Publié dans Economie

Energie - L’électrification reste un luxe en milieu rural

Publié le dimanche, 13 février 2022



L’intégration des énergies renouvelables dans les systèmes électriques devient incontournable avec les lacunes avérées récemment sur les énergies fossiles.  La cérémonie de remise officielle des matériels et équipements pour l'électrification solaire domestique et communautaire dans le District de Nosy Be, Région de Diana en fin de semaine dernière, entre ainsi dans ce cadre de la promotion de l’électrification durable en milieu rural. Pour ce faire, 90 ménages d'Ampasimpohy et 61 d'Antafondro ont pu bénéficier de matériels solaires afin d'éclaircir leurs foyers et villages. A rappeler que cette donation s'est réalisée grâce à la coopération entre le Programme des Nations unies pour le développement et le ministère de l’Energie et de l’Hydrocarbure par l'intermédiaire du Programme national barefoot college ou PNBC initié par le WWF qui a pour objectif d’électrifier un demi-million de ménages d’ici 2030. Seulement 15 % des habitants sont raccordés à un réseau électrique. Ce taux atteint 58 % en milieu urbain pour chuter à 4,7 % en milieu rural, qui concentre pourtant 70 % de la population du pays. Dans une tentative d’amélioration de ces statistiques, le PNBC a ainsi mis en place le centre solaire d’Ambatolampy qui s’adresse particulièrement à la formation en technologie solaire à des femmes d’âge mur et qui n’ont pas ou peu d’éducation scolaire. « L’idée est de favoriser leur émancipation et leur autonomie. Auparavant, pour se former et devenir des ingénieurs solaires attitrés, ces femmes devaient partir en Inde pour une durée de cinq mois. Une situation qui limitait le nombre de participantes à cause de l’éloignement et du budget. A présent, ces ingénieurs solaires formés au pays sont à même de partager leur expérience pour améliorer le taux d’électrification dans les zones les plus reculées », selon les initiateurs du programme. Ce dernier a été mis en œuvre par le MEH pour aider des femmes issues du monde rural à bénéficier de formation sur la fabrication, le montage, l'installation, l'utilisation, la maintenance et la réparation de système solaire. Le PNUD, par la suite, a donné une suite favorable à la demande d'appui du ministère pour la mise en œuvre de ce programme. Le PNBC répond justement à la Politique générale de l'Etat (PGE) émanant de l'Initiative pour l'Emergence de Madagascar du Président de la République, qui parmi ses axes d'action, l'on cite le développement de l'accès à l'électricité au plus grand nombre de la population malagasy à un prix socialement acceptable. La plupart des Malagasy conçoivent le recours à la source d’énergie solaire comme étant une alternative coûteuse. L’usage des panneaux solaires est pourtant primordial pour échapper aux problèmes persistants de l’approvisionnement en électricité. Cependant, les observations recueillies par les techniciens de ce programme du barefoot, près de 60% des ménages bénéficiaires ont déclaré avoir fait des économies en adoptant ce procédé.
Hary Rakoto

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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