Publié dans Economie

Sécheresse à Fianarantsoa - Des pluies provoquées pour trois jours

Publié le jeudi, 11 novembre 2021


La situation se répète. De longues queues auprès des bornes-fontaines. Des coupures d’eau à n’en plus finir. Les camions citernes font des allers-retours. Comme l’année dernière, presque à la même période, la ville de Fianarantsoa se retrouve une fois de plus privée d’eau. Depuis plusieurs jours, pour ne pas dire des semaines, les abonnés de la Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) de cette ville souffrent de la raréfaction de l’eau. Le lac d’Antarabiby, principale source d’eau potable de la Région, est complètement asséché. Face à ce problème, la JIRAMA en collaboration avec le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène et la Direction générale de la Météorologie, ont prévu de faire recours aux pluies provoquées pour les trois prochains jours. « Face au tarissement du lac d’Antarabiby, nous avons déployé diverses solutions pour limiter les impacts sur la population. Cinq camions citernes d’une capacité respective de 80 m3 ont été envoyés pour assurer l’approvisionnement en eau de la Région. Avec la JIRAMA, nous avons également installé 25 bonbonnes d’eau dans les différents quartiers de la ville. Ces solutions sont encore loin d’être suffisantes, d’où le recours aux pluies provoquées », explique Ladislas Adrien Rakotondrazaka, ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, hier à l’aéroport international d’Antananarivo. « Etant donné que les solutions mises en place n’ont pas permis de combler le gap de 2 500 m3, si en temps normal la production atteint les 10 000 m3, les pluies provoquées sont la solution la plus évidente. Cette mesure a notamment été étudiée avec la Direction générale de la Météorologie depuis le mois d’août. Ce n’est que maintenant que toutes les conditions requises sont donc réunies », renchérit Rivo Radanielina, directeur général par intérim de la JIRAMA.
Ces pluies provoquées ont donc commencé hier, et continueront aujourd’hui et demain. « Ce qui est sûr, c’est qu’après le lancement des procédures, les pluies tomberont sur Fianarantsoa. Toutefois, nous ne pouvons pas définir leur quantité. De plus, nous ne pouvons pas prévoir si ces pluies suffiront à remplir le lac d’Antarabiby. Dans tous les cas, la période des fortes pluies ne devrait plus tarder », détaille Tatiana Andry Harivelo, directrice du service des recherches hydrométéorologiques.
Cependant, les pluies provoquées ne sont qu’une solution à court terme. Sur le long terme, d’autres infrastructures sont déjà en cours de réalisation dans l’objectif de purifier l’eau d’Ankidona, entres autres à travers la construction d’un barrage au niveau de la rivière de Matsiatra. « Toutes ces réalisations sont indissociables de la préservation de notre environnement. Nous ne pouvons pas accuser incessamment le changement climatique, nous avons également notre part de responsabilité », rappelle le ministre. A noter que Fianarantsoa ne sera pas la seule à bénéficier de ce renforcement d’infrastructures, sachant qu’un budget de 5 milliards d’ariary y sera dédié. Pour le cas d’Antananarivo par exemple, plus d’une vingtaine de quartiers subissent encore des problèmes d’approvisionnement en eau à l’heure actuelle. Cependant, l’éventualité de faire recours aux pluies provoquées pour la Capitale est encore en cours d’étude. 
Rova Randria

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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