Publié dans Economie

Urbanisation - Antananarivo et Toamasina, villes pilotes pour la mobilité électrique

Publié le mercredi, 22 mai 2024



Hier, à l’hôtel Radisson Blu Waterfront Ambodivona, le projet ‘‘Appui à la transition vers la mobilité électrique à Madagascar’’ a été officiellement lancé. Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), ce projet vise à atténuer les effets du changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre à travers l’introduction progressive de la mobilité électrique dans le pays.  Le projet, coordonné par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, est soutenu par plusieurs ministères sectoriels tels que ceux du Transport et de la Météorologie, de l’Energie et des Hydrocarbures, et de l’Economie et des Finances, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Lors de son discours inaugural, Max Fontaine, ministre de l’Environnement et du Développement durable, a souligné l’urgence de l’action climatique : «Comme nous le savons tous, le développement socio-économique s’est accéléré depuis la découverte des sources d’énergies fossiles telles que le pétrole et le charbon. Ainsi, les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de croître et la part des énergies fossiles avoisine actuellement les 60 à 70% des émissions totales de gaz à effet de serre, à l’origine du dérèglement du système climatique.» Et de rajouter que « Ce fléau planétaire n’épargne aucune partie du monde et chaque pays doit apporter sa part de contribution pour préserver notre ‘‘maison commune’’ qui n’est autre que la planète Terre. »
Subvention
 Le projet de mobilité électrique s’inscrit dans les engagements internationaux de Madagascar, notamment la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l’Accord de Paris. « Face aux changements climatiques et aux préoccupations croissantes pour notre environnement, la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique à travers l’Accord de Paris fixe comme objectif ‘‘la neutralité carbone vers le milieu de ce 21e siècle’’ »,  a rappelé le ministre. Les objectifs du projet comprennent l’élaboration d’un cadre juridique, réglementaire et institutionnel, la sensibilisation du public, le renforcement des capacités, la mise en œuvre de projets pilotes de démonstration de véhicules électriques, ainsi que l’élaboration de modèles commerciaux pour inciter l’engagement du secteur privé et des systèmes de financement pour le passage à l’échelle. Antananarivo et Toamasina ont été désignées comme les villes pilotes pour ce projet. Le ministre a exprimé sa gratitude aux représentants de ces villes pour leur soutien : « Nous remercions d’ailleurs vivement les représentants de ces Communes urbaines pour leur présence à cet atelier. » A noter que le projet bénéficie d’une subvention du FEM pour une durée de quatre ans. « Pour joindre le concert des Nations, Madagascar a ratifié la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques et l’Accord de Paris respectivement en 1998 et en 2016 », a précisé le ministre. Il a réitéré l’importance de ce projet pour le développement durable du pays : « De toutes les façons, ce type de projet permet à la fois de lutter contre le dérèglement climatique, de décarboniser l’économie et de contribuer à améliorer la qualité de vie des populations. Bref, il va participer au développement durable ». Ainsi, le projet  ‘‘Appui à la transition vers la mobilité électrique à Madagascar’’ marque un pas important vers un avenir plus vert et durable pour le pays, démontrant son engagement ferme envers la protection de l’environnement.
Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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