Publié dans Editorial

Déstabilisation en cours

Publié le vendredi, 05 juin 2020

La conspiration en marche. Les actes de déstabilisation s'organisent. Le feu couve et l'incendie menace. Le 11 mai dernier, nous avions déjà fait état d'une conspiration qui se trame dont l'origine vient surtout de l'extérieur. En effet, le 20 avril Rajoelina Andry Nirina, Chef de l'Etat, présenta solennellement le Remède traditionnel amélioré (RTA), le CVO, à base d'Artemisia  mis au point par l'IMRA pour endiguer la pandémie du SARS-COV-2. Il l'a lui-même et son épouse pris en premier et en public la dose nécessaire du CVO suivis des membres du Gouvernement. A partir de cette date (20/04/20), les yeux du monde entier se tournent vers Madagasikara qui pour s'intéresser ou pour féliciter les Malagasy, qui aussi malheureusement pour chercher à « étouffer le bébé », le CVO. Les puissants laboratoires ne vont pas rester les bras croisés. Et pire, la respectable OMS, avant de se raviser, joue leur jeu.

 

En ce moment précis où le pays mène le combat contre la pandémie du Covid-19 avec ce que cela  suppose des retombées collatérales négatives. Simultanément, la concrétisation des promesses présidentielles suit son cours. Les ennemis de la Nation, eux aussi, ne restent pas inertes. Et la machine infernale de la conspiration, cette fois-ci d'origine interne, se met en branle. Les actes de déstabilisation se multiplient. Ce ne sont pas les mobiles qui en manquent.

Pour faire face à la propagation du Covid-19, les dirigeants conduits par Rajoelina Andry n'ont d'autres alternatives que de resserrer la vis. Il faut impérativement renforcer les dispositifs de prévention. Confinement et port de masque s'imposent de fait. Inéluctables et incontournables, ils doivent s'appliquer à tous, sans exception, notamment dans les régions ou villes contaminées. A Toamasina, l'épicentre de la maladie, les restrictions se durcissent. Ainsi,  le Grand Port devient également l'épicentre  des manœuvres de déstabilisation. Le campus universitaire de Barikadimy s'échauffe et fait du bruit. En ville, de gros bras à la charge des opposants, en mal de succès électoraux, perturbent l'ordre public. Des échauffourées s'éclatent avec les Forces de l'ordre. Certains manifestants se disant des Raiamandreny réclament la tête du Président Rajoelina. Deux instigateurs principaux, deux losers en puissance, sont pointés du doigt à savoir Marc Ravalomanana du TIM et Roland Ratsiraka du MTS. Deux rivaux d'hier, deux complices d'aujourd'hui.

La traduction en actes des promesses présidentielles rencontre des difficultés de taille. En 2019, la mise en chantier des travaux de construction du grand Projet Tanà-Masoandro à Ambohitrimanjaka bute à des résistances. Les détracteurs tentent le tout pour le tout pour le stopper. Des élus TIM fomentèrent des troubles et empêchèrent  le grand Projet de voir le jour. Même topo, à Ambovombe-Atsimo, certaines têtes en collusion avec des parlementaires bloquent  le commencement des travaux de construction du Marché Manarapenitra de la localité, une promesse du Président Rajoelina. Et bis repetita à Anatirova, la réhabilitation du Rova Manjakamiadana et la construction du Kianja Masoandro qui, à bien observer, n'est autre que la réplique architecturale du Rova érigé par Ranavalona II.

La détermination de Zandry Kely à sauver et à redresser le pays ne laisse pas les autres indifférents. La louable initiative ravive des animosités et attire des foudres. Des manœuvres de déstabilisation sont en cours. Il appartient au peuple, le seul arbitre, d'en juger.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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