Publié dans Editorial

Presse libre et responsable

Publié le lundi, 02 mai 2022

Le monde libre et responsable célèbre ce jour mardi 3 mai la « Journée mondiale de la liberté de la presse » ou tout court la « Journée mondiale de la presse ». L'Assemblée générale des Nations unies consacre la date du 3 mai pour la « Journée mondiale de la liberté de la presse » ou « Journée mondiale de la presse » tout court, bonnet blanc, blanc bonnet.

L'objet attendu par l'auguste Assemblée des Nations unies consiste à sensibiliser le pouvoir public et les journalistes eux-mêmes sur le devoir de l'Etat à respecter ou à défendre le droit à la liberté de la presse. Dans le même chapitre, la journée du 3 mai réaffirme les droits fondamentaux des professionnels du média dans l'exercice de leur métier. En simultané, la « Journée » remet en selle le sens des responsabilités des journalistes dans leur fonction d'informateurs, d'investigateurs et de lanceurs d'alerte au sein de la société. La notion de liberté s'associe toujours aux impératifs du devoir et de responsabilité.

La Journée de la presse dont il est question en ce jour du 3 mai, jumelée justement à la date du 1er mai, Fête du travail, coïncidence de calendrier ou concours de circonstances fortuites, consolide au max la nécessité de sensibiliser tout le monde sur le contour général du travail de la presse, les droits et les devoirs qui en découlent.

A Madagasikara, une notable avancée figure sur le tableau. A noter que la Grande île fait partie de ces pays jouissant d'une longue et riche tradition du travail de la presse. Vieille d'au moins 150 ans, la presse écrite traverse le temps. En effet, le premier périodique « Ny Teny Soa » (La Bonne nouvelle) apparait en 1866, en pleine époque royale. Les activités de la presse continuent et se développent dès l'entame de l'époque coloniale et ce en dépit de la forte méfiance sinon de la réticence prononcée voire les répressions des nouveaux maitres, les colons, en place. Un certain Jean Ralaimongo en savait plus.

La publication officielle de la Loi sur la Communication médiatisée, à mettre sur le compte du régime Orange en place, marque une étape décisive dans le respect et la considération du travail de la presse. Un atout majeur et un progrès indiscutable relatifs au droit à la liberté de la presse. Entre autres, il faut noter qu'à travers cette Loi, le cas d'emprisonnement des journalistes, les professionnels de la presse, dans l'exercice de leur métier, a été radié de la liste. C'est un atout majeur qu'il faille mettre en évidence dans un pays où le métier de la presse médiatisée, orale, écrite et télévisée fleurit !

A noter également, la mise en place récemment, octobre 2021, d'un nouveau bureau de l'Ordre des journalistes de Madagasikara (OJM) qui, pour la première fois, est dirigé par une descendante d'Eve en la personne de Monica Rakotoarison qui reprend le flambeau des mains de Gérard Rakotonirina. L'Ordre des Journalistes est le dernier rempart dans la lutte pour la sauvegarde et le respect de la liberté de la presse et bien entendu des droits et devoirs des hommes et des femmes du média. Monica Rakotoarison s'est engagée à relever dignement le défi et cela avec le soutien indéfectible de ses pairs.

Ndrianaivo

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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