Publié dans Economie

Entrepreneuriat - Les femmes opératrices économiques intègrent la Fédération du COMESA

Publié le mardi, 11 mai 2021


Madagascar vient d’intégrer hier le « COMESA Federation of Women in Business » (COMFWB). Il s’agit donc du lancement officiel de la branche malagasy du COMFWB effectué par le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, en collaboration avec les gentes féminins composant l’ensemble des opérateurs économiques de la Grande île. « Le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) a mandaté le COMFWB pour promouvoir l'amélioration des conditions économiques des femmes dans les États membres afin qu'elles participent pleinement et en toute légalité au développement de leur économie nationale, mais aussi en reconnaissance du fait que l'intégration économique régionale ne pourra être réalisée si les femmes opératrices économiques n’y participent pas », explique Fanja Razakaboana, présidente de la plateforme dans le pays.

L’objectif de cette plateforme est donc de promouvoir le réseautage ainsi que les projets ou programmes qui intègrent toutes les femmes entrepreneures dans les activités commerciales et de développement en Afrique orientale et australe. Les femmes jouent un rôle essentiel dans le développement des économies africaines. Pourtant, les femmes entrepreneures existantes et potentielles continuent de faire face aux obstacles sexo-spécifiques, notamment l’accès limité aux informations et aux opportunités de réseautage, le niveau inférieur de l’éducation et de la formation sur le commerce, les droits de propriété faibles qui les privent d’actifs en garantie et tangibles, les obstacles juridiques qui entravent leurs activités économiques, ainsi que les barrières culturelles qui les empêchent de prospérer en tant qu’entrepreneures.

Marché africain

Les femmes ont ainsi des difficultés à accéder aux services financiers et non financiers. Par conséquent, la taille et la croissance de leurs entreprises en souffrent. La plateforme donnera aux femmes l’occasion de présenter leurs produits et de se connecter à un marché de plusieurs millions de personnes à travers l’Afrique, en plus de tirer parti des opportunités d’apprentissage et de mentorat entre pairs dans le cadre d’une communauté dynamique d’entrepreneures en ligne. Cet organisme se concentre ainsi sur la sensibilisation et du renforcement de la visibilité des activités de ces femmes entrepreneures malagasy au niveau régional, tout en identifiant les besoins de ces dernières afin de développer leurs activités sur les marchés d’envergure.

« Il existe près de 13 millions de petites et moyennes entreprises formelles et informelles dont une ou plusieurs femmes en sont les propriétaires. Pourtant, seulement 16 à 20 % des femmes entrepreneures peuvent accéder à un financement à long terme auprès des institutions financières formelles pour développer leur entreprise. Nous tâcherons d’améliorer cette situation à travers la promotion des action du COMFWB Madagascar », rajoute la présidente de la branche malagasy. Les associations légalement constituées qui souhaitent élargir leur horizon sont donc invitées à rejoindre le COMFWB Madagascar Chapter afin de bénéficier des opportunités qu’offre le marché de la Région, mais aussi de bénéficier des avantages du réseau.

Harry Rakotobe

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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