Publié dans Editorial

Cap critique

Publié le mardi, 09 juin 2020

La barre de 1 000 franchie, la dixième marche atteinte ! La propagation de la pandémie du nouveau coronavirus avance dangereusement. Les chiffres des cas confirmés grimpent au jour le jour. Le cap critique du millième est franchi tandis que la dixième marche de l’infernal escalier indiquant le nombre des décès n’est plus loin.
Apparemment, le cas Madagasikara ne reflète pas forcément une situation si dramatique que cela. Par comparaison avec d’autres pays voisins ou africains, le cas malagasy reste « acceptable ».
En effet, jusqu’à hier Madagasikara comptabilise 1 094 cas confirmés et 9 décès. Or, en prenant un exemple d’un pays de l’Afrique australe, la République d’Afrique du Sud, voisin de Madagasikara : 30 967 cas confirmés et 643 décès. Ou d’autres, de l’Afrique centrale, au Cameroun : 5 904 cas confirmés et 191 décès. Ou de l’Afrique du Nord, Egypte : 23 449 et 913 décès  (Source Wikipédia),  Madagasikara se trouve encore très loin du compte. Et si on veut pousser plus loin, USA : 2 017 650 cas confirmés et 113 088 décès, l’Inde : 266 581 cas confirmés et 7 737 décès (Source Wikipédia). Sans commune mesure, ces statistiques troublantes n’ont rien à voir avec la Grande île en particulier en termes d’effectif de décès.
Il faut noter que si le pays n’enregistre que des chiffres beaucoup plus modestes,  doit-on mentionner l’impact des effets curatifs du Covid-Organics. C’est grâce à ce remède traditionnel amélioré (RTA) que le laboratoire de l’Institut malagasy de recherches appliquées (IMRA) a mis au point. Nous ne sommes pas sans savoir que la réputation positive de ce médicament, le RTA à base d’Artémisia conjugué avec d’autres plantes endémiques de l’île, dépasse largement les frontières.
Mais n’empêche que quel que soit le nombre de pertes de vie humaine, quand il y a mort d’homme, la situation est toujours préoccupante. Et donc, le maintien des dispositions draconiennes pour contrer la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus demeure toujours d’actualité impérieuse. Au stade où l’on est, 28 Districts sont touchés par le Covid-19. Ainsi, les autorités publiques ne prévoient nullement toute option à minimiser les efforts engagés dans le sens du combat contre cet ennemi non seulement invisible mais également intenable. Certes, pour le cas d’Antananarivo et surtout de Fianarantsoa, les hauts responsables desserrent en peu les mesures de prévention en procédant à un confinement partiel. La durée des heures de mouvement ou d’activités se prolongent jusqu’à 15 h de l’après-midi dans la journée. Et le couvre-feu va de 21h jusqu’à 4h du matin. Par contre, ces mesures ne signifient jamais relâchement de la discipline. Loin s’en faut ! Le confinement reste valable à tout le monde n’ayant pas de motif obligatoire pour sortir de chez soi. Le port de masque à bouche/nez demeure toujours obligatoire partout où l’on va. Et l’application du des gestes barrières et le maintien des barrières sanitaires ne fléchissent nullement.
Le Chef de l’Etat voit et entend bien la tourmente de la population, de quelque catégorie sociale que ce soit, et les cris de détresse des opérateurs économiques de tous les secteurs confondus, mais il ne peut pas ignorer non plus que le pays a franchi le cap critique de propagation du Covid-19. En tant que « Raiamandreny » de la Nation, Rajoelina montrera, au moment voulu, la voie de sortie.
Ndrianaivo
 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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