Publié dans Editorial

« Win-Win ! »

Publié le dimanche, 10 mars 2019

 Le Président malagasy Rajoelina Andry Nirina effectue une visite d’Etat du 10 au 13 à l’île Maurice.  En tant qu’invité d’honneur, le Chef de l’Etat assistera et honorera de sa présence les cérémonies officielles de célébration de la fête nationale de l’île sœur du 12 mars. L’armée malagasy sera présente au cours du défilé militaire. Faut-il signaler que ce déplacement du locataire d’Iavoloha à Maurice se situe dans le cadre du raffermissement des liens de fraternité entre les deux peuples partageant le même espace des Mascareignes de l’océan Indien. C’est la réponse logique d’un geste d’amitié d’une île sœur quand elle avait bien voulu accepter d’envoyer une personnalité de haut rang, un vice-Premier ministre, pour honorer de sa présence les cérémonies d’investiture du Président de la République, Rajoelina Andry Nirina, le 19 janvier à Mahamasina. En effet, Yvan Collendavelloo, le numéro 2 du Gouvernement mauricien se trouvait dans nos murs pour la circonstance.  C’est une grande première pour Madagasikara qu’un Chef d’Etat malagasy soit invité avec les honneurs pour assister aux cérémonies de la fête nationale de l’île Maurice. Effectivement, la grande île retrouve son ... rang ! Longtemps ignoré, comme un « gros sou sans valeur » (Ariary be), Madagasikara reprend sa place.

Et entre gens bien élevés et dignes, on se respecte ! En marge de cérémonies officielles de la fête et au-delà de l’aspect protocolaire, le Président malagasy met à profit ce voyage d’Etat pour tisser de nouveaux liens, d’ordre économique notamment. En ce sens, un forum économique entre dans l’agenda de la visite. On n’ignore pas que la petite île Maurice est un géant parmi les îles voisines et intègre, bel et bien, depuis belle lurette, la cour des grands à l’échelle continentale. Il y a donc des opportunités à saisir ! Seulement, il faudrait que la délégation malagasy veille à ce que le tout s’inscrit dans la ligne droite du principe des intérêts mutuels. Le respect  du  concept  « gagnant-gagnant » s’impose. Madagasikara, le maillon faible de la chaîne parmi les Mascareignes en particulier, et en Afrique en général, subit l’implacable loi du plus fort. La plupart des contrats se faisaient dans un cadre « perdant- gagnant ». Les pays comme les Comores qui étaient toujours en retrait sur le plan économique par rapport à la Grande île se permettent, aujourd’hui, de toiser Madagasikara. D’un côté, les gros investisseurs mauriciens lorgnent les immenses potentialités que la Grande île dispose, en termes d’espace, de main-d’œuvre et de consommateurs tandis que nous, de l’autre, nous avons hautement intérêt à attirer des capitaux frais. L’on sait également les expertises mauriciennes en matière de zones franches  plus précisément les Zones économiques spéciales (ZES) et qu’ils veuillent bien les exporter vers les îles voisines. De ce fait, il faut que les dirigeants malagasy sachent bien discerner le vrai du faux chemin. A rappeler que les députés de l’opposition (TIM et MAPAR), à l’époque des faits, ont voté contre le projet de loi du régime HVM voulant implanter à Madagasikara des ZES, le cas de l’Anosy à titre d’exemple.   Tout sujet de coopération peut être abordé, à une condition que le contrat de partenariat respecte la base des intérêts mutuels. Le Business Forum doit aller dans le sens du « Win-Win ».
   Ndrianaivo

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Editorial

  • Projets délirants ?
    Fous ! Chimériques ! Utopiques ! Tels sont les termes signifiant comment les sceptiques voient les projets présidentiels. Des projets pharaoniques, impossibles disent les uns. Fruits de la rêverie d’un jeune visionnaire ironisent les autres. En effet, étant vu les capacités matérielles limitées de la Grande île, compte tenu des ravages de la pandémie et considérant les besoins nécessaires pour la relance économique, les concrétisations de grands projets dans un contexte pareil relèvent de la délire, un pari inaccessible ! Contre toute appréhension et en dépit des doutes, lesdits projets prennent forme l’un après l’autre. Du moins en phase d’être pour certains cas.Projet « Tanamasoandro » à Antananarivo et environs. Quand le roi Andrianjaka (1610-1630) investit la colline d’Analamanga en 1610 et fonda la « Cité des Mille » (guerriers) en chassant les Vazimba, la plaine d’en-bas (Plaine d’Antananarivo) n’était qu’un espace désert. Il a fallu le transformer en zone…

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