Publié dans Economie

Relance du tourisme - Le secteur se plaint de l’état des routes

Publié le jeudi, 30 mars 2023

Dans le cadre de la relance du secteur touristique, une délégation de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) emmenée par Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration, a rencontré le ministre des Transports et de la Météorologie, Valéry Ramonjavelo, afin de discuter ensemble des problématiques afférentes à l’offre de transports et l’accessibilité, notamment en ce qui concerne le développement des dessertes aériennes internationales et domestiques, l'amélioration de l'accueil des croisières, ainsi que l’urgence de la réhabilitation des routes nationales et les voies d’accès aux zones touristiques.

Les touristes se déplacent vers une destination, la visitent et en reviennent en utilisant les moyens de transport à leur disposition. Les modalités de ces déplacements peuvent varier mais le transport est toujours une partie intégrale et un élément-clé de l’expérience touristique. Il représente très souvent la principale dépense qu’auront à effectuer les touristes et il est même parfois au cœur de l’expérience touristique. Une amélioration sur le volet transport représente ainsi une importance capitale pour l’attrait touristique du pays en plus de ses sites de renom ou encore l’endémicité de ses faunes et flores. Les touristes s’attendent évidemment à un transport sécuritaire, abordable, fiable, efficace et, de plus en plus, un transport dont l’empreinte écologique est limitée. Si l’une ou l’autre de ces facettes du transport les déçoit, cela risque d’affecter la perception globale de leur voyage. 

Handicap 

« Malgré les avantages que procure notre localité, comme le calme et la quiétude des lieux, nous avons toujours du mal à attirer les voyageurs dès lors qu’on leur annonce des heures de voyage sur des routes secondaires. L’état de la route est devenu notre premier handicap », déplore un hôtelier de Manambato qui a dû investir dans des véhicules tout terrain pour faire la navette entre son site et la Commune urbaine de Brickaville pour les visiteurs les plus exigeants. Ce sont plusieurs facteurs qui contribuent à cette dégradation et à cet état précaire. A la vétusté des routes et l’absence d’entretien s’ajoutent les conséquences des catastrophes naturelles comme les cyclones et les inondations. En saison des pluies, certaines routes en piteux état sont inaccessibles, même en 4×4. Les projets de réhabilitation doivent ainsi faire partie des priorités des autorités. Raison pour laquelle, lors de la visite de la CTM dans les locaux du ministère, le ministre a été à l’écoute et réceptif quant aux préoccupations du secteur privé. Il s'est engagé ainsi à prendre les devants, afin d’aider les opérateurs touristiques pour le développement du secteur tourisme. Dans ce sens, il prône surtout la cohésion entre tous les acteurs concernés. Ainsi, la CTM et le ministre Valéry Ramonjavelo se rejoignent sur l’importance de la mise en place d’une collaboration forte et pérenne entre toutes les parties prenantes, engagées pour la relance du tourisme malagasy. L’innovation et la qualité de l’expérience touristique offerte aux visiteurs sont également à mettre en avant pour atteindre cet objectif commun.

 

La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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