Publié dans Economie

Madagascar Airlines - Impacts des taxes et surcharges sur les prix des billets

Publié le dimanche, 07 avril 2024
Madagascar Airlines - Impacts des taxes et surcharges sur les prix des billets Crédit photo : fournie

Madagascar Airlines a récemment pris l'initiative de clarifier la composition des tarifs pour l'une de ses destinations prisées, Nosy Be. Cette démarche vise à apporter une transparence accrue aux passagers sur les coûts associés à leurs voyages aériens. Sur la route Antananarivo - Nosy Be, le tarif moyen hors taxe pour un billet en classe économique est actuellement de 107 USD, soit l'équivalent de 472 500 MGA. Cela représente environ 56% du prix total toutes taxes comprises (TTC) du billet. Une analyse détaillée révèle que la majeure partie de ces augmentations est due à des hausses dans les taxes et surcharges imposées par des tiers, telles que les frais liés aux contrôles de sécurité et au développement des infrastructures aéroportuaires. Une composante essentielle des coûts est la surcharge carburant, qui représente 20% du prix TTC. De plus, des frais de service, des charges de sécurité aérienne et des taxes passagers sont également inclus dans le prix du billet. Il est important de noter que ces taxes et surcharges ont un impact significatif sur le prix final du billet, représentant désormais plus de 40% du prix total. Une autre considération importante est l'impact du prix du carburant pour les avions à Madagascar, où le coût du carburant est supérieur de 30 à 35% par rapport à d'autres grands aéroports de la région.
Compétitivité
Cette situation constitue un défi majeur pour la compétitivité de la compagnie nationale et pour le développement du tourisme dans le pays. Face à ces défis, Madagascar Airlines s'est engagée dans un plan ambitieux, le Plan "Phénix 2030", visant à améliorer le rapport qualité-prix de ses services. Cela comprend une stratégie d'amélioration progressive de la qualité de service, une modernisation de l'image de marque et une maîtrise des coûts de structure. De plus, la compagnie s'efforce de maintenir ses tarifs à un niveau compétitif tout en préservant un haut niveau de sécurité opérationnelle. Cette explication détaillée intervient dans un contexte où les voyageurs aériens reliant toutes les destinations à l'intérieur ont récemment fait face à une augmentation significative des prix des billets d'avion. Cette hausse est directement liée à une augmentation des taxes aéroportuaires imposées par les autorités compétentes. Madagascar Airlines reconnaît ces défis et reste déterminée à trouver des solutions adaptées pour répondre aux besoins changeants de ses passagers. En somme, cette clarification apportée par Madagascar Airlines met en lumière les défis auxquels sont confrontés les voyageurs aériens à Madagascar. Elle souligne également l'engagement de la compagnie à offrir des services de qualité tout en restant compétitive sur le marché aérien.

Détail des Tarifs pour Antananarivo - Nosy Be
• Surcharge carburant : 172 200 MGA soit 20% du prix TTC
• Frais de service : 30 000 MGA soit 4% du prix TTC
• Aviation security charge : 22 600 MGA soit 3% du prix TTC, perçu par ACM –
SPSS/Amarante
• Secondary airport infrastructure charge : 2 160 MGA soit 0.3% du prix TTC, perçu
par ADEMA
• Airport infrastructure development charge : 118 500 MGA soit 14% du prix TTC,
perçu par Ravinala Airports
• Passenger tax : 7 200 MGA soit 1% du prix TTC, partagé entre le gestionnaire ACM
et Madagascar Airlines
• Coût GDS : 23 000 MGA soit 3% du prix TTC
Cela porte le prix moyen TTC pour un billet aller simple en classe économique sur cette route à 848
160 MGA.

Hary Rakoto


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Editorial

  • Vouée à l’échec ?
    Le pays est en plein chantier d’élaboration d’une nouvelle Stratégie nationale pour la lutte contre la corruption (et l’impunité), la SNLCC. Celle qui est en vigueur arrivera à son terme à la fin de l’année en cours après dix ans de mise en œuvre dans la bataille contre cette « ennemie » apparemment imbattable. Mise en selle en 2014, la SNLCC actuelle finira sa course incessamment. Mi-figue, mi-raisin, le bilan de la décennie de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption balance entre un échec et une réussite. Le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) se trouve dans l’embarras pour traduire la situation exacte. Sahondra Rabenarivo, la présidente du CSI, déplore plus d’une fois l’existence de certains facteurs de blocage dans le processus normal de la lutte contre la corruption. Il existe un dysfonctionnement perçu comme un frein au bon déroulement du système de lutte contre la corruption.

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