Publié dans Economie

Coût de la crise - L'instabilité politique entrave l'économie

Publié le vendredi, 12 décembre 2025
Les indicateurs récents confirment que cette période d'incertitude a eu un impact direct et négatif sur la confiance des acteurs économiques, entrainant un ralentissement marqué de l'activité Les indicateurs récents confirment que cette période d'incertitude a eu un impact direct et négatif sur la confiance des acteurs économiques, entrainant un ralentissement marqué de l'activité Crédit photo : archives

L'onde de choc des événements politiques survenus durant les mois de septembre et octobre 2025 continue de se propager dans le tissu économique national. Les indicateurs récents confirment que cette période d'incertitude a eu un impact direct et négatif sur la confiance des acteurs économiques, entrainant un ralentissement marqué des activités. Les données officielles montrent que l'Indicateur Infra-Annuel d'Activité Economique (IIAE), déjà en décélération, est désormais projeté à un niveau alarmant de -2,7 % pour le quatrième trimestre de l'année. Ce chiffre, représentant une contraction, traduit la prudence, voire le gel, des décisions d'investissement et de consommation. 

 

Les incertitudes politiques et les tensions sociales ont créé un environnement hostile aux affaires, incitant les entreprises à reporter leurs projets d'expansion ou de modernisation. « Dès qu'il y a des troubles dans la rue, nos commandes baissent et les banques deviennent plus frileuses à accorder des crédits », a déclaré le dirigeant d'une PME de la capitale, illustrant l'effet direct du climat sociopolitique sur le secteur privé. Ce recul de l'activité met en péril non seulement les objectifs de croissance du pays, mais également la création d'emplois, en particulier dans les secteurs les plus sensibles aux fluctuations de la confiance. La restauration d'un climat apaisé et prévisible est perçue par beaucoup comme la condition sine qua non pour inverser cette tendance dangereuse et éviter d'entrer dans une période de stagnation ou de récession.

 

Stratégie claire ?

 

Face à cette détérioration, la question des mesures gouvernementales pour rétablir la confiance et stimuler l'investissement devient centrale. Les autorités se trouvent dans l'obligation de déployer des stratégies claires pour rassurer les investisseurs nationaux et étrangers, dont le rôle est crucial pour relancer la machine économique. Cependant, la nature des mesures annoncées jusqu'à présent est souvent jugée insuffisante ou trop lente par le monde des affaires. « Nous avons besoin de signaux forts et durables, pas de simples déclarations d'intention », soulignait un analyste financier, insistant sur la nécessité d'une véritable réforme structurelle et d'une amélioration de la gouvernance. 

 

Les investisseurs, en particulier étrangers, observent attentivement la stabilité institutionnelle avant de s'engager sur le long terme. Le coût de la crise se mesure également par l'opportunité manquée : chaque jour d'hésitation politique se traduit par des projets d'investissement qui se déroutent vers des pays jugés plus stables. Une des clés pourrait résider dans l'accélération des réformes visant à simplifier les procédures administratives et à garantir la sécurité juridique des investissements. Il est essentiel que le Gouvernement communique de manière transparente sur les perspectives économiques et s'engage concrètement à apaiser durablement le paysage politique pour que les entreprises retrouvent l'élan nécessaire à la croissance.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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