Editorial

Péché mortel !

Publié le mardi, 26 février 2019
 Peine capitale. Le 29 mars 1881, la reine Ranavalona II promulgua, sur la Place d’Andohalo, le « code des 305 articles ». Un cadre juridique, un code pénal, qui permit à la reine de gouverner, dans un esprit moderne et auquel tous les sujets sans distinction « sous le ciel » ( « ny ambany lanitra ») devaient se soumettre. La transgression de certains articles de ce code fut mortelle. En effet, tout sujet de la reine pris en flagrant refus d’obtempérer à quelques articles dont, entre autres, le vol au Palais ou au marché, le meurtre prémédité d’un proche ou la révolte contre la souveraine,…

Quid de l’entourage !

Publié le lundi, 25 février 2019
Un chef d’Institution s’était offert l’occasion, lors d’un discours hautement officiel, d’aviser un Chef d’Etat,  fraîchement investi, sous la forme d’un souhait (tso-drano) en ces termes « Tsy ho diso Mpanolo-tsaina anie ianao ! » soit, en substance,  « Que vous n’auriez pas de mauvais conseillers ! » ou « Que vous ne tomberiez pas sur de faux conseillers ! » ou enfin « Que vous ne seriez pas mal entouré ! ». Norbert Lala Ratsirahonana, car il s’agissait de lui, président de la Haute Cour constitutionnelle en présidant l’audience solennelle d’investiture du Président de la République élu, s’était permis le ...luxe d’annoncer la couleur voire d’alerter le tout nouveau Chef d’Etat…

Nuance !

Publié le dimanche, 24 février 2019
L’administration IEM prend forme. De nouveaux visages étoffent le tableau et de nouvelles têtes occupent des postes importants au sein des Hauts Emplois de l’Etat. Apparemment, l’IEM dispose les ressources humaines nécessaires, pour traduire en actes les Velirano. Le Sehatra Fanaraha-maso ny Fiainam-pirenena (SeFaFi), l’Observatoire de la vie publique, par le biais de son 17ème recueil, fidèle à leur principe, sonna le tocsin sur le risque de déviation vers le favoritisme dans les nominations au sein des ministères. Notons au passage que la bande à Randriamandranto Ralison, lors de la publication de ce 17ème recueil dont la teneur s’apparente à…

Déni de l’Histoire

Publié le vendredi, 22 février 2019
Selon Larousse (Ed. 2015), le terme « déni » signifie, entre autre, « le refus de ce qui est dû à quelqu’un ou à quelque chose ». Le 11 février 2019, une modeste cérémonie officielle de commémoration en présence des membres du Gouvernement dont le Premier ministre Ntsay Christian a été officiée à Ambohijatovo Ambony en la mémoire du colonel Richard Ratsimandrava, Chef de l’Etat et de Gouvernement abattu, sur le lieu-même, le 11 février 1975. Modeste cérémonie, certes, mais les nouveaux tenants du régime dirigé par Rajoelina Andry Nirina voulaient transmettre un message fort et hautement symbolique. Nous avons tous, nous générations d’aujourd’hui…

Pansement en profondeur

Publié le jeudi, 21 février 2019
Déviance. Madagascar, la plus grande des îles des Mascareignes de ce côté de l’océan Indien, erre entre les vagues. Apparemment, parait-il que le navire Madagascar perd le Nord en déviant du cap où il devrait se diriger normalement. Les régimes qui s’étaient succédé au pays, de l’indépendance à nos jours, ont apporté chacun leur lourde part de responsabilité pour en aboutir à une telle déviance. Le dernier régime, celui du HVM, que le pouvoir IEM succéda  « mérite » une note particulière dans cette œuvre de dégradation de la Nation pour une raison que leurs actions érosives ont précipité le pays dans…

Coudées franches.

Publié le mercredi, 20 février 2019
Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En…

Fil infos

  • Antsampanana - 2 poids lourds prennent feu lors de terribles collisions
  • Révision contrats Jirama – Baisse du prix des carburants - Le Président Andry Rajoelina inflexible
  • Elections législatives - Proclamation des résultats de la CENI demain
  • Elections communales - Le mystificateur Ny Rado Rafalimanana de retour
  • Organisation médicale inter-entreprises de Toliara - Détournement d'un milliard d'ariary !
  • Députés officieux en prison - Un casse-tête…pour les citoyens
  • Président Andry Rajoelina - Première rencontre prometteuse avec Angela Merkel
  • Produits forestiers - Des mesures à prendre sur la RN44
  • Législatives - De nombreux nouveaux venus attendus à Tsimbazaza
  • Barea à la Coupe d'Afrique des Nations - 700 millions d'ariary du Président Andry Rajoelina

La Une

Editorial

  • Un siècle de combat
    L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre en cette année son centenaire d’existence. Créée en 1919, sous l’égide du Traité de Versailles (Paris), point d’orgue final de la Grande Guerre de 1914-1918, l’OIT ou l‘ILO (International Labor Organization), militait contre toute atteinte à la dignité de l’homme dans le cadre du travail décent.  Mise sur pied indépendamment de la naissance de la Société des Nations (SDN) raison pour laquelle elle avait pu surgir des décombres de cette ex-ONU, l’OIT n’a de cesse à réclamer durant ce siècle d’existence la justice sociale dans le monde du travail. Elle interpellait et continue à le faire les employeurs pour qu’au juste ces derniers respectent le minimum acceptable. Le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat permanent de l’OIT, travaille d’arrache-pied pour créer un cadre de travail illustrant l’harmonie entre le travail et la dignité de l’homme. Une noble mission que le Bureau persiste et…

A bout portant

AutoDiff