Publié dans Société

Quarts de finale de la CAN - Faites attention à vos émotions !

Publié le mercredi, 10 juillet 2019

 Ce soir, l’équipe malagasy Barea fera face à celle de la Tunisie, les Aigles de Carthage, en quarts de finale. Un grand événement que le peuple malagasy tout entier attend avec impatience dont le premier sifflet annonçant le coup d’envoi tout comme celui de la fin du match et désignera le vainqueur. Qui continuera l’aventure ?  Les 25 millions de malagasy résidents dans la Grande île et la diaspora espèrent en tout cas que les Barea de Madagascar arrivent à la phase finale de la compétition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Joie, pleurs et colère seront au programme ce soir et un petit conseil : faites attention à vos émotions ! Effectivement, la CAN n’a pas fait que des heureux, la compétition a causé également du malheur…malheureusement, plusieurs personnes sont mortes  à cause d’émotions fortes dues à la victoire de l’équipe nationale malagasy. Le plus connu est l’ancien député de Madagascar, Harijaona Randriarimalala alias Jaona Elite qui a tiré sa révérence alors qu’il regardait le match à l’Akoor Digue. Victime d’un arrêt cardiaque, l’intervention des médecins n’a pas pu le sauver. Apparemment, d’autres victimes ont également rejoint les firmaments, toujours à l’issue du match qui mettait à l’affiche les Barea et la République Démocratique du Congo.
L’Hypertension
 Des explications peuvent expliquer la liaison entre l’émotion et l’arrêt cardiaque. En effet, la gestion de l’émotion dépend de chaque individu. L’hypertension, une pathologie cardiovasculaire définie par une pression artérielle trop élevée est une maladie psychosomatique. Cela signifie que des facteurs physiques sont impliqués dans son apparition, tout comme des facteurs mentaux. Cela explique que la relation entre et hypertension est possible. L’hypertension se caractérise par une augmentation de la pression qui pousse le sang contre les parois des artères, au-delà des limites considérées comme normales.


Elle peut ainsi avoir de lourdes conséquences. Dans les cas les plus extrêmes, elle donne lieu à une crise cardiaque ou à un accident vasculaire cérébral. Les professionnels de santé sont également d’accord sur le fait que les facteurs émotionnels ont une influence sur l’augmentation de la pression artérielle. Cependant, une personne ne peut pas se réveiller un bon matin avec un problème de tension artérielle. Soit elle a un antécédent familial ou d’autres facteurs ont favorisé le problème au court de son existence comme l’alcool, le diabète ou encore la cigarette. En effet, une personne savant déjà qu’elle souffre d’hypertension ou qui a déjà un problème de cœur et qui n’a pas suivi à la lettre son traitement est possible d’être victime d’une hypertension menant à l’arrêt du cœur ou à l’AVC. Il est ainsi conseillé, avant de regarder le match, de vérifier la tension artérielle surtout pour les personnes âgées de 40 ans et plus, ainsi que de se tenir calme face à tout ce qui peut se passer durant les 90 minutes de jeu. Cependant, la consultation d’un médecin est recommandée car seul ce dernier peut prescrire un médicament en cas de hausse ou baisse de tension. Après, maîtriser ses émotions dépend de chaque personne et il faut toujours rester calme.
 Des personnes à risque
Selon une autre étude, en l'absence de toute pathologie, le cœur ne peut pas s'arrêter d'un coup. Même si les émotions ont un impact physiologique indéniable sur notre appareil cardio-vasculaire, engendrant en particulier l'augmentation de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle, un emballement brutal ne peut en fait être fatal que pour certaines catégories de population à risque. « Chez les sujets jeunes, la mort subite suite à une violente émotion ne concerne que les personnes souffrant d'anomalies électriques du rythme cardiaque, souvent d'origine génétique », précise le docteur Vincent Probst. « En dépit d'un fonctionnement normal de la mécanique du cœur, des défauts structurels des cellules du muscle cardiaque entraînent une arythmie des battements qui peut être mortelle. » Population aussi à risque, les personnes plus âgées sujettes aux risques cardio-vasculaires (hypertension, diabète, cholestérol) et pour lesquelles une contraction soudaine des artères peut provoquer le décollement des plaques d'athérome présentes sur les parois des artères et ainsi obstruer la circulation sanguine pour conduire à l'infarctus.

Evénements et   sur le corps
Une autre explication psychologique s’impose également. Selon le docteur Koloina Andrianilaina, psychologue clinicienne, Il est important de garder en tête que les évènements que nous vivons ont des impacts sur notre corps. « En effet, devant un évènement agréable ou désagréable, le corps envoie des signaux, que le cerveau va analyser, ensuite il va donner des réponses adaptées que le corps exécutera. Par exemple, en regardant un match de football, le corps est sous tension devant le suspense et n’arrête pas d’envoyer des messages vers le cerveau émotionnel appelé aussi système limbique. A ces alertes d’urgence, l’amygdale et l’hypophyse envoient des messages pour libérer les hormones du stress : le cortisol et l’adrénaline. Ces derniers nous tiennent en haleine, pour focaliser l’attention, mobiliser le corps pour réagir avec l’augmentation des composés chimiques excitateurs (neurotransmetteurs) », explique-t-elle durant une interview. Ainsi, si cet état est bref, le corps arrive à se réguler de lui-même et ne dépasse pas la fenêtre de tolérance. Et lui de continuer, « Cependant, un match de football peut durer près de deux heures. Le corps reste donc toujours sous tension et on peut noter un excès d’adrénaline qui est un excitateur. Nous observons une accélération cardiaque continue, et l’afflux de masse sanguine. Ces excès favorisent le débordement du seuil de tolérance et peut provoquer la mort ».
Par ailleurs, selon toujours les explications du médecin, il faut également penser aux autres facteurs de risque comme les éléments internes : conflits, situations perturbantes qui fragilisent le système, et les éléments externes : alcool, boissons gazeuses, autres excitants qui rendent encore plus difficile le travail du corps pour se calmer. Comme conseil, le médecin incite, avant de se soumettre à une longue tension comme un match de football, de se préparer en habituant le cœur à se réguler avec des exercices de respiration et de relaxation comme la cohérence cardiaque. Ainsi, même devant une situation de tension, le corps cherche automatiquement à retrouver la cohérence de confort, et laisser l’ocytocine (hormone du bien-être) faire sa mission : réguler le reste du corps. Le plus important, c’est de rester attentif à la réaction du corps et d’essayer de prendre de la distance quand on sent que l’on est proche de notre seuil de tolérance. Pour le match de ce soir, mais également pour les prochains matchs à venir et divers événements qui vont arriver, ne pas prendre de boissons alcoolisées, ni celles gazeuses ni froides. Il est conseillé de boire de l’eau chaude et rester calme, mais surtout apprécier le match est la meilleure façon d’y prendre plaisir et éviter les incidents. Alefa Barea !
Recueillis par Tahiana Andrianiaina

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Editorial

  • Elu ou nommé, faux débat !
    Ces derniers temps, à l’approche des sénatoriales, les esprits s’échauffent et les faux débats pullulent. A mesure que la date du 11 décembre se précise, les fumées noires qui s’échappent du volcan en éveil alourdissent et noircissent l’atmosphère. On étouffe.A l’allure où vont les choses de la politique, les poids lourds de l’opposition risquent fort de se retrouver à la touche. En s’élargissant davantage, la plate-forme acquise à la cause défendue par le jeune président Rajoelina Andry Nirina occupera le terrain. La hantise de l’exclusion déclenche chez les activistes du RMDM une hystérie. A eux s’ajoutent les ténors du Groupe de Panorama dont la traversée du désert risque de se prolonger indéfiniment. Et alors, tous les moyens sont bons pour tenter de déstabiliser le pouvoir. L’entame de la campagne électorale, depuis hier 19 novembre, fait monter d’un cran la tension. Aussi étrange qu’inquiétant soit-il mais vrai, un certain remous s’invite…

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