Publié dans Editorial

Pics désolants !

Publié le vendredi, 01 novembre 2024

Décidément, Antananarivo serait-il le point de contact, le lieu de rencart ou l’endroit idéal pour la rencontre de tous les maux.
Les vicissitudes des faits d’armes de la JIRAMA font en sorte que les éléments servant les besoins vitaux de l’homme manquent quotidiennement. L’eau, le premier élément vital de tout être vivant sur terre, se fait désirer. Les coupures d’eau sévissent. On est à Antananarivo mais pas à Ambovombe ou à Betroka, dans le Grand Sud victime de la sécheresse chronique. Les délestages, les coupures intempestives d’électricité étranglent tout le monde. Tous les secteurs d’activité économique de quelque taille que ce soit tombent dans la trappe de l’ineptie de la JIRAMA. Tous les espoirs de la relance post-Covid risquent fort de couler dans l’océan de la turpitude voulue par la Compagnie nationale d’eau et d’électricité. Mais, quel comble de malheur !

D’après la publication du jour relative au bulletin de la qualité de l’air établi par la Direction générale de la Météorologie en date du mardi 29 octobre, la pollution de l’atmosphère de la Capitale malagasy atteignait des pics aux nouveaux records. En effet, la qualité de l’air se dégrade sérieusement au fil du jour. Les concentrations dangereuses, dans la moyenne journalière, des particules fines dans l’air sont très élevées notamment par rapport au seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pouvant atteindre à jusqu’à neuf de plus. Réel péril en la demeure ! En somme, la ville des Mille n’est pas bonne à vivre. L’ambiance atmosphérique, dans le sens exact des termes, n’est pas propre à la santé des êtres humains. Sans faire abstraction des immondices qui envahissent la ville qui, en fait, fait valoir à Antananarivo, la capitale la plus sale d’Afrique ou du monde. L’anarchie dans tous les domaines, circulation, insécurité de jour comme de nuit, … Et cette misère dans la ville que l’on ne peut plus cacher. Touristes de passage, concitoyens pour un bref séjour sont témoins de la décadence.
Mais, qu’est-ce que nous les Malagasy, du moins ceux ou celles qui habitent Tanà, ont fait ou plutôt  commis pour mériter de telle malédiction ! A Antananarivo, tout se dégrade à l’œil nu !
Au fait, voilà le tableau sans masque qui prévaut au jour d’aujourd’hui à Antananarivo. Des pics désolants sinon des défis titanesques qui espèrent bien être relevés à l’arrivée du nouveau premier magistrat. Tout le monde attend avec impatience l’issue de ce scrutin du 11 décembre. Le nouveau maire aura du pain sur la planche mais, il faudra toujours espérer qu’il ou elle réussira. Cependant, avant tout chose, il va falloir que les concitoyens électeurs fassent le bon choix. Il n’y a que deux options à choisir: l’ordre ou le désordre. Chacun doit se munir du sens de l’esprit de discernement pour bien distinguer le bon grain de l’ivraie, d’éviter de tomber dans le piège de belles paroles ou des gesticulations vides de sens ou des engagements sans issue, etc. Un bon choix contribue au redressement de la ville. Un mauvais choix pousse davantage la Capitale vers la dérive où personne ne s’en sortira pas indemne.
Des pics désolants, des énormités de la Compagnie nationale d’eau et d’électricité aux atmosphères invivables, à nous tous la responsabilité de sauver notre ville.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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