Publié dans Editorial

Pronostic vital engagé

Publié le jeudi, 28 avril 2022

Le TIM passerait de vie à trépas ! Cadres dirigeants vieillissants, le parti Tiako i Madagasikara (TIM), fondé et jalousement dirigé par l’ancien Chef de l’Etat Marc Ravalomanana, serait en danger de mort. Tel un patient en situation grave admis en salle de réanimation, le pronostic vital étant engagé, le TIM risque fort de succomber. La fougue du jeune et visionnaire locataire d’Iavoloha, à l’allure d’un TGV, est tellement vertigineuse, qu’il risque de ne pas survivre. Au fur et à mesure où l’échéance cruciale de 2023 approche, elle déclenche une puissante onde de choc qui menace d’emporter certaines formations politiques.
Insolite en son genre, Ravalomanana cherche des alliés pour affronter ensemble 2023. Conscient de la vulnérabilité de sa force ou de son incapacité à tenir tête seul la majorité au pouvoir en particulier le Tanora malaGasy Vanona (TGV), le TIM se démène auprès des autres membres de l’Opposition afin de l’épauler. Un cas rare dans le comportement de Ravalo d’avouer publiquement son impuissance à se mesurer seul devant qui que ce soit !
Le parti TIM, créé seulement il y a vingt ans tout au plus, n’est pas si vieux que cela. Le véritable problème réside dans la manière avec laquelle son président fondateur le dirige. Le leadership dépassé dans le temps de Ravalo qui ne donne aucune marge de manœuvre à ses lieutenants de s’épanouir, ne laissant aucune chance de faire apparaitre la relève, détruit l’avenir du parti. Ramose, en authentique dictateur, ne partage à personne la direction du parti. L’homme qui vieillit, 73 ans, écarte toute idée de collégialité. Il tient seul, à lui seul, la barre. Imprévisible, il décide seul ! Tout dépend de ses sautes d’humeur !
Les jeunes lieutenants sinon les jeunes loups aux dents longues, fidèles jusqu’au dernier moment, ne supportent plus les « caprices » du Big Boss. Des fidèles compagnons à l’instar de Me Hanitra ou de Razara Piera et bien d’autres claquent la porte tout simplement parce qu’on ne peut plus continuer avec.  Cette manière rétrograde de Ravalomanana, de diriger son parti, affaiblit la formation qu’il a créée et use également le Monsieur. Certes, les défaites successives déstabilisent l’état-major du parti. En public, Ravalomanana ne s’avoue pas vaincu ou perdant mais en réalité, il ne dispose plus la pleine capacité physique et intellectuelle d’affronter le pire !
En face de lui, le jeune « intrépide » et courageux, locataire d’Iavoloha et archi-favori de 2023 ne minimise point les enjeux et le défis à relever. Rajoelina Andry brise le roc de la peur. Zandry kely n’est pas du genre à sous-estimer ses adversaires. Il ne minimise point les forces de frappe de l’ennemi. Il prend très au sérieux le soin d’entretenir son « jardin politique » et ne compte jamais à aucun moment de décevoir le peuple qui l’a fait roi. C’est un adversaire redoutable, jeune et fonceur, que Ravalo craint en son âme et conscience et qu’il évite d’affronter seul.
Qu’on le veuille ou non, Ravalo a fait son époque. Il est grand temps qu’il se retire et laisse la place aux jeunes générations de continuer la route à leur … guise ! Mais c’est une éventualité très difficile à envisager. D’où la mort certaine du parti !
Ndrianaivo

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff