Publié dans Editorial

Fianar jubile !

Publié le dimanche, 06 juillet 2025

Alors que cinq des six Chefs-lieux de Province sont, pour certains, fiers de leurs atouts économiques et touristiques, et pour d'autres, empêtrés dans un cimetière de projets inaboutis, Fianarantsoa, capitale du pays Betsileo, semble quant à elle sombrer dans une léthargie faite d’immobilisme.

D’Antsiranana à Toliara en passant par Mahajanga, Toamasina et Antananarivo, les cinq Provinces possèdent chacune  des éléments pouvant contribuer à leur développement notamment cultures de rente (vanille, girofle, …), atouts touristiques, grand port, grandes installations industrielles, réserves minières.

 

Mais  Fianarantsoa, malade de l’immobilisme et oubliée de presque par tous les régimes successifs, se trouve coincée et  plongée dans une léthargie profonde. Elle est un peu en retard par rapport aux autres.  Mais voilà que depuis la semaine dernière, Fianar se réveille et jubile. Les Fianarois n’en croient pas à leurs yeux ! Le Chef de l’Etat Rajoelina Andry et son épouse Mialy Rajoelina Razakandisa accompagnés des membres du Gouvernement dirigés par leur chef, en l’occurrence, le Premier ministre Ntsay Christian, débarquent sur place et ce pour un Conseil des ministres décentralisé. Une bonne et grande nouvelle et une surprise pour les habitants de la capitale de la Région de Haute-Matsiatra. Ils n’en croient pas vraiment à leurs yeux. Eux, habitués au train-train de la vie calme de la ville, n’arrivent pas à réaliser ce qui se passe. En effet, le mercredi 2 juillet, la capitale de la Province, Fianarantsoa, accueille le Conseil des ministres décentralisé, le quatrième du genre, dans l’Hôtel des Finances sis dans la ville. 

De tradition, à l’accoutumée, l’essentiel de l’ordre de jour du Conseil des ministres décentralisé se focalise sur les sujets ou les problèmes  relatifs à la Région hôte sinon à la Province concernée. L’ex- Province de Fianarantsoa, en général, et la Haute-Matsiatra en particulier, ont attendu depuis  belle lurette une telle assise ou aubaine pour qu’enfin on se penche sur leurs problèmes qui, pour la plupart, ont trop duré.

Une contradiction à relever, Fianarantsoa avec celle d’Antananarivo sont les Provinces les plus peuplées de Madagasikara. Cependant, Fianarantsoa est la moins développée entre toutes. Elle a des atouts non négligeables. Entre autres, une main-d’œuvre abondante et moins chère que toute unité industrielle doit en avoir  besoin. Avec un potentiel coup de pouce, la Région dotée de technique agricole raffinée en riziculture et d’un important espace cultivable pourra largement contribuer à la lutte pour l’autosuffisance alimentaire. Un fait particulier à noter, Fianarantsoa toise Antananarivo en termes de nombre d’enfants scolarisés notamment au niveau supérieur. La Province regorge d’intellectuels au même titre qu’Antananarivo. Et enfin non pas des moindres, Fianar, vu sa densité démographie, dispose d’un vivier électoral à ne pas sous-estimer. Lors des scrutins présidentiels (2018 – 202), la plate – forme IRMAR, a obtenu un score honorable.

Conscient de tout cela, le Président Rajoelina prend des mesures pertinentes afin d’y remédier. Modernisation des infrastructures sanitaires et scolaires, dotation de nouvelles installations culturelles (coliseum), création des unités de production et surtout couronnées par la distribution des aides d’appui du genre « Tosika fameno ». Bref, le tout fianarois jubile ! 

Le geste bienveillant du pouvoir à l’endroit de Fianarantsoa s’inscrit dans une dynamique  ancrée dans le principe de redevabilité. Une reconnaissance de … dette morale sinon un retour d’ascenseur. Fianarantsoa mérite bien cela. 

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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