Publié dans Culture

Tournée - La compagnie « Le Désert en Ville » explore Madagascar

Publié le lundi, 18 août 2025
La compagnie « Le Désert en Ville », basée en France, en pleine création du spectacle « L’enveillée », un acte théâtral, poétique et chanté autour de la mort La compagnie « Le Désert en Ville », basée en France, en pleine création du spectacle « L’enveillée », un acte théâtral, poétique et chanté autour de la mort

Depuis plusieurs semaines, la compagnie française « Le Désert En Ville » se présente à Madagascar avec subtilité, intégrant les traditions ancestrales et les inspirations modernes dans un voyage artistique riche en émotions. Actuellement en résidence dans les Hautes terres, puis dans les Régions d’Androy et de Toliara, la troupe s’imprègne pleinement de la diversité culturelle malagasy pour alimenter un projet qui se veut profondément humain. Au fil de cette immersion, la compagnie découvre entre autres le « famadihana », une cérémonie de retournement des morts qui incarne la puissante connexion entre les vivants et leurs ancêtres. Elle s’intéresse également au chant traditionnel « Beko », souvent associé aux rites funéraires, ainsi qu’au « Sarandra », un chant choral funéraire.

Ces rencontres témoignent d’une immersion profonde dans les expressions symboliques liées au cycle de vie et à la mort. L’initiative dépasse une simple démarche documentaire et devient une expérience humaine authentique, marquée par une rencontre avec la mémoire collective et la spiritualité de l’île. « Le Désert En Ville » cherche à capturer ces traditions pour les réinterpréter en proposant un dialogue harmonieux entre le passé et le présent, fondé sur le respect et le partage des cultures.

Le 22 août prochain, à l’Institut français de Madagascar (IFM), un moment privilégié d’échange et de réflexion avec le public malagasy est prévu. Cette étape s’inscrit dans le cadre de la préparation du spectacle « L’Enveillée », une création théâtrale et musicale, où poésie et émotion se conjuguent autour du thème universel de la mort. L’œuvre ambitionne d’entrelacer rites anciens et expression contemporaine pour créer une expérience artistique poignante destinée à toucher profondément les spectateurs. La première de « L’Enveillée » est annoncée pour mars 2026 en France, dans un contexte où les questions de mémoire, de perte et de rituels funéraires trouvent une résonance universelle.

La tournée malagasy devient bien plus qu’un simple voyage artistique car celle-ci s’affirme comme un pont entre de nombreuses cultures, offrant une réflexion intime où le patrimoine devient une source de dialogue et d’émotion. En fusionnant les traditions malagasy avec une approche contemporaine, « Le Désert En Ville » propose une expérience artistique unique, invitant à méditer sur notre rapport à la mort, à la mémoire et à la transmission. Ce projet empreint de sens et d’humanité promet une œuvre intense et singulière, véritable ode à la richesse des rites ancestraux.

Si.R

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff