 35e victime de ce drame fut surtout Miss Analamanga 2023. Son récent décès a suscité à la fois un profond émoi et une grande douleur, d'abord pour sa famille, mais surtout aussi pour l'ensemble de l'opinion locale.

Et pourtant, l'ex-miss a déjà vu son état de santé s'améliorer positivement après son hospitalisation à l'HJRA, Ampefiloha, puis sa brève admission dans une autre unité de soins privée implantée dans le même périmètre. Une autre source a également avancé son admission à l'HOMI Soavinandriana, à l'époque.

Puis, le 21 juillet dernier, elle a pu finalement rentrer et vivre auprès des siens, ayant recouvert totalement la santé, du moins dans l'apparence. Hélas, les terribles et mêmes symptômes du mal qui l'avaient fait tant souffrir, et qui avaient conduit à son hospitalisation, ont subitement réapparu au cours de la semaine dernière, l'obligeant de nouveau à retourner d'urgence à l'hôpital, le week-end dernier, selon une source familiale. « Elle souffrait d'atroce dyspnée », précise-t-on. Et là, les interventions des médecins afin de tenter de la sauver, s'avéraient donc malheureusement vaines. Son état s'empirait, et la victime ne pouvant presque plus respirer,  selon toujours ses proches, a rendu l'âme vers le milieu de la journée, hier. « Le poison a fait ses ravages sur son système respiratoire, avec des complications, qui sont souvent caractéristiques d'un empoisonnement grave », se contente d'expliquer brièvement une source médicale. « Seul Dieu dispose. Nous sommes reconnaissants pour le traitement et tous les soins que la défunte a bénéficié. A preuve, Deborah a encore pu revivre à nos côtés ces derniers temps. Mais le destin en a donc décidé autrement ! », a expliqué un membre de la famille de la défunte ex-Miss Analamanga.

En marge des explications du médecin, cette dernière source précise que les récentes complications de l'état de santé de Déborah seraient liées à sa trachéotomie. « Cette intervention chirurgicale aurait généré une sclérose dans son œsophage. Ce qui a obstrué sinon bloqué le passage de l'air dans son système respiratoire, expliquant ainsi ces crises de dyspnée, qui l'ont fait fréquemment récidiver ces dernières semaines. Finalement, elle n'a pas tenu le coup et rendit donc son dernier souffle. Avions-nous pris tardivement une décision pour au moins changer le cours de la situation ? », précise-t-on encore du côté de ses proches.

A part Deborah, on apprend que T., le jeune homme, qui est l'un de ceux qui ont pu regagner leurs foyers après un séjour à l'hôpital, souffrirait également d'une importante dyspnée, ces temps-ci. Ce qui l'oblige à retourner aussi à l'hôpital. Idem pour une autre jeune fille prénommée J. dont son état de santé actuel nécessiterait l'urgence d'une intervention chirurgicale, selon une source d'information.

Pour revenir dans le cas de l'ex-Miss Analamanga, la Présidence s'est rendue au chevet de sa famille éplorée pour lui présenter ses condoléances et apporter un réconfort moral.

Franck R.

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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