Publié dans Editorial

Urgence nationale !

Publié le lundi, 21 octobre 2024

Rajoelina Andry Nirina, Président de la République, franchit le Rubicon. Il déclare urbi orbi que les problèmes récurrents voire chroniques de coupures d’électricité, des délestages sont une urgence nationale. Une initiative fort louable de la part d’un Chef de l’Etat conscient et responsable de la vie de la Nation.
Il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Selon certains observateurs avertis et pointilleux parfois tatillons,  la décision du Président sonne quelque peu en retard des réalités vécues de plusieurs mois même plusieurs années. Les coupures d’eau et d’électricité sévissent sur les populations en zone urbaine.

En effet, elles mènent la vie dure sans que des solutions valables et pérennes soient apportées. La Compagnie nationale d’eau et d’électricité enchaînent des leurres, des engagements volatiles et des promesses creuses juste pour apaiser un tant soit peu les déceptions des usagers. Les responsables de la JIRAMA, dépassés totalement des évènements, se lancent à des explications ou des excuses bidon. La galère vécue par les abonnés, opérateurs économiques de toute taille, les ménages de tout standing, ne datent pas d’hier. Rappelons que le Président de la République fraîchement investi à Mahamasina, Rajaonarimampianina Hery Martial, le 24 janvier 2014, a promis solennellement au cours de son discours d’investiture, que les délestages disparaîtront dans trois mois. Tout au long de son mandat, Rajao n’a pas réussi un seul instant à faire anéantir le mal bien au contraire, les coupures s’empirent. La promesse non tenue et l’engagement parti en fumée lui ont valu la déroute totale lors du scrutin de décembre 2018.
A travers cette déclaration, le Chef de l’Etat voulait entendre qu’il prenne en main directement la recherche des solutions valables et pérennes afin de mettre fin au calvaire de son peuple. L’urgence nationale dont il est question ne relève pas d’une décision ou d’un décret officiel au même titre que l’état de nécessité nationale ou l’état d’urgence nécessitant la consultation d’autres chefs d’institution comme le Premier ministre et le Parlement. Il s’agit d’une appréciation personnelle du Président voulant insinuer qu’il prenne très au sérieux l’affaire. C’est déjà très important de sa part !
L’essentiel de la  démarche consiste à réunir autour d’une table tous les responsables étatiques concernés en tandem avec les partenaires techniques et financiers notamment ceux des Bretton Woods. La semaine passée, Rajoelina a convié les représentants de la Banque mondiale pour discuter des voies et moyens autour de cette crise d’eau. La situation commence à se décanter dans la ville des Mille. Ibidem, le locataire d’Iavoloha réunit les mêmes partenaires au niveau de la BIRD, la Banque mondiale, aux fins de débattre comment résoudre de façon durable cette problématique de coupures d’électricité. Les Malagasy en ont assez de « boire » le calice jusqu’à la lie. Le Chef de l’Etat devait déplorer la lenteur de mise en œuvre des projets déjà actés sur papier. En effet, les deux projets s’agissant du développement à moindre coût de l’accès aux services électriques ou LEAD qui date de 2019, d’une part et celui de la connectivité énergétique pour l’inclusion à Madagasikara ou DECIM acté en 2023 de l’autre part, peinent à atteindre la vitesse de croisière. Les autres problèmes liés avec l’impertinence de la JIRAMA ont été abordés au Palais.
On espère des résultats concrets.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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