OTIV Tana tient à rassurer ses clients. Les problèmes rencontrés par l’institution de microfinances, OTIV Boeny, commencent à avoir des répercussions sur les activités des autres OTIV (« Ombana Tahiry Ifampisamborana Vola » ou épargne mutuelle), plus particulièrement pour l’OTIV Tana présent dans les Régions de Boeny et de Betsiboka depuis 2015. « Les gens ont tendance à confondre l’OTIV Boeny avec l’OTIV Tana Boeny. En effet, nous avons à peu près le même nom, le même logo mais il n’y a aucun rapport. Au début, dans le cadre de la mise en place des institutions de microfinances, le Gouvernement a reçu un appui de la part de la Banque mondiale. Mais c’est à Toamasina que la première OTIV a vu le jour. Vu son succès, le concept s’est vite répandu dans différentes Régions pour arriver à Antananarivo en 1997. Puis, en 2001, l’OTIV Tana a reçu son agrément, et a donc continué toute seule sa route mais avec le même nom », explique le directeur  d’exploitation et de développement de l’OTIV Tana, Andrianjaka Andrianomenjanahary, la semaine dernière, à l’occasion d’un forum dédié aux entrepreneurs qui s’est tenu à Mahajanga, dans la Région de Boeny.  Ainsi, les deux institutions sont complètement indépendantes. C’est pourquoi, l’OTIV Tana a sa propre filiale dans la Région de Boeny. « Nos clients n’ont donc rien à craindre face à la délicate situation par laquelle passe actuellement notre égal, étant donné qu’ils ne sont aucunement concernés », rajoute-t-il.

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Aucun quartier spécial, faute d’infrastructures. Une vingtaine de mineurs sont actuellement incarcérés au sein de la prison de Nosy Be. Ils font partie des 320 détenus enregistrés auprès de cet établissement pénitentiaire. « Les normes internationales disent qu’il faut séparer les adultes des enfants, mais dans la plupart des prisons à Madagascar, ce n’est pas le cas, notamment à Nosy Be, où la prison enregistre le plus d’enfants détenus dans la même cellule avec les adultes. Heureusement qu’ils ont leur propre dortoir », s’exprime Nicolette Moodie, chef de la section Protection de l’enfant au sein de l’UNICEF. « On s’inquiète surtout pour les mauvaises influences de ces adultes, des criminels notoires qui entourent les jeunes. Peut-être qu’il y a aussi des risques de violence envers les jeunes dans un tel lieu. On espère qu’il y ait assez d’encadrement un jour afin qu’ils soient mieux protégés », ajoute cette responsable. Gaëlle Morason, chef d’établissement par intérim et non moins éducatrice spécialisée d’administration pénitentiaire, confirme les doutes de la responsable de l’UNICEF. « La surveillance pose souvent des problèmes puisqu’il se peut que les mineurs fréquentent les adultes, lesquels pourraient leur donner des mauvais conseils. Comme issue, elle avance le projet de construction d’un quartier annexe, actuellement en cours d’élaboration, dans le quartier de Fascene. Ce projet résulte de la collaboration avec une ressortissante italienne établie sur place.

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Mahajanga a accueilli, hier, la première série d’une large consultation en vue de la réforme du Code de la Communication médiatisée lancée à l’initiative du ministère de la Communication et de la Culture. Une quarantaine de journalistes issus des Régions du Boeny, Betsiboka et de Sofia ont participé à cette première consultation qui a également vu la présence du directeur général de la Communication du MCC, du directeur des affaires juridiques du MCC, du vice-président OJM Mahajanga, des responsables des directions régionaux de Boeny, Betsiboka et Sofia ainsi que de la municipalité de la ville. La réforme du Code de la communication est un élément du contrat-programme de la ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongarivo, qui consiste à présenter au Parlement une nouvelle loi élaborée de manière participative et consensuelle par les parties prenantes de la communication en tenant compte des desiderata des acteurs et des nouvelles réalités du secteur, notamment l’échéance sur le basculement vers la Télévision numérique terrestre ou TNT, tout en protégeant les acquis de l’avant-projet de code consensuellement validé en 2015.

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Ces derniers temps, un business consistant à vendre des packs de voyage en groupe (incluant les frais d’avion, l’hébergement, une partie de la restauration et des activités ludiques) vers des destinations telles que Dubaï et les Etats-Unis, a le vent en poupe. Plusieurs agences qui se sont spécialisées dans la formule font leur publicité sur la toile et jusqu’ici, ce ne sont que des échos favorables qui inondent les réseaux sociaux. Il y a cependant un fait inquiétant. L’on apprend de source avisée que J.W.R, un jeune homme qui a déjà roulé dans la farine des milliers de gens il y a quelques années à Madagascar en leur vendant ce qui se révèlera être finalement du…vent, s’est invité dans la filière à travers une agence dénommée S.V. L’individu en question s’est d’abord illustré avec une première société -  qui a été liquidée depuis  -  ayant commercialisé un gadget censé assurer l’équilibre et le bien-être du porteur. Racolés par une publicité tapageuse, ceux qui y croyaient (et ils étaient nombreux) se sont précipités dans les pharmacies dites « agréées » lesquelles semblaient aussi être tombées dans le panneau. C’est ce qui, d’ailleurs, a crédibilisé la tromperie aux yeux de la population.
Il se trouve pourtant que, quelques mois auparavant, le gadget en question avait déjà été qualifié dans de nombreux pays d’ « arnaque du siècle », en n’étant qu’un vulgaire bout de silicone. Dans certains de ces pays, l’entreprise fabricante a été condamnée à de lourdes peines pour publicité mensongère, ainsi qu’au remboursement des millions victimes de la supercherie, le tout assorti d’une obligation d’excuse publique à l’égard de ces dernières. A Madagascar, les clients trompés, de peur sans doute d’être ridicules aux yeux du public, se sont contentés d’avaler la couleuvre sans engager la moindre action en justice.

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mardi, 18 juin 2019

Quid de l’immunité !

Les services de la Police firent parvenir, pour tout public, un alarmant communiqué selon quoi l’ancienne députée élue dans la Circonscription d’Antsirabe II de la législature précédente fait l’objet d’un avis de recherche depuis le 9 avril 2019. L’ex-parlementaire en cavale, réputée proche ou très proche du régime HVM, est accusée d’abus de confiance et d’escroquerie. Délits lourdement punis par la loi ! L’affaire remontait quelques années auparavant. Mais par la magie … noire du concept de l’immunité parlementaire, elle réussit à se faufiler entre les mailles des autorités compétentes. A elle seule, l’ex-députée d’Antsirabe II, Nirina Ravelohanitra car il s’agit précisément d’elle, illustre en grandeur nature les failles du régime de Rajaonarimampianina et remet sur le tapis, pour la énième fois, le débat sur la pertinence de l’ « immunité », ce privilège délétère accordé, entre autres, aux élus du Parlement. En effet, élue lors des législatives de 2013 sous l’étendard du parti Vert, Nirina Ravelohanitra changeait de camp en optant le chemin du pouvoir et ce pour grossir les rangs des semblants-députés HVM, le parti d’Etat, à l’Assemblée nationale. D’abord, la parlementaire foulait aux pieds le principe du « mandat impératif ».

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Editorial

  • Intouchables ou impénétrables !
    La réelle volonté d’assainir le régime existe-t-elle vraiment ? La détermination du Président Rajoelina Andry de traduire en actes le Velirano (point XI) est-elle concrètement partagée avec toutes les autorités compétentes notamment celles chargées de traquer les auteurs de malversations financières ou autres ? On a la triste impression que la culture de l’impunité dans le « jardin » de la République serait, le conditionnel est de rigueur, encore et toujours florissante. Tout comme la culture du chanvre dans la grande forêt du Nord où les « cultivateurs » n’ont pas de souci à se faire. L’immunité dont bénéficient les hauts responsables ou les parlementaires du pays devient une sorte de bunker impénétrable.

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