Publié dans Editorial

Bataille acquise !

Publié le lundi, 19 octobre 2020

Zéro décès, nombre de contaminés en traitement stationnaire. Le Président Rajoelina est en passe de gagner son pari, son combat. C’est le cas de le dire, il a pris la lutte contre la pandémie de Covid-19 pour « son » combat, défi et pari personnel. Il a de quoi à être fier ! L’Etat met fin à l’état d’urgence sanitaire. Pour un Chef d’Etat, perdre ou gagner la bataille contre la Covid-19 équivaut à perdre ou gagner son combat politique personnel. La mauvaise gestion de la réponse à la pandémie traduit un échec politique d’un dirigeant qui va perdre, de fait, la confiance de son peuple. Le cas risque de se produire quelque part en Amérique en cette veille de l’élection présidentielle du 3 novembre prochain.

Par contre, la réussite de la stratégie contre la pandémie répercute sur la cote de popularité ou de crédibilité du dirigeant en place. Le cas de l’Australie conforte l’assertion. Le Premier ministre a toutes les chances de rempiler. Il a bien géré la réponse à la pandémie en Australie.

Bref rappel des huit mois de crise sanitaire. Le soir du 20 mars 2020, le Chef de l’Etat Rajoelina Andry Nirina annonça aux malagasy, par les antennes nationales, l’apparition de trois premiers cas de contaminés de la Covid-19 à Madagasikara. Des cas « importés » dit-on ! Ce fut un moment tragique pour tous les concitoyens. Fallait-il noter que durant les quatre premiers mois d’apparition de la pandémie, la Grande île réussit à l’éviter.

Immédiatement, le Gouvernement décréta l’ « état d’urgence sanitaire » sur toute l’étendue du territoire national. Un ensemble de mesures draconiennes ont été prises illico. Entre autres, le confinement total, à cent pour cent, mesure de base valable à tout le monde sans exception, les frontières aériennes fermées à tout circuit d’entrée et de sortie, à l’intérieur comme à l’extérieur. Le port du masque à bouche/nez obligatoire pour tous sur les lieux publics, au bureau, etc. Le respect strict des gestes barrières (distanciation de un mètre, réunions publiques ou cultuelles interdites). Les transports en commun (taxi-be et taxi-brousse) suspendus. Les Forces de défense et de sécurité prêtèrent main-forte dans la mise en application de ces mesures.

Parallèlement, en partenariat avec le laboratoire national (IMRA), l’Etat soutient à fond la recherche et la mise en évidence d’un protocole de traitement par le biais d’un remède traditionnel amélioré (RTA), le CVO, à partir des plantes médicinales locales. Lequel protocole qui a été soumis au contrôle de principe de l’OMS et mis à la portée du grand public. Simultanément, l’Etat met en place et multiplie autant que possible les Centres perfectionnés de dépistage de même les hôpitaux respectant les normes internationales (« Manara-penitra ») pour traiter la maladie. Le côté social n’a pas été occulté. Des appuis auprès des populations vulnérables ont été apportés. Ainsi, les efforts déployés ont porté leurs fruits. En huit mois de bataille sans relâche, l’ennemi finit par battre en retraite.

En toute modestie et humilité, on peut dire que Madagasikara est sorti de l’auberge. Toutefois, la prudence conjuguée avec la vigilance reste toujours de mise. En tout cas, le pays se félicite de la bataille acquise tout en gardant l’esprit aux aguets. La menace de la deuxième vague plane toujours.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Cause nationale
    En 1959, le tout jeune Gouvernement malagasy dut faire face à une grave inondation qui sévit presque dans toute l’île, notamment à Antananarivo et environs. Dans la Capitale, Ikopa déverse ses eaux sur tous les bas-quartiers. Betsimitatatra et ses rizières immergées ! Le Gouvernement de feu Philibert Tsiranana déclare Antananarivo en « zone sinistrée » et « l’état d’urgence nationale » est décrété. Pour affronter ce sinistre national sans précédent, le Gouvernement malagasy fait appel à la contribution de tous étant donné qu’il s’agit d’une cause nationale. On se rappelle du « Fitia tsy mba hetra » par le moyen duquel chaque concitoyen est convié à participer. A noter que les caprices (les crues) de l’Ikopa et de Sisaony créaient depuis la nuit des temps des problèmes à tous les gouvernants. Les souverains et leurs sujets d’Andrianjaka à Andriamasinavalona et surtout Andrianampoinimerina durent rivaliser d’ingéniosité pour construire des digues afin…

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