Publié dans Editorial

La relance sur les rails

Publié le jeudi, 18 juin 2020

 Tel un patient atteint d'une insuffisance rénale aiguë ayant besoin d'urgence d'une dialyse, l'économie malagasy exsangue comme partout ailleurs dans le monde nécessite qu'on lui injecte du sang nouveau. Ereintée au stade final par les effets dévastateurs du Covid-19, l'économie est admise en soins d'urgence dans la salle de réanimation.

 

La réunion du mercredi 17 juin au Palais d'Etat d'Iavoloha au cours de laquelle le Maitre des céans conviait les grands opérateurs économiques de la place aux fins de débattre ensemble la mise sur les rails de la relance de l'économie nationale a permis de dégager, pour la première étape, les grandes lignes du redressement.

D'une part, ce fut une occasion inespérée offerte par les dirigeants étatiques aux grands acteurs économiques réunis dans la plate-forme patronale, le FIVPAMA, de faire entendre leurs peines subies par la pandémie du Covid-19 et par la même occasion de soumettre auprès du locataire d'Iavoloha les solutions qu'ils jugent efficaces pour redémarrer, à nouveau, leurs activités au terme de cette douloureuse épreuve vécue durant le confinement.

Les dirigeants d'entreprise au sein du FIVPAMA représentés à l'occasion par leur président Andrianavomanana Razafiarisoa préconisent, entre autres, la suppression des taxes et impôts au titre de cette année, la distribution d'aides sociales aux employés notamment ceux qui ont perdu leurs emplois, dépistages à grande échelle du nouveau coronavirus, distribution du remède traditionnel amélioré (RTA) au niveau de chaque société, la facilitation de l'accès aux prêts bancaires avec un taux d'intérêt de moins de 5%, remise en marche de la Banque nationale de développement et la révision à la baisse des prix, à la pompe, du carburant. Bref, un train de mesures aptes à sauver selon  leur point de vue l'économie en général.

Non sans mésestimer les propositions des membres du FIVPAMA, le Président Rajoelina, en guise de réponse, entouré par les proches collaborateurs et les membres du Gouvernement dirigés par le PM Christian Ntsay, exposa les grandes lignes de la stratégie globale à mettre œuvre. Avec ou sans requêtes, le maitre d'Iavoloha a déjà mis en selle les tenants et aboutissants des solutions à adopter et cela avec en toile de fond la « refondation de l'entrepreneuriat » à Madagasikara.

Ainsi, l'Etat met en avant un Plan multisectoriel d'urgence (PMU) comportant trois axes principaux relatifs au renforcement de la gouvernance de la lutte contre l'épidémie de Covid-19, à  l'amplification des mesures en lien direct avec la protection sociale et au soutien en vue d'une résilience économique. Des mesures fiscales et financières sont prévues pour atténuer les impacts négatifs de la pandémie. Les secteurs les plus touchés à savoir le tourisme, le transport aérien et les zones franches vont bénéficier des dispositions particulières. En sus, trois lignes spéciales de crédit seront mises à la portée de ces acteurs  petits et grands de l'économie.

En somme, l'Etat met la main dans la pâte et  ne ménage pas les efforts. D'énormes investissements soutenus par le pays malgré les faibles moyens dont il dispose débarqueront pour sauver le meuble.

Le Chef de l'Etat espère la mobilisation générale de la Nation en particulier les « nantis » disposant des potentialités, mieux que les autres, à capitaliser leurs ressources. En tout cas, la rencontre du mercredi à Iavoloha a permis sans doute la relance sur les rails de l'économie.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Cas désespéré !
    Quand quelqu’un détruit un des biens personnels à la maison, il est à plaindre. Mais quand il s’amuse à démolir sa propre maison en sapant irrémédiablement les fondations, il est malade voire un cas désespéré !Les désastres par le feu continuent. Des incendies ravageurs se déclarent un peu partout sur le territoire national presque au même moment. Des feux involontaires ou actes criminels ? Les résultats des enquêtes nous fixeront sur les détails. Dans tous les cas de figure, l’incendie détruit à jamais ! Des crimes de sang à la destruction totale des patrimoines nationaux en passant l’anéantissement d’une partie non négligeable des zones protégées pour en finir aux habitations humaines et d’animaux d’élevage défraient les chroniques. Des villages entiers disparaissent avec ce que cela suppose de dégâts humains, matériels et d’ordre moral. Des familles perdent en un seul moment tout ce qu’elles ont durement épargné des années. Tout récemment,…

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