Publié dans Société

Destruction des installations de la JIRAMA - Le président du syndicat des employés arrêté

Publié le mercredi, 12 novembre 2025

Une journée électrique, au sens propre comme au figuré, à la Compagnie d’eau et d’électricité JIRAMA. Hier, la tension est montée d’un cran dans les rangs du Syndicat des employés de la JIRAMA (SMJ), avant de se solder par l’arrestation inattendue de son président, A.R., aux alentours de 19h. L’homme, figure de proue du mouvement contestataire, a été interpellé par les Forces de l’ordre et conduit au Commissariat central de Tsaralalàna, où il demeure en garde à vue.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le responsable syndical est poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’État, incitation à la haine et destruction de biens publics. Il lui est notamment reproché d’avoir ordonné, voire participé lui-même, à la déconnexion volontaire de lignes électriques sur plusieurs poteaux du réseau. Ces actes de sabotage ont provoqué de vastes coupures de courant, plongeant plusieurs grandes villes du pays, notamment Mahajanga, Toamasina, Fianarantsoa et Toliara dans l’obscurité et la confusion.

Dans les heures qui ont suivi ces coupures massives, la colère a grondé jusque dans les foyers. Les usagers, déjà exaspérés par la précarité du service, ont exprimé leur indignation face à ces gestes jugés irresponsables et contraires à l’éthique professionnelle, du moins dans des commentaires amers sur les réseaux sociaux.

Les autorités, quant à elles, n’ont pas tardé à réagir. Des instructions fermes auraient été données pour identifier et sanctionner les auteurs de ces actes qualifiés de sabotage délibéré. La Direction générale de la JIRAMA, qui tente de rétablir la situation, parle d’une « attaque contre un service vital pour la Nation ».

Ainsi, la crise au sein de la compagnie nationale d’eau et d’électricité prend une tournure dramatique. Ce qui devait être un mouvement syndical revendicatif s’est transformé en affaire d’Etat, où le « courant », cette fois-ci, passe très mal entre les protagonistes.

F.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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