Les députés issus du parti « Tiako i Madagasikara » (Tim), « Miraka amin’i Prezida Andry Rajoelina » (Mapar) et le « Malagasy Miara - mianga» (Mmm) ainsi que quelques députés indépendants (environ 73 députés) se sont donné rendez – vous devant l’Assemblée nationale à Tsimbazaza hier vers 10 heures. Ces parlementaires se sont, par la suite, dirigés à Anosy avant de marcher à pied en direction du siège de la Haute Cour constitutionnelle (Hcc) à Ambohidahy. Suivis de très près par leurs partisans respectifs, ils ont déposé une lettre de réserve auprès de  cette Cour d’Ambohidahy par rapport aux lois électorales qui viennent d’être adoptées à la Chambre basse. Devant l’Institution, les députés ont brandi des pancartes avec la mention  « Aok’izay ny kolikoly » (Stop à la corruption) pour dénoncer les faits de corruption qui entourent cette adoption de lois organiques. Comme il fallait s’y attendre, les éléments des Forces de l’ordre ont répondu présent sur les lieux.  « Les lois ont été adoptées de manière illégale. Nous anticipons la situation pour que la Hcc ne soit induite en erreur », a expliqué le maître Hanitra Razafimanantsoa, du parti Tim.

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Les discussions dans les chaumières et dans les salons tournent encore autour du vote des lois électorales à l’Assemblée nationale. Un exercice effectué mardi dernier et dont l’issue a été en faveur du régime qui a pu passer ses projets de texte sans anicroches, grâce à ses 79 députés. Ces derniers, après avoir été hébergés et nourris pendant trois jours au Paon d’or à Ivato, ont décidé de voter comme un seul homme, chaque article présenté lors de cette session. Avant le début de la séance plénière, les députés de l’opposition et quelques indépendants ont manifesté bruyamment et ont brandi des pancartes demandant la fin de la corruption. En effet, durant le stage bloqué des députés pro-régime, les bruits circulaient qu’une somme de 50 millions Ar sera octroyée à chaque parlementaire. La stratégie adoptée par le régime pour protéger ses députés à savoir contact coupé avec l’extérieur, transport groupé en bus pour rejoindre le Palais de Tsimbazaza le jour du vote, n’a fait qu’augmenter le doute sur l’existence de cette corruption. Et pas plus tard qu’avant-hier, une vidéo tournée en cachette  est diffusée en boucle sur les réseaux sociaux montrant des députés pro-régime discutant de la réussite de leur « coup ». Le démenti apporté par  « l’un des acteurs de ce film » a fait rire sous cape la population.

Maintenant des informations relatives à cette suspicion de corruption arrivent au compte-gouttes.  Une source avance que chaque ministère aurait été sollicité pour apporter sa contribution à hauteur de 225 millions Ar. D’après l’information, c’est un haut responsable auprès de la Présidence qui aurait contacté un à un les ministres, les recommandant de trouver et payer cette somme pour le besoin de la cause. Des ministères se sont exécutés sans murmurer et ont fait des pieds et des mains pour réunir la somme demandée. Certains auraient même abusé de leurs prérogatives administratives pour sommer des demandeurs de leurs services à contribuer. C’est le cas d’un super ministère qui a confié cette tâche ignoble à son directeur général. Celui-ci a fait le tour des clients potentiels et qui ont des dossiers en instance dans le département. Du racket pur digne de la mafia sicilienne. En dépit de cet ordre du haut responsable de la Présidence, un ministre a refusé carrément de participer à la danse macabre. Le numéro un de ce ministère, très fortement représenté aux  quatre coins de l’île et ce jusqu’au fin fond de la brousse, aurait tout simplement rétorqué, qu’il ne versera pas un sou si c’est pour amadouer les députés…

La Rédaction

 

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jeudi, 05 avril 2018

Ceci explique… !

Et les incontournables députés et  sénateurs  roulent, allègrement, pour la quatrième session.  Vas-y donc nos braves élus pour 12 jours supplémentaires, des indemnités et avantages de plus et encore pour des « cadeaux », etc. ! Quelle aubaine mesdames et messieurs les  élus ! Continuez ainsi et laissez le peuple vivre sa misère. Il est clair comme l’eau de roche que les tenants du régime aient nettement fixé leur priorité. Les efforts soutenus et continus pour gagner la bataille contre la pauvreté, le combat sans merci, au quotidien, pour maitriser l’insécurité et la lutte acharnée pour  endiguer la corruption se trouvent, tous, relégués au second, au troisième sinon même au dernier rang. Le choix est fait : la réélection ! Les dirigeants  ne disposent ni le temps nécessaire ni les moyens suffisants pour s’occuper des problèmes du bas peuple. Aucune honte ni le moindre souci des conditions misérables des concitoyens.

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Le directeur de la communication de Fosa Juniors, Ando Harivola, vient d’annoncer  que son équipe logerait à Accra en attendant  une réponse de la part de la Confédération africaine de football (CAF). L’équipe malagasy refuse catégoriquement d’aller jouer le match aller des barrages  contre Aduana Stars FC à Dormaa.  Le règlement de la CAF stipule que « Si la distance entre la Capitale et la ville où doit se dérouler le match est supérieure à 200 km, la fédération hôte devra assurer le transport de la délégation visiteuse par avion. Si cela n'est pas possible, le match sera joué dans la Capitale sauf en cas d’accord entre les deux équipes ». Effectivement, l’équipe malagasy a fait recours auprès de l’instance continentale du football pour réclamer ce qui leur revient de droit vis-à-vis de cette politique politicienne de l’équipe ghanéenne  en vue de la première manche des barrages de la Coupe de la Confédération de la CAF à Dormaa. Les Fosa réclament alors de jouer le match à Kumasi à 400km d’Accra  ou Sunyani (205km de Dormaa Ahenkro). Ce sont les deux villes où il y a des aéroports les plus proches de Dormaa. Pourtant, le District de Sunyani se trouve à 81km de Dormaa tandis que Sumani est situé à 205km soit à 3h51minutes en voiture de Dormaa. Une plainte a donc été deposée auprès de l'instance dirigeante du football du continent contre les Aduana Stars.

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Nés d’une mère malagasy et un père étranger. Ces enfants métisses sont désormais reconnus en tant que Malagasy, après  « 57 ans d’injustice et d’inégalité envers les femmes ». Cette reconnaissance a pu être acquise depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi n°2016/038 du 25 janvier 2017 sur la  nationalité. Depuis le mois de janvier jusqu’à maintenant, quelque 1361 certificats de nationalité malagasy ont été délivrés en faveur de ces enfants, grâce au nouveau code. Avant son adoption, les femmes malagasy épousant des étrangers n’avaient pas la possibilité d’offrir à leurs enfants leur nationalité. Les défenseurs des droits des femmes, les associations et la société civile ont multiplié les manifestations pour dénoncer et combattre cette forme de discrimination. 

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Dans le cadre de la célébration de son 60ème anniversaire, le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) ne veut pas laisser passer cette occasion pour faire la promotion des produits « Vita malagasy ».   « Nous sommes toujours dans l’ombre des produits importés. Pourtant, les industries malagasy ont les compétences nécessaires pour produire des choses défiant toute concurence. Et c’est ce savoir-faire unique que nous voulons promotionner à travers ce 60ème anniversaire », explique Amiraly Hassim, président du comité d’organisation de cette grande célébration. Plusieurs activités seront au programme. Pour les semaines qui viennent, une campagne de vente de produits « Vita malagasy » s’effectuera dans les grandes et les petites surfaces mais également les épiceries afin d’inciter les usagers à consommer des produits  « malagasy ». Le SIM veut toucher le plus grand nombre de personnes pour permettre aux industries malagasy de développer leurs activités.  

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 Le nommé Michel Rahavanolona (26 ans)  né à Sahamasy et  fils de cultivateur meurt sous les coups de couteau de son interlocuteur en début de soirée  le 1er avril à  Ankaramena à Ambalavao.  Ce drame est survenu à la suite d’une zizanie entre les deux hommes. Le présumé tueur répond au nom de Georges Ratsimbazafy demeurant dans le quartier de Mahazoarivo.

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Editorial

  • Banale stratégie… !
    A la Une du journal que vous tenez à la main, il y a une semaine de cela, il a été fait mention « Scission au sein du HVM- Mahafaly et Paul Rabary, candidats à la présidentielle !» (La Vérité du 11 juillet 2018). En vérité, La Vérité de par sa pertinence et sa perspicacité à étaler au grand jour sinon tout haut ce que d’autres susurrent tout bas, n’hésite point à scruter et à dénoncer des « non-dits ». Car « toute Vérité est…bonne à dire ». Dans la réalité des faits, la scission au sein du HVM n’est plus un secret pour tous. Ce « grand » parti aux pieds d’argile vit mal sa croissance et sa…puissance. En effet, une grave crise de croissance bouillonne et mine l’intérieur du parti. Une crise de leadership que le noyau dirigeant de ce parti fondé, à la hâte, par le candidat de substitution  Hery Rajaonarimampianina, ne parvient pas à…

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