Publié dans Editorial

Absentéisme maladif !

Publié le mardi, 16 mai 2023

Le Palais de Tsimbazaza serait-il l’épicentre national de l’école buissonnière ? Nos élus parlementaires montrent de mauvais exemples. En fait, de mauvais élèves, des « mpingitrika » invétérés, sans scrupules ! L’absentéisme, une maladie qui s’est enracinée, règne en maitre au Palais. Incurable, indéboulonnable, il s’incruste ! 

Une poignée de députés, vingtaine sinon un peu plus, ont participé au débat pour ensuite voter en adoption le projet de loi donnant naissance à un nouveau code minier à Madagasikara. Pour un ordre de jour aussi essentiel que capital pour le pays, le code minier, seulement une trentaine de députés à tout casser sur les 151 censés être présents daignent signer la présence. Le reste brille par une absence abusive voire maladive.

En pleine session ordinaire, les députés vaquent ailleurs ! Décidément, l’indiscipline et l’anarchie font la loi à Tsimbazaza. Les seules occasions où l’hémicycle affiche complet résident quand l’ordre du jour touche de près ou de loin aux avantages matériels (financiers ou en nature) ou encore durant les séances d’ouverture et de clôture de session. Cocktail importe ! Le reste, barakay !

Quand on part  du principe selon lequel un élu, parlementaire de surcroit, est soumis à une obligation de respect à la mission qu’il s’était engagé devant le peuple qui l’a élu et en vertu du règlement intérieur que les députés eux-mêmes ont voté, la présence aux séances de travail à l’Assemblée (séance plénière, travail de commission ou autres) est obligatoire. D’ailleurs, ils sont payés pour.

Doit-on rappeler à nos honorables élus parlementaires que la fonction de député(e) est inconciliable ni cumulable avec d’autres corps de métier à l’exception des agents du corps enseignant et du corps médical ou certaines carrières libérales. La raison est en simple, l’élu(e) parlementaire doit être en pleine possession de son temps de manière à ce qu’il ou elle puisse se focaliser sur la mission à laquelle il ou elle s’est consacrée conformément aux engagements tenus. 

L’incurie de nos élus a déjà fait l’objet depuis belle lurette des rappels à l’ordre à chaque session mais en vain. Des sonnettes d’alarme ont été tirées, seulement nos député(e)s font la sourde oreille. De deux choses l’une, ils ignorent l’importance cruciale de leur mission en tant qu’élu au sein du parlement. Ou bien, ils ou elles méprennent des intérêts supérieurs de la Nation. 

Les contribuables paient les yeux de la tête afin que nos princes du Parlement puissent jouir des rémunérations et d’énormes avantages divers. Le fait de les doter, chacun et chacune, de gros privilèges qui, en fait dépassent certaines normes, découlent du principe selon quoi un député doit être au-dessus de tout souci matériel sinon pas facilement enclins à la tentation de la corruption.

Toujours est-il qu’il appartient au bureau permanent notamment au président de l’Assemblée nationale de veiller au respect strict de la discipline. Un député ou une députée qui manque volontairement à sa mission ne doit pas jouir des privilèges matériels normalement dus à sa fonction.

L’absentéisme qui semble coller aux mœurs et coutumes de l’hémicycle ne mérite plus aux exigences de l’honorable fonction d’un élu du Parlement. Député et sénateur sont des dignitaires de la République ! Ils doivent être dignes de leur rang sinon on remet le tablier. Le peuple exige des résultats concrets !

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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