« Tsy mahatoky valera » (doute de sa propre valeur, traduction littérale). Ce n’est qu’ainsi que l’on peut traduire le comportement du Hvm à l’approche des prochaines élections.  Les cravates bleues ont perdu de vue en effet que les tricheries et autres manœuvres déloyales auxquelles ils sont en train de se livrer sont autant d’aveux de faiblesse face à leurs futurs adversaires. C’est la preuve, dans tous les cas, que les caciques du parti au pouvoir sont persuadés que leur candidat naturel à la présidentielle, Hery Rajaonarimampianina (sa candidature est déjà annoncée avec sa vision « Fisandratana 2030 »), ne fera pas le poids s’il affronte ses principaux challengers à la régulière. Car si Hery Rajaonarimampianina n’avait pas une peur bleue de ses adversaires, point n’est besoin pour lui de s’adonner à une campagne électorale avant l’heure. C’est une attitude d’un coureur malhonnête qui, se sachant pertinemment moins rapide que ses concurrents, s’élance  sur la piste avant le top officiel (« mangalatra départ ») juste pour s’assurer quelques longueurs d’avance sur ces derniers. De même, c’est la certitude de ne pas être à la hauteur de ses adversaires qui incite le candidat à sa propre succession à les handicaper  le plus possible, voire à éliminer certains sur le papier. Les lois électorales récemment votées au forceps à l’Assemblée nationale ont été les instruments en ce sens.

Publié dans Politique
mercredi, 04 avril 2018

Fatale répétition

 Les maladresses se multiplient. Les provocations s’intensifient. Et on est en droit de s’interroger « où veulent-ils en venir ces dirigeants aux cravates bleues? » A quoi riment toutes ces saloperies ? A quel dessein ? Le Chef de la représentation diplomatique américain, à l’occasion d’un ultime point de presse, déclarait : « le principal enjeu, du moment, de Madagascar est de briser la dynamique des crises cycliques ». Dans la foulée, le diplomate arrivant au terme de sa mission de trois ans en terre malagasy, martelait  qu’ « on ne peut pas réaliser une vision sans préserver, d’abord, la sécurité et la stabilité ». Robert Yamate, car il s’agit de lui, pointa le pic de la lame en plein dans le mille de la plaie. Visiblement, il quitte le sol malagasy avec un goût d’inachevé, une note d’amertume ! Le Gouvernement malagasy, en signe de satisfaction, lui décerna le diplôme de « Grand Commandeur » de l’Ordre national. Vraiment satisfait, non pas de ce qu’il a fait pour le pays mais tout simplement parce qu’il part ! En fait, les autorités malagasy ne se préoccupaient pas de ce qu’il avait fait mais plutôt de ce qu’il était.

Publié dans Editorial

Pendant que l’attention s’est focalisée sur l’imbroglio autour des lois électorales, l’adoption des lois s’est poursuivie comme si de rien n’était à l’Assemblée Nationale  avant – hier. C’est ainsi que fut adopté, de manière très expéditive, la fameuse loi sur les Zones Economiques Spéciales (Zes). Adoption tenue juste avant la clôture de la session en fin d’après-midi. D’après l’annonce, le Ministère auprès de la Présidence en charge des projets présidentiels, de l’aménagement du territoire et de l’équipement (M2pate), la loi concernant les Zones Économiques Spéciales a été votée par les 63 députés présents à l’Assemblée Nationale de Tsimbazaza. « Cette loi vise l’émergence et la renaissance du  pays » , a souligné le ministre auprès de la Présidence chargé des Projets présidentiels, de l’Aménagement du Territoire et de l’Equipement Ramanantsoa, Benjamina Ramarcel.

Publié dans Politique

D’un scandale à l’autre ! Les membres de l’Assemblée nationale, ceux en cravate bleue en l’occurrence, ne cessent de faire parler d’eux. Pointés du doigt sur des faits de corruption effectués dans le but de l’adoption des lois électorales, les noms de plusieurs parlementaires Hvm ont fait le tour des médias dont celui du président du groupe parlementaire Hvm à Tsimbazaza, Andriarimalala Harijaona alias Jaona Elite. Ce dernier qui a haussé le ton en affirmant qu’il allait porter plainte pour diffamation ceux qui les avaient  « accusés » de corruption et exigeait même des preuves de cette corruption.  Comble du comble. Une vidéo montrant l’élu d’Atsimondrano et ses compères du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara » dans un lieu sombre aux traits de chambre d’hôtel, en train de se partager une grosse somme d’argent n’a pas tardé à faire le tour des réseaux sociaux depuis la matinée d’hier. La même vidéo montre des députés vulgaires et s’exprimant avec des gros mots à profusion. Une vidéo explicite qui constitue, sans aucun doute, une preuve irréfutable pour le Bureau indépendant anti – corruption. En effet, les députés déclarent de manière claire et précise que « ceux qui n’ont pas levé les mains n’auront rien » (Ndlr : ne seront pas payés).

Publié dans Politique

Pari gagné pour l’Organisation internationale du travail (OIT). La sortie de la deuxième promotion baptisée « Taratra » des jeunes, et pas n’importe lesquels puisque d’anciens délinquants qui ont suivi une formation de 3 mois au sein du Centre de formation technique et  professionnelle (Cftp) de la Secren samedi dernier à Antsiranana,  est un tournant marquant la fin du phénomène « Foroches » dans ladite ville. La réinsertion de ces « zaza maditra » dans la société est plus qu’évidente à la grande joie des parents de ces derniers  en particulier et de la population d’Antsiranana en général. Cet exploit puisque c’en est bien un est le fruit de la collaboration entre l’OIT  dirigée par Christian Ntsay  et la Secren ainsi que les autorités de la Région  Diana. Ce projet de réinsertion sociale des « Foroches »  initié et financé  par le BIT (Bureau internationale du travail)  a de ce fait permis de combattre en grande partie l’insécurité qui régnait dans la capitale du Nord dont les conséquences  sur le plan social et économique ne sont plus à présenter. Faut-il rappeler qu’à un moment donné  les touristes étrangers fuyaient cette partie Nord de la Grande île à cause du phénomène « Foroches ».

Publié dans Société

Tous les yeux des férus du ballon rond malgache seront rivés à Dormaa Ahenkro, Ghana, ce samedi 7 avril. En effet, la dernière équipe malgache, les Fosa Juniors FC, engagée pour les barrages de la Coupe de la confédération Afrique de football (CAF) affrontera l’Aduana Stars FC de Ghana ce samedi 7 avril à « Agyeman Badu Stadium » à 15h (heure locale) pour le match aller.  

« On sait que ce ne sera pas facile. On va essayer de faire tout notre possible. On va devoir faire un match de rêve. On sait que la défense peut s'améliorer et progresser, mais l'attaque aussi. Nous sommes tous responsables des phases offensives et défensives. Notre ambition c’est  de continuer jusqu’en phase de groupe. Jouer le match retour à domicile sera à notre avantage surtout avec l’aide du public », annonce un technicien du club.

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Bon nombres de diplômés ont du mal à trouver du travail à la fin de leurs études. Les compétences sont là, mais c’est toujours au niveau de l’expérience qu’ils se font recaler. Face à cette situation, certains décident de se lancer dans la création d’entreprises afin de créer un travail conforme à leurs compétences, à leurs besoins et principalement à leur passion. Tout le monde rêve, en effet, de devenir son propre patron sauf que le parcours pour y arriver n’est pas aussi simple. Avoir une idée ne suffit pas, il faut également chercher des moyens financiers pour pouvoir la développer et la mettre en œuvre. Et le financement de départ demeure aujourd’hui le principal obstacle à la création d’entreprises. « J’ai élaboré mon projet d’entreprise depuis déjà six mois, et c’est au niveau du financement que je rame un peu. Je n’ai pas envie d’avoir recours aux banques pour des prêts, mais je cherche plutôt des partenaires prêts à s’investir autant que moi dans ce projet », explique Riantsoa, une jeune entrepreneure de 27 ans. Contrairement aux autres pays, avoir recours aux services bancaires n’est pas encore ancré dans notre culture. Par peur de ne pas pouvoir rembourser les sommes empruntées ou par manque de confiance vis-à-vis de la réussite du projet ? 

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Scène rocambolesque mardi dernier vers 23h à l’aéroport d’Ivato. Un passeur a préféré abandonner sur le bord de la chaussée le carton qu’il a transporté lorsqu’il a croisé en chemin le véhicule d’une patrouille nocturne de la Gendarmerie. A l’intérieur, il y avait 26 bébés-tortues  « Radiata » dans un passage longeant le secteur du fret. Le supposé trafiquant a alors quitté au pas de course la zone de l’aérogare mais il avait les gendarmes à ses trousses.  Toutefois, il parvenait à  échapper à ses poursuivants en prenant un raccourci à travers les rizières. Selon une source auprès de la Brigade aéroportuaire, les gendarmes ont perdu les traces du fugitif, actuellement recherché. Pour le moment donc, on ignore tout à propos du concerné, encore moins sur la finalité du trafic.

Publié dans Société

« Nous voulons soutenir financièrement le projet de construction d’un dispensaire pour les jeunes femmes. Malheureusement, ce projet est en stand by parce que l’association ne dispose plus le terrain, pour le rugby ce n’est pas un problème mais le plus grave, c’est la santé des jeunes filles. C’est la première fois que cela arrive dans les actions que nous menons. C’est un coup d’arrêt brutal outre l’absence de terrain. Une volonté d’arrêter les jeunes de s’amuser  c’est vraiment le mur de la honte », telle est la première remarque d’Ozanne Jean Baptiste, président de l’association. Cette dernière regroupe les internationaux français, il y a déjà 8ans.

Publié dans Sport

Fruit de la coopération entre le Gouvernement japonais et l’UNICEF. Le Centre de santé de base niveau II (CSB II) de la Commune rurale de Ranopiso, dans le District de Taolagnaro, Région Anosy, fait peau neuve. Sa réhabilitation constitue une aubaine pour la population environnante d’autant plus que l’établissement desserve quelques Communes hormis des 13 Fokontany de Ranopiso. Il s’agit de la Commune rurale d’Ambatoabo située à 30 km au nord,  celle d’Analapatsy à 24 km d’Ankariera et celle d’Ankiliabo située à 8 km. 

Publié dans Société
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Editorial

  • Les incorruptibles
    Brian De Palma, le célèbre réalisateur américain, mit jour en 1987, le légendaire film « The untouchables » et adapté sur l'écran français « Les incorruptibles ». Interprété sur le plateau par des acteurs mythiques tels, entre autres, Kevin Costner, Sean Connery ou Robert De Niro, Andy Garcia, le film rencontra un immense succès à travers le monde. En gros, c'est l'histoire de la traque du…charismatique mafieux « Al Capone » durant les années trente, à Chicago. Pour venir à bout de sa mission, l'agent Eliot Ness (Kevin Costner), dut recourir au service des hommes répondant aux critères  de sa trempe, à savoir, intraitables et surtout  incorruptibles (untouchables).

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