Publié dans Editorial

Quid de la hache de guerre !

Publié le lundi, 27 février 2023

La guéguerre au sein de la majorité serait-elle encore vive ? Supposée être enterrée depuis, loin s'en faut, la hache de guerre parait toujours prête à … frapper. A en croire à certaines déclarations, le séisme qui a ébranlé la maison en décembre reste toujours en activité.  Il couve et demeure une menace permanente pour l'immeuble. 

Ce samedi 25 février, les natifs de l'ex-province de Fianarantsoa se sont retrouvés sur le terrain « Kianja Don Bosco » dans la ville de Fianarantsoa pour une cérémonie de présentation de vœux du Nouvel an. Ce fut une grande retrouvaille où tous les fils et filles, les dignes représentants de l'ancienne province de Fianar réunis autour de l'association « FIZAFAFI » (Fikambanan'ny Zanaky ny Faritan'ny Fianarantsoa) dirigée par Razanamahasoa Christine, présidente de l'Assemblée nationale se trouvaient présents. Olo-be, ministre, députés, entre autres, ont honoré de leur présence à la fête. Ils ont répondu massivement présents à l'appel de la présidente.

Sans aucun doute, la rencontre fut mise à profit pour démontrer la puissance de frappe des natifs de Fianarantsoa, la deuxième province la plus peuplée de Madagasikara et également la seconde province de la Grande île riche en potentialité au nombre d'intellectuels après Antananarivo. Evidemment, c'est une démonstration de force qui fait la fierté de Christine Razanamahasoa et les participants à la cérémonie.

Durant son intervention, Mme la présidente de l'Association s'est adressée directement au Chef de l'Etat Rajoelina afin que ce dernier prenne en compte cette « force » dans les décisions à valoriser. Elle met à la balance le poids de cette province sur les importantes nominations au sein de l'Etat. Entre autres, le futur locataire de Mahazoarivo se trouve dans la ligne de mire de la présidente de la FIZAFAFI aussi bien que le futur perchoir de Tsimbazaza pour un second mandat.

Pour les observateurs, il s'agit ni moins ni plus des conditions posées contre le soutien de cette province peuplée donc un grand vivier d'électeurs à l'endroit du candidat IRD à la prochaine élection de novembre 2023 dans le cas où l'actuel tenant du titre se présenterait à sa propre succession. 

En décembre 2022, une bombe a éclaté à Tsimbazaza, au palais de l'Assemblée nationale. Plus de cent députés, une majorité écrasante, signèrent un projet de motion de censure contre le Gouvernement Ntsay. Panique générale à bord ! L'équipe gouvernementale n'aura aucune chance de survivre à l'issue d'une telle motion. Selon les informations glanées dans les travées de l'Hémicycle, la « manœuvre » partait des membres mêmes du Bureau Permanent avec en tête la présidente. En fait, les députés voulaient en finir avec le Premier ministre Ntsay. Iavoloha et Mahazoarivo ont pris très au sérieux la menace. La patronne de Tsimbazaza aurait été remise sur le droit chemin. Des écarts de conduite avaient nécessité d'un sévère rappel à l'ordre par le Boss. Au final, tout revient à la normale du moins en apparence. La hache de guerre enterrée !

Mais dans les faits, Christine Razanamahasoa et comparses ne décolèrent point. Dès la moindre occasion, ils reviennent à la charge. Et on se demande, la hache de guerre serait-elle encore en position de frappe ? Une épée de Damoclès pour la majorité présidentielle.

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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