Publié dans Editorial

Vraies solutions

Publié le dimanche, 03 novembre 2024


Sérieusement, toi JIRAMA tu nous tiens ! A peine il y a quelques jours de la semaine dernière, nous étions amenés ici, à travers cette même colonne de l’Edito, à évoquer les « vrais problèmes » de la Compagnie nationale que voilà nous revenions à la charge pour attirer davantage l’attention de l’opinion sur, cette fois-ci, les « vraies solutions » qu’il faille adopter à l’endroit de cette entreprise nous menant la vie de calvaire tous les jours que le Bon Dieu nous offre.
Profondément conscient de la tourmente de son peuple à cause de ces délestages destructifs et ne pouvant pas rester inactif, le Chef de l’Etat Rajoelina Andry prenait une initiative courageuse, la semaine passée, afin de faire tourner les groupes électrogènes d’Ambohimanambola de sorte que l’électricité revienne à la maison, ne serait-ce que pour un temps. Il fallait apaiser les « douleurs ». Et cela, en ponctionnant le budget du département de l’Education nationale. Pourquoi ainsi ? Le MEN, en comparaison avec d’autres ministères disposent d’une surface budgétaire relativement suffisante, le pouvoir central décidait d’opérer une coupe qui ne devrait pas trop léser ce grand ministère. Chose que les autres départements ne pouvaient pas se permettre.
Suite à cette initiative quelque peu risquée, les délestages à travers les zones servies par le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) diminuent sensiblement au grand soulagement des usagers concernés.
Cependant, sauf pour le respect et les honneurs que l’on doit à votre égard Monsieur le Président, on est dans l’obligation de mettre les points sur les « i » que les mesures prises pour soulager les crises des délestages dans le RIA sont uniquement temporaires. On ne pourra pas couper durablement le budget du MEN. On ne peut sacrifier l’éducation des enfants du pays pour sauver aussi longtemps les inepties de la JIRAMA. C’est abject ! Evidemment, il s’agit des mesures « tampon », à titre provisoire. Les vrais problèmes de la JIRAMA exigent de « vraies solutions » s’inscrivant dans le long terme, dans la durée.
Etant donné que le premier vrai problème de la JIRAMA repose sur la mauvaise gouvernance financière. Logiquement, la vraie solution consiste à l’assainissement des finances de la compagnie. Les concitoyens doivent sinon ont le droit de savoir quelles sont les dispositions engagées pour remettre en selle la caisse de la compagnie. Les histoires de subventions doivent impérativement cesser. Non seulement, elles crèvent la caisse publique mais aussi elles pèsent trop lourdes sur les épaules des Malagasy qui sont, au final, doublement pénalisés dont notamment les opérateurs économiques de toute taille. C’est injuste ! Trop, c’est trop !
Le Chef de l’Etat a déjà annoncé la généralisation des installations des panneaux solaires dans plusieurs sites stratégiques de la Grande île et cela afin d’épauler les productions énergétiques provenant des installations déjà existantes d’Andekaleka, d’Ambohimanambola ou d’Antelomita. Il va falloir commencer et accélérer les travaux. Les débuts des chantiers des centrales hydroélectriques de Volobe et de Sahofika ne doivent plus trainer et bien d’autres chantiers pouvant contribuer pertinemment au besoin énergétique du pays.
En cette phase du premier semestre de l’année scolaire, le MEN a besoin réellement de son budget pour bien mettre à flots le fonctionnement de son département. La ponction ne doit pas durer !
Ndrianaivo



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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