Publié dans Economie

Energie - Le projet Volobe patiente dans les starting-blocks

Publié le mercredi, 05 octobre 2022


Retard cumulé. Le projet Volobe amont est en gestation depuis près de 6 ans. Et l’attente va encore être longue parce qu’on n’arrive toujours pas à décider des dates de démarrage des travaux de construction du barrage hydraulique. Les phases de négociation et de préparation prennent plus de temps que prévu. Et la propagation de la pandémie à Madagascar n’a pas du tout amélioré les choses, il y a deux ans. Six ans de développement pour un projet d’aménagement hydroélectrique comme Volobe amont concerne plusieurs paramètres dont les études techniques, hydrologique, géotechnique, socio-économique ou encore le dialogue avec les communautés hôtes. Raison pour laquelle, parallèlement à la gestion de cette attente de concrétisation des travaux de construction, le consortium en charge du projet continue à miser sur l’éducation de qualité et la valorisation des compétences. Ainsi, depuis l’année dernière, au total près de 300 élèves des établissements scolaires des Communes de la zone de Volobe à savoir, Fanandrana, Ambodilazana,
Satrandroy et Ifito sont pris en charge. Face aux difficultés quotidiennes, ces élèves ont réussi et arrivent à acquérir des compétences aussi performantes que celles de leurs pairs en ville. Ces actions sociales sont toujours réalisées en partenariat avec la Direction régionale de l’éducation nationale Atsinanana et la CISCO de Toamasina II.
Impacts
« Il n’est plus nécessaire de réitérer que l’installation d’une centrale hydroélectrique demande la disponibilité des ressources humaines qualifiées. Une des conditions vitales non seulement pour la phase de développement mais aussi pour la construction et l’exploitation. Nous sommes convaincus que miser sur le capital humain contribue largement à l’efficacité et la durabilité d’un projet comme Volobe amont. C’est un investissement légitime et positivement impactant », explique Enick Razafindrakoto, directeur de la communication de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV). En plus du volet social, il est à rappeler que le projet Volobe amont est en mesure d’assurer l’équilibre financier et opérationnel de la JIRAMA et ce par l’augmentation de l’accès à l’électricité fiable, verte et avec un coût compétitif. Il apporte aussi 25% de l’objectif cible de production électrique, soit 120MW sur les 400MW. Mais pour l’instant, force est de constater que les deux ans de retard cumulés jusqu’à présent, qui équivalent presque à la moitié du coût des investissements de départ soit un peu plus 200 millions de dollars, n’ont pour effet que de plomber le projet en entier. Dans tous les cas, la CGHV reste optimiste quant à l’opérationnalité du barrage à partir de 2023. « Nous sommes confiants en l’engagement du Gouvernement pour concrétiser ce projet. Grâce aux valeurs ajoutées économiques de ce projet, toutes les parties prenantes clés ont témoigné leurs engagements de le supporter. Par conséquent, notre plus grand souhait est de livrer les premiers kWh dans les meilleurs délais une fois la signature des contrats avec la JIRAMA », expliquent les responsables de la CGHV.

Hary Rakoto



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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