Publié dans Economie

Partenariat public-public  - Mise en place d’une gestion inclusive du secteur aurifère

Publié le vendredi, 11 août 2023

Dans une démarche visant à améliorer l'optimisation et la valorisation économique et sociale du secteur aurifère à Madagascar, le ministère en charge des Mines et la Banque centrale de Madagascar (BFM) ont récemment concrétisé leur engagement en signant, hier, une convention de partenariat approfondi. Cette initiative vise à consolider les actions, opérations et responsabilités respectives des deux entités dans ce domaine stratégique. La nouvelle convention établit de manière globale les devoirs, prérogatives et responsabilités qui viennent compléter les dispositions déjà définies dans leurs statuts respectifs. 

En définissant les procédures que chaque partie devra mettre en œuvre, superviser et administrer auprès des acteurs impliqués dans l'industrie de l’or malagasy, cette collaboration entend renforcer les mécanismes de contrôle et de gestion pour assurer une exploitation responsable et durable de cette ressource précieuse. Conformément à cette convention, il a été décidé que l'exploitation aurifère sera placée exclusivement sous la tutelle du ministère, couvrant ainsi l'ensemble de la chaîne, de l'amont à l'aval. La gestion des aspects économiques dérivés, ainsi que tout ce qui concerne les produits dérivés issus de l'industrie aurifère malagasy, relève en revanche de la compétence de la Banque centrale. Cette orientation stratégique permettra de mieux encadrer les flux financiers associés à l'industrie aurifère, tout en assurant une utilisation judicieuse des produits dérivés pour soutenir le développement économique et social du pays.

Stabilité monétaire

Par ailleurs, cette collaboration renforcée trouve également sa pertinence dans le contexte de l'or monétaire malagasy. L'or a depuis longtemps été perçu comme une réserve de valeur et un instrument monétaire dans de nombreuses cultures. En tant que pays doté de ressources aurifères significatives, Madagascar a l'opportunité de développer une stratégie d'utilisation de l'or comme réserve de valeur nationale, contribuant ainsi à la stabilité économique et monétaire du pays. La convention récemment signée offre un cadre propice à la réflexion et à l'élaboration de telles initiatives, en alignant les intérêts du Gouvernement et ceux de la Banque centrale pour maximiser les avantages de cette ressource précieuse. 

En conclusion, la collaboration renforcée entre le ministère des Mines et la Banque centrale de Madagascar témoigne de l'engagement du pays à gérer de manière responsable et durable le secteur aurifère. En établissant des rôles et des responsabilités clairs, et en renforçant les mécanismes de contrôle et de gestion, la Grande île se positionne pour tirer le meilleur parti de ses ressources aurifères, dans le respect des normes environnementales et sociales. En parallèle, la réflexion autour de l'or monétaire malagasy offre des perspectives prometteuses pour soutenir la stabilité économique et monétaire du pays, renforçant ainsi sa position sur la scène internationale.

 

Carinah M.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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