Ce n’est plus une menace mais une réalité ! Ces cinq dernières années, la superficie du parc national d’Ankarafantsika mais aussi de la zone de protection diminuent à vue d’œil. La culture sur brûlis et la carbonisation demeurent jusqu’à aujourd’hui les principales causes de cette destruction massive des zones forestières de cette région du pays. En plus, avec une migration accrue des populations venant du Sud du pays, les destructeurs de la réserve sont de plus en plus nombreux.
Il est midi passé ! Aucun nuage à l’horizon  mais un ciel complètement bleu et un soleil  brillant  de mille feux dans le Fokontany d’Ambongamaranitra, Commune d’Andranofasika, sur le chemin de la célèbre destination de vacances, Mahajanga. Namindrantsoa et sa petite famille sont dans la cour de leur petite case faite de bois et de foin. Sa femme est en train de préparer le manioc avec son long couteau tranchant tandis que Namindrantsoa se repose. Cela fera bientôt trois ans qu’il a quitté sa patrie, Ambovombe, pour venir dans le côté Ouest du pays. « Je suis parti pour trouver de quoi vivre. De là où je viens, il n’y a pas d’eau. Aucune culture ne peut s’y développer. Nous mourrions de faim. Puis, quelqu’un de mon entourage m’a dit, qu’ici, à Ambato Boeny, il y a du travail. Donc j’ai quitté mon village pour venir ici. La culture du manioc et du maïs y est en effet plus simple. La terre est plus productrice » explique Namindrantsoa, chef de famille et cultivateur de manioc. Et son cas n’est pas isolé.

Publié dans Dossier

Depuis 2006, la Polyclinique d’Ilafy organise, tout le mois de juin, une circoncision de masse dans la Commune d’Ankadikely-Ilafy, son lieu d’implantation. Samedi dernier, 47 enfants issus de 18 Fokontany d’Ilafy ont été circoncis. Agés d’un à cinq ans, ces petits garçons ont également reçu des friandises et des jouets, outre la prise en charge gratuite. L’opération a été réalisée par une vingtaine de personnels médicaux dont 6 chirurgiens. D’après le docteur Georges Rakotoarison, directeur médical de la Polyclinique d’Ilafy, cet établissement se concentre surtout sur la qualité de la chirurgie. « Bon nombre de parents ne sont pas convaincus par la circoncision collective puisqu’ils ont peur de la qualité de l’opération et sont très exigeants par rapport à l’hygiène et la santé de leurs progénitures. Mais pour nous, notre priorité est la qualité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, le nombre des enfants opérés est limité », avance-t-il. Depuis ces dizaines d’années de partenariat avec ladite Commune, l’établissement hospitalier n’a jamais reçu aucune plainte venant des parents à propos d’une complication médicale ou d’une mauvaise prise en charge des enfants.

Publié dans Société

Samedi dernier, une mère de famille de 52 ans et sa fille de 34 ans ont dû à répondre de leurs actes devant le Parquet d’Anosy. La veille de cela, des limiers du Service central des enquêtes spécialisées et de la lutte contre les fraudes documentaires (SCESLFD), sis à Anosy, les ont arrêtées à Sabotsy-Namehana à la suite de la plainte des parents d’une jeune malagasy qui est partie travailler en Chine. Cette dernière réside donc dans ce pays depuis 2017 en tant que baby-sitter avec un salaire de 1,2 million d’ariary par mois. Dans cette affaire, ce sont les deux femmes sus-mentionnées qui sont ici les présumées passeuses. A propos de la plainte des parents de la victime, elle parle du calvaire total que l’émigrée devait endurer actuellement en Chine. La coupe a tellement débordé que la jeune malagasy a fini par appeler ses géniteurs au téléphone pour leur raconter ses tourments. En réalité, elle s’est sentie trahie par les passeuses par rapport à la teneur initiale du contrat. Car au lieu de travailler comme baby-sitter, ses contacts chinois et malagasy établis en Chine, l’avaient obligée à se marier avec un Chinois. Ils auraient également confisqué son passeport et sa carte d’identité.

Publié dans Politique

A l’issue des résultats provisoires publiés par la CENI samedi dernier, force est d’admettre que les grands partis politiques d’antan ne seront pas représentés à la prochaine législature. La plupart de ceux qui faisaient la pluie et le beau temps dans le paysage politique malagasy depuis l’indépendance en 1960, ou même avant pour d’autres, ont perdu à jamais leur aura auprès des électeurs. Oubliés par la population, ces partis politiques entrent dans le placard de l’histoire de la République malagasy et risquent d’y rester longtemps. La faute incombe entièrement à leurs fondateurs et dirigeants qui, d’un côté,  n’ont pas su inculquer à la base l’idéologie du parti et de l’autre par leurs propres fautes en changeant de costume vestimentaire à chaque régime. Les simples membres fatigués par les grands écarts de leur leader ont préféré déchirer leur carte d’adhésion et assisté impuissamment à l’enterrement de leur parti.
«  Ci-gît », tel pourrait être l’écriteau à mettre sur le placard où se trouvaient les dossiers des partis politiques existants à Madagascar au  ministère l’Intérieur. Et ma foi, ils sont plusieurs à être réduits en silence. A commencer par les trois grands partis créés peu avant ou au lendemain de la déclaration de l’indépendance de Madagascar en 1960.

Publié dans Politique

Une confirmation. Les résultats provisoires des élections législatives du 27 mai proclamées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), samedi dernier, confortent les tendances. Le Président de la République Andry Rajoelina obtient, provisoirement, la majorité absolue à l’Assemblée nationale, en attendant les résultats définitifs que va publier la Haute Cour constitutionnelle dans moins de deux semaines. Les voix obtenues par chacun des candidats à la députation dans les 119 Districts de la Grande île, énumérées par les commissaires électoraux durant près de cinq heures, créditent en effet la coalition présidentielle « Isika rehetra miaraka amin’ny Prezida Andry Rajoelina » de près de 84 sièges au Palais de Tsimbazaza, à l’heure actuelle, sur les 151 qui sont à pourvoir. Les candidats sous la bannière indépendante arrivent en seconde position avec 46 sièges glanés, devançant largement le parti « Tiako i Madagasikara » de l’ancien Président Marc Ravalomanana qui obtient temporairement 16 sièges. Le MATITA, le MDM, le MTS, le RPSD et le GJMP se répartissent les cinq sièges restants. 

Publié dans Politique
dimanche, 16 juin 2019

IRMAR en pole position ?

Nouvelle majorité ! Comme prévu et qu’il fallait s’y attendre, la CENI publiait ce samedi 15 juin sur son site officiel les résultats officiels provisoires des législatives du 27 mai 2019. « Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRMAR), l’ex-IRD, avec 84 sièges remporterait le scrutin. Sauf revirement de la situation opéré du côté de la Haute Cour constitutionnelle (HCC), l’instance finale de décision officielle, une nouvelle majorité portant le dossard de la couleur Orange s’emparerait de l’Assemblée nationale. L’IRMAR, la nouvelle et légitime appellation de la plate-forme présidentielle dominerait, le conditionnel est de rigueur, jusqu’à la confirmation officielle, la nouvelle configuration politique au Palais de Tsimbazaza. Largement en tête selon les résultats affichés par la CENI, le groupement de partis faisant le « même chemin » avec Rajoelina vers la voie du redressement de la Nation survolerait les débats au sein de l’Assemblée nationale. C’est un bon augure pour le jeune Président dans la mesure où le démarrage officiel de l’ensemble du programme d’Etat contenu dans l’IEM qui dépendra du Parlement aura  « feu vert » des élus du peuple. Une majorité confortable et stable au sein du Parlement, via l’Assemblée nationale, épousant les valeurs et principes de l’IEM sera d’une utilité absolue pour le régime en place. Une coudée franche plus qu’utile ! Apparemment, la CENI n’a pas cédé d’un iota aux gestes d’intimidation ou de pression de la part des futurs perdants. Avec 16 sièges provisoires, le parti TIM de l’ancien Président perd tous les espoirs de pouvoir maîtriser le rythme à l’Assemblée nationale.

Publié dans Editorial

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Editorial

  • Intouchables ou impénétrables !
    La réelle volonté d’assainir le régime existe-t-elle vraiment ? La détermination du Président Rajoelina Andry de traduire en actes le Velirano (point XI) est-elle concrètement partagée avec toutes les autorités compétentes notamment celles chargées de traquer les auteurs de malversations financières ou autres ? On a la triste impression que la culture de l’impunité dans le « jardin » de la République serait, le conditionnel est de rigueur, encore et toujours florissante. Tout comme la culture du chanvre dans la grande forêt du Nord où les « cultivateurs » n’ont pas de souci à se faire. L’immunité dont bénéficient les hauts responsables ou les parlementaires du pays devient une sorte de bunker impénétrable.

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