Publié dans Editorial

Revigoration à pic !

Publié le mardi, 27 mai 2025

La ressource marine malagasy reprend vie, se revigore. Une revigoration qui tombe à pic, à point nommé et au moment opportun.

Du 26 au 29 mars dernier s’était tenu à Antsiranana un atelier dans l’optique de gérer de façon maximale les ressources marines de la Grande île. Diligentée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à travers son projet « Regenerative Seascapes » (RESEA) financé par Affaires Mondiales Canada, cette initiative a bénéficié de l’appui des départements ministériels malagasy de l’Environnement, de la Pêche ainsi que de la collaboration de « Conservation International ». Une initiative qui tombe à pic voire à point nommé !

 

L’intention, bonne et utile, de revigorer la ressource maritime de Madagasikara revient de loin. Osons-nous l’avouer que l’économie bleue fut, jusqu’à un passé récent, le parent pauvre des régimes ayant succédé dans le pays. On n’a pas su revigorer cette ressource qui regorge des richesses inestimables. Les termes même « économie bleue » sont quelque peu bizarres sinon étranges à nos oreilles. Trop habitués à, entendre des mots comme « industrie », « culture », « élevage », « tourisme », etc. nous ignorons qu’il existe d’autres activités capables de redresser l’économie du pays. La ressource maritime, longtemps oubliée, tente de se remonter en surface pour enfin se revigorer.

L’atelier de trois jours qui s‘était tenu à Antsiranana du 26 au 28 mars dernier se donne l’ambition de ranimer un secteur clé d’activité économique : les ressources marines autrement dit l’économie bleue. L’évènement organisé dans le contexte du cadre mondial de la biodiversité de Kunming Montréal et de l’objectif de protection de 30 % des océans d’ici 2030, a pu réunir des acteurs clés afin de redéfinir des stratégies durables. Les 60 participants composés des personnels de diverses entités et des institutions telles les trois départements ministériels à savoir l’Environnement, la Pêche et l’Aménagement du Territoire, discutaient des points focaux des conventions internationales comme la Convention sur la diversité biologique, la Convention de Nairobi. Les intendants locaux, les organisations telles Blue Ventures, CI, Famelona, l GEF 6, les Aires marines protégées (AMP), Madagascar National Park, ONG Mada, WCS, WWF ainsi que le Centre national des recherches océanographiques (CNRO) de Nosy Be, tous ont été persuadés durant l’atelier de la valeur de l’écosystème malagasy.

Comme il fallait s’y attendre, des résolutions ont été proposées, entre autres « la création et la gestion participative des Aires marines protégées (AMP), la mise en œuvre de la gouvernance communautaire par le biais des Transferts de gestion des ressources halieutiques (TGRH) et l’adoption d’autres mesures de conservation efficaces basées sur la zone (OECM). De même, les intervenants anticipaient des perspectives en analysant les critères bioécologiques, socio-économiques et culturels se basant sur l’intégration de l’entrepreneuriat bleu. De ce fait, « un comité de travail et de réflexion chargé d’élaborer un cadre de gouvernance adapté malagasy », a été mis en place.

Souhait ! Que ledit comité soit concrètement opérationnel ! L’opinion, tout ouïe, attend et espère être mise au courant de l’évolution des travaux  par des rapports continus. On est tous conscients de l’importance cruciale des exploitations rationnelles de nos ressources marines. Conjuguées avec les mises en valeur d’autres richesses naturelles que le pays dispose, Madagasikara sera mis en orbite du développement. 

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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