Publié dans Sport

Jeux africains de la jeunesse - L’absence de Madagascar suscite l’incompréhension

Publié le vendredi, 12 décembre 2025
Alain Désire Rasambany, ministre de la Jeunesse et des Sports Alain Désire Rasambany, ministre de la Jeunesse et des Sports

Les Jeux africains de la jeunesse (JAJ), qualificatifs pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, se déroulent depuis le 10 décembre dans la capitale angolaise. Alors que la compétition rassemble les espoirs du sport africain, l’absence de Madagascar constitue l’un des faits les plus marquants de cette édition.

Une non-participation qui interroge. Ni le Comité olympique malgache (COM) ni le ministère de la Jeunesse et des Sports n’ont engagé de délégation pour ces Jeux, un choix qui étonne pour un nouveau régime qui affirme placer la jeunesse au cœur de ses priorités.

Pour de nombreux observateurs, cette décision prive les jeunes athlètes malagasy d’une opportunité essentielle.  A savoir, confrontation internationale, progression sportive, visibilité auprès des techniciens africains et accès aux qualifications olympiques.

Les sportifs concernés, qui ont investi temps, efforts et moyens dans une année de préparation, voient ainsi s’envoler une occasion décisive pour leur carrière.

Contrairement à d’autres rendez-vous sportifs, les JAJ ne se limitent pas à la recherche de performance. Véritable tremplin pour les futurs champions, ils permettent aux jeunes talents de découvrir le haut niveau, d’évaluer leur potentiel et de se mesurer à leurs homologues du continent.

Les Fédérations africaines y repèrent également les athlètes susceptibles de représenter leur pays lors de futures échéances, notamment aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar en 2026.

Sans participation cette année, les jeunes malagasy se retrouvent donc sans expérience internationale, ni exposition ni perspectives immédiates de qualification.

Le  ministère de justifier pour une préparation jugée trop courte. 

Face aux critiques, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, affirme que « les conditions n’étaient pas réunies » pour envoyer une équipe à Luanda. 

Avec 23 disciplines au programme dont plusieurs historiquement pourvoyeuses de médailles pour Madagascar judo, karaté, lutte, basket 3x3, haltérophilie, golf ou encore tennis, le ministère évoque des délais d’organisation trop serrés, compliquant à la fois les préparatifs logistiques et les formalités administratives.

Une explication qui ne convainc pas tous les acteurs du milieu sportif. Plusieurs estiment qu’un manque d’anticipation au niveau du calendrier national a contribué à cette absence, surtout lorsque d’autres pays, confrontés à des difficultés similaires, ont réussi à mobiliser leurs jeunes athlètes.

Ou son prédécesseur n’a rien planifié sur la participation du pays où la continuité n’existe pas au sein de cette instance.  

Un vide pour la jeunesse sportive malagasy. En étant absente du rendez-vous continental, Madagascar laisse filer une occasion cruciale pour le développement de sa relève sportive. Les Jeux africains de la jeunesse, considérés comme l’un des leviers majeurs de l’épanouissement du sport en Afrique, se déroulent cette année sans les futurs champions malagasy laissant les Fédérations concernés sans mots.

Une situation qualifiée de paradoxale pour un Gouvernement qui fait de la jeunesse un axe prioritaire, et qui risque de retarder encore davantage l’intégration des jeunes sportifs dans le haut niveau.

Elias Fanomezantsoa 

 

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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