Publié dans Editorial

Initiative irresponsable et incendiaire

Publié le jeudi, 05 mars 2020 Écrit par 
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A quoi joue la CENI ? Rakotonarivo Thierry, le vice-président, agit-il pour le compte de qui ? Ou bien est-ce un acte délibéré isolé ? En tout cas, un acte irresponsable et incendiaire. Geste navrant de la part d’un grand commis de l’Etat !

Un million et plus de cartes d’identité aux numéros identiques et quelque 400 doublons de cartes d’électeurs ! Un pavé dans la mare que Mr Rakotonarivo jette inconsciemment et  éclabousse sinon salit  indécemment les nouveaux dirigeants démocratiquement élus. Quelle bourde !

Du coup, les losers du microcosme politique sautent sur l’occasion inespérée. Ils se liguent et se lèvent pour dénoncer la crédibilité du régime IEM. L’aubaine leur est ainsi offerte, sur le plateau d’argent, pour remettre en cause le choix populaire et jusqu’à réclamer l’annulation pure et simple de toutes les élections de 2019-2020. Le RMDM a vu ses rangs grossir. Les têtes brûlées du HVM, Andriamandavy VII et consorts rejoignent le camp de Tsarahamy et acolytes.

Rakotonarivo Thierry a mis de l’huile sur le feu. Déjà l’atmosphère politique locale frise une ambiance électrique et le feu couve de partout que voilà la CENI prenne une initiative irresponsable et incendiaire. Contexte malsain, entre autres, prise de becs entre Tsimbazaza et Anosikely. Le torchon brûle avec en toile de fond la session extraordinaire dont les intérêts politiques mis en jeu divergent à 180°. La menace préoccupante de l’infiltration à l’intérieur du pays  du Covid-19 n’arrange point les choses.  Et l’édifice prend feu !

Personne ne remet en cause le souci de transparence qui  motive selon les locataires d’Alarobia leur geste seulement le contexte qui  prévaut n’y prête guère. Des informations incendiaires de ce genre exigent avant toute publication des précautions particulières et pointilleuses sinon du tact. Il faudrait procéder, au préalable, à des recoupements et des vérifications. La CENI aurait dû éviter de créer une situation de panique gratuite et inutile encore moins de crever une brèche permettant aux détracteurs du régime de s’y engouffrer. En tout cas le mal est fait, le pot cassé ! Elle en est, d’ailleurs, la première victime.

Maintenant, Maitre Rakotomanana Hery, le patron de la CENI, tente de recoller les débris. L’œuvre risque fort d’être trop tard. Etant malheureusement l’avocat du diable, il essaie d’apaiser la tension. Le président de la CENI rassure que les « irrégularités » constatées n’influent aucunement sur  la crédibilité des résultats proclamés des élections (présidentielle, députations et les communales) de 2019-2020. En tout cas, il s’agit là d’une vérité incontestable du fait que chaque électeur a fait son devoir de citoyen en présentant chacun sa carte d’électeur dont le nom coïncide avec celui mentionné dans  sa carte d’identité nationale. En outre, il n’y a pas eu un électeur ayant pu voter un million de fois ou 400 fois. Un électeur et un vote ! Quoi de plus normal et logique ! Ainsi, Président de la République, députés, maires et conseillers municipaux, ils ont été élus de façon démocratique  et selon la règle de l’art. Les observateurs nationaux et internationaux cautionnent effectivement les résultats. Ibidem la HCC !

N’empêche que Rakotonarivo Thierry a mis malgré lui le feu aux poudres. Une initiative malheureuse dont les impacts secouent, un peu, la stabilité de la forteresse du régime.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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