Publié dans Dossier

Association Fitia - Plus de 3 milliards d’ariary offerts par la Norvège

Publié le vendredi, 06 mars 2020

874 316 dollars américains, soit plus de 3 milliards d’ariary. Dans le cadre d’un projet norvégien intitulé « Prévention et réponse aux violences sexuelles basées sur le genre à Madagascar », cette somme  a été mise à la disposition de l’association Fitia par le royaume de Norvège. « La lutte contre la VBG doit être menée avec une approche holistique et je suis convaincu que ce renforcement de la résilience des femmes, des adolescentes, des jeunes filles et des survivantes de violences sexuelles basées sur le genre y contribuera, a souligné Andreas Danevad, ministre-conseiller au sein du bureau de l’ambassade royale de Norvège, lors de la cérémonie officielle de lancement qui s’est tenue hier au Novotel, Ivato. Il s’agit d’un projet couvrant 4 Régions, à savoir Atsimo-Andrefana, Analamanga, Androy et Vatovavy- Fitovinany, s’étendant de décembre 2019 au décembre 2021 et qui est axé prioritairement sur la mise en place du dispositif juridique et communautaire, l’information et l’accès aux services de qualité, le suivi et la coordination.
Ce projet mis en œuvre par l’association Fitia implique également d’autres acteurs, à savoir le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF), le ministère de la Justice, le ministère de la Sécurité publique, le ministère de la Santé publique, le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique et professionnelle, ainsi que des organisations de la société civile.
 « Nous nous attendons à avoir 11 500 femmes qui vont bénéficier de prises en charge complètes, et 270 qui seront appuyées avec accompagnement pour des activités génératrices de revenus. Il y aura également la mise en place d’un mécanisme pour le suivi et l’évaluation. En mettant en œuvre ce projet, nous contribuerons à l’atteinte de l’objectif de développement n° 5 qui est de parvenir à l’égalité des sexes, autonomiser toutes les femmes, éliminer la violence basée sur le genre et les pratiques néfastes ». Des informations ont été bien mises en évidence au cours de la présentation du projet.  Les principaux bénéficiaires constituent les survivants des violences sexuelles basées sur le genre, les jeunes de 10 à 14 ans et de 15 à 24 ans, les femmes en âge de procréer âgées de 15 à 49 ans, les femmes en dehors de l’âge de procréer, mais aussi les hommes et les garçons de tout âge.
Pour l’association Fitia, des progrès relatifs à cette lutte ont déjà été réalisés par les nombreuses entités, à savoir la Police et la Gendarmerie nationale, le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF),  le ministère de la  Justice ainsi tous les groupements et Organisations de la société civile (OSC).  « Nous avons apporté aux Brigades féminines de proximité de Tana et de Tuléar la logistique nécessaire pour leur bon fonctionnement. Par ailleurs, l’ouverture des autres BFP dans les commissariats centraux de l’île est effective et ces brigades ne tarderont pas à être opérationnelles. Nous avons également commencé la campagne de sensibilisation se rapportant aux droits des enfants, à la prévention contre les mariages précoces et au référencement en cas de violence, dans les écoles et les lycées publics. Avec le ministère de la Justice, nous avons mis en place une chaîne pénale spécialisée traitant les cas de VBG. Nous avons plaidoyé auprès des parlementaires pour soutenir le projet de loi relatif aux violences basées sur le genre. Cette loi est à présent promulguée. (…) J’ai pris l’initiative d’ouvrir un Centre spécialisé pilote dans la lutte contre les VBG pour assurer la prise en charge des victimes. Nous l’avons inauguré lors de la Journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes, également appelée Journée orange, le 25 novembre dernier. (…) Au sein dudit centre, il existe également des formations adaptées pour aider les victimes et les personnes fragiles afin de faciliter leur réinsertion dans la société et dans le monde du travail et pour qu’elles soient capables de se reconstruire avec assurance (…). Toujours avec nos collaborateurs, nous restons vigilants à l’écoute et agissons par rapport aux cas signalés. Notamment, ces derniers temps, bon nombre de cas nous ont été adressés ou indiqués via les réseaux sociaux. Et enfin, sur le plan international, comme à Oslo, nous avons exposé également la situation de la lutte contre les VBG à Madagascar, lors des conférences au Niger et au Japon », avance la Première dame Mialy Rajoelina, présidente de l’association Fitia dans son discours, hier au Novotel, Ivandry. 
K.R.


Les droits en matière de santé sexuelle et reproductive ne sont respectés à Madagascar. Le non accès des femmes aux décisions sur la santé, la fécondité trop élevée des adolescentes, la mortalité maternelle élevée constituent des points qui méritent d’être abordés. En matière de planification familiale, une femme sur cinq en âge de procréer présente des besoins non satisfaits, ce qui représente environ 1 million de femmes qui ne veulent pas tomber enceinte mais qui n’utilisent pas de méthode contraceptive. La prévalence des violences sexuelles et celles basées sur le genre est élevée à Madagascar. Environ une femme sur trois est victime de violence physique, une femme sur trois endure la violence psychologique, une femme sur sept est victime de violences sexuelles. Le taux de mariage précoce est aussi parmi les plus élevés au monde, sachant que Madagascar se place au 14ème rang au niveau mondial avec environ deux filles sur 5 mariées avant l’âge de 18 ans.

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  • Cause toujours !
    Palabre par-ci ! Causerie par-là ! Décidément en face, de l’autre côté de la rive, on n’en finit pas de jacasser, de caqueter ou de papoter. De la cacophonie ! De l’énervement superficiel ! D’un semblant de colère d’un juste ! En réalité, on a la peur bleue d’être fauché à … jamais.Ravalomanana Marc en binôme avec Rivo Rakotovao s’agitent. Si le premier fut un ancien Chef d’Etat plutôt un président déchu, le second un futur ex-président d’institution. Entourés d’une cohorte de rapaces avides de proies faciles, ils font du bruit, du tapage inutile. Le tout donc dans un ensemble factice portant l’étiquette d’opposition. A Madagasikara, il n’existe pas d’opposition à proprement parler. On n’a que des ex de ceci ou d’anciens de cela ou encore des ratés qui gesticulent dans un but inavoué de récupérer, d’une manière ou d’une autre, quelque chose qui a échappé à la prise. Inaptes…

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