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Sur terrain. Les ambassadeurs de l’Union européenne et de France à Madagascar se sont rendus sur le site du futur barrage hydroélectrique de Volobe, un projet crucial pour répondre aux besoins énergétiques croissants du pays. Développé dans le cadre d’un partenariat public-privé, cet ouvrage vise à améliorer l’accès à l’électricité pour environ deux millions de personnes, tout en soutenant le développement industriel et économique de Madagascar.

 

La production annuelle estimée à 750 GWh, pour une capacité installée de 120 MW, permettra de couvrir environ 35 % de la consommation nationale actuelle en électricité. En plus de répondre à une demande accrue, ce projet va réduire la dépendance du pays aux importations de combustibles fossiles, ce qui renforcera la balance des paiements et allègera les charges financières de la JIRAMA. A travers cette initiative, Madagascar entend également renforcer son accès à une énergie durable, en phase avec les objectifs de la transition énergétique mondiale. L’ambassadeur de l’Union européenne a déclaré : « Ce projet est stratégique pour Madagascar. Il permettra non seulement de répondre aux besoins énergétiques, mais aussi d’accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays ». Après avoir franchi plusieurs étapes importantes, dont l’obtention du permis environnemental en 2022 et la signature des accords de concession avec l’Etat en 2023, le projet entre désormais dans une phase cruciale avant le lancement des travaux.

 

Opportunité

 

Les prochaines étapes comprennent la mise en œuvre des plans socio-environnementaux, la finalisation du financement et le lancement des appels d’offres pour les constructions. L’engagement de plusieurs partenaires internationaux et institutions financières témoigne de la solidité du projet, tant sur le plan technique que financier. Les ambassadeurs ont également rencontré les autorités locales et les communautés concernées pour s’assurer de leur implication dans le processus.

 

Lors d’une rencontre avec les représentants des communautés de base, le maire de la commune d’Ambodilazana a exprimé l’importance du projet pour la région : « Nous attendons beaucoup de ce barrage. Il apportera non seulement une électricité fiable, mais créera aussi de nouvelles opportunités d’emploi pour les habitants ». Les autorités régionales, dirigées par le gouverneur par intérim de la Région d’Atsinanana, ainsi que les acteurs locaux du développement, ont également souligné le rôle crucial que jouera le projet « Volobe » dans la croissance économique régionale. De plus, selon un entrepreneur local, « l’accès à une électricité fiable est essentiel pour nous. Cela nous permettra de développer nos activités et d’améliorer notre compétitivité ».

Grâce à ce projet structurant, Madagascar se dirige vers une meilleure autonomie énergétique et une modernisation de son réseau électrique, des éléments clés pour son développement à long terme.

 

Hary Rakoto

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de gens prennent le transport en commun en allant de Tsarasaotra vers Anosy-Avaratra. Hier soir, ils ont été surpris en descendant du bus à Vavafolo. En effet, une clôture bloquait la circulation, rendant la route impraticable. Les usagers ont ainsi exprimé leur étonnement. « Nous avons été surpris car ce matin encore, nous avons emprunté cette route pour aller travailler », témoigne Eva. Elle ajoute : « A midi, j’ai entendu parler de l’effondrement des pavés. Cependant, je ne pensais pas que la route serait totalement fermée. J’ai ainsi poursuivi mon chemin. Désormais, je dois faire un détour par Ivandry et Analamahitsy pour rentrer à Soavinimerina ». Les premières constatations ont révélé un affaissement progressif de la digue. Face à cette situation, les autorités locales sont rapidement intervenues. Ainsi, le maire d’Anosy-Avaratra et les responsables au sein de la Région d’Analamanga se sont rendus sur place afin de constater l’ampleur des dégâts. Un trou de dix mètres de long s’est formé, menaçant d’endommager les pavés. « Nous devons agir vite. Si nous n’intervenons pas rapidement, l’érosion risquerait de s’étendre jusqu’aux pavés, ce qui représentera un réel danger », a déclaré Mbolatahiana Ranaivoalisaona, directeur des infrastructures et du développement de la Région d’Analamanga.

Mesures immédiates

La saison des pluies complique encore davantage la situation. « Ainsi, la circulation sur cet axe doit être interrompue temporairement, car la route continue de s’affaisser sous l’effet des intempéries », précise-t-il. Toutefois, il se veut rassurant : « Une fois que la pluie cesse de tomber, nous prévoyons de rouvrir la route ». Effectivement, cette route joue un rôle essentiel pour la population locale. Elle constitue un axe majeur, en reliant ainsi plusieurs Communes. C’est pourquoi Marino Rakotondralala, maire d’Anosy-Avaratra, a exprimé sa reconnaissance envers les autorités compétentes. « Nous remercions la Région d’Analamanga pour sa réactivité. Hier, le problème a été signalé. Et aujourd’hui, des mesures sont déjà prises ». Quoi qu’il en soit, la fermeture de cette route complique le quotidien des riverains. Désormais, ils doivent emprunter des itinéraires plus longs, allongeant ainsi leur temps de trajet. Cette situation met en évidence la nécessité d’un entretien régulier des infrastructures. A l’avenir, il serait crucial d’anticiper ce genre de problème afin de minimiser les impacts sur les usagers.

Carinah Mamilalaina

 

Deux zones de convergence inter-tropicale (ZCIT) sont sous surveillance dans l’océan Indien et le canal de Mozambique. A partir du début de la semaine prochaine, la température élevée de la surface de l’océan ainsi que l’établissement d’un canal d’évacuation au Sud pourraient potentiellement aider un nouveau système à se développer significativement. Ainsi, le risque de formation d’une tempête tropicale s’accroît au-delà de lundi, selon les produits d’ensemble du Centre européen de prévision (CEP).

 

Le Centre météorologique régional spécialisé (CMRS) de La Réunion, dans son bulletin ZCIT du jour, estime que le risque de formation d’une tempête tropicale deviendrait « modéré » à partir de mardi avec une probabilité de 30 à 60 %. Néanmoins, le cisaillement devrait persister en cours de la semaine prochaine, ce qui limiterait le potentiel d’intensification du système. A ce stade, les modèles semblent osciller entre le stade de dépression tropicale et celui de tempête tropicale.

 

En ce qui concerne Madagascar, la circulation dépressionnaire pourrait favoriser les précipitations sur la côte Est à partir de ce week-end. Par ailleurs, le flux de mousson, renforcé par la circulation dépressionnaire dans le canal de Mozambique, apporte des conditions atmosphériques durablement humides sur la côte Ouest. Il n’est pas exclu que l’intensité des pluies puisse être importante entre Morondava Morombe, en début de la semaine prochaine. Sur ce, la population devrait toujours se préparer à des précipitations abondante.

 

Le nombre des personnes décédées est actuellement de 12, selon le bilan provisoire émanant du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), en date du 21 février 2025 à 9h 30. 17.908 personnes sont actuellement sinistrées, soit 4.712 ménages, réparties dans les Districts d’Ambositra, Ambatofinandrahana, ainsi que les Régions d’Analamanga, Menabe et Vatovavy.

 

Anatra R.

Les Ankoay de Madagascar ont connu une entrée en matière difficile, hier, au Palais des Sports de Mahamasina, lors de leur premier match de la troisième fenêtre de qualification pour l'Afrobasket 2025. Madagascar a été battu par la Côte d'Ivoire sur le score de 106 à 73.

La tâche était ardue pour M'Madi, Anthony, Elly et leurs coéquipiers qui n'ont pas réussi à rivaliser avec les Éléphants de la Côte d'Ivoire, emmenés par Matt Castello, de retour après avoir manqué la deuxième fenêtre en Afrique du Sud.

Malgré une meilleure maîtrise en seconde mi-temps (18-18 et 31-31), l'entame de match timide et la panique des joueurs malalagasy ont coûté cher. Les Éléphants ont creusé un écart de 35 points, en premiere période.  Dès le premier quart temps, ils ont pris le large au tableau (26-6).

« Pris de panique, les joueurs n'ont pas su prendre le match en main dès le début. Le manque de concentration, les pertes de balle et une défense défaillante ont été préjudiciables. Nos adversaires ont su profiter de ces faiblesses », a reconnu Alphonse Marie Jeannot Ravonimbola, entraîneur des Ankoay. Les Éléphants ont marqué 23 points sur les pertes de balle malgaches.

Malgré ces difficultés, M'Madi Mathias a su tirer son équipe vers le haut, avec 17 points, 7 rebonds et 4 passes décisives.

En seconde période, les Ankoay ont montré un meilleur visage, mais l'écart était trop important. Les Ivoiriens se sont contentés de gérer leur avance (18-18 à la fin du troisième quart-temps et 31-31 dans le dernier quart-temps), alors que les Malgaches avaient pris le dessus (11-4).

« Plusieurs joueurs n'ont réussi à entrer dans le match que dans les dernières minutes. Kiady Razanamahenina, blessé à la cheville la veille du match, n'a pas pu marquer, alors qu'il est l'un de nos meilleurs tireurs à trois points. Elly Randriamampionona n'a réussi son premier tir à trois points que dans les 7 dernières minutes », a expliqué coach Jeannot.

Face à l'Egypte, vainqueur du Centrafrique (75-71) lors du match inaugural, les Ankoay sont déterminés à donner du fil à retordre à leurs adversaires. « Nous allons jouer notre jeu. Les joueurs doivent prendre le match en main dès le début. Nous ne nous laisserons plus dominer. Nous allons essayer de tirer, d'être agressifs en défense », a déclaré l'entraîneur malagasy.

Pour Sitraka Raharimanantoanina, « si nous jouons en groupe, nous pouvons faire quelque chose. Mathias et Elly peuvent briller individuellement, mais nous devons jouer ensemble et limiter les pertes de balle ».

Ce samedi, Madagascar affrontera l'Egypte, avant de rencontrer le Centrafrique dimanche. Rappelons que trois équipes sur les quatre engagées dans ce groupe D se qualifieront pour l'Afrobasket en Angola en 2025.

Elias Fanomezantsoa

 

la Une du 210225

Publié le jeudi, 20 février 2025

Après deux premières fenêtres de qualification disputées en février et novembre 2024, la Grande île accueille, du 21 au 23 février, l'un des trois tournois de la dernière ligne droite des éliminatoires de l'AfroBasket 2025. 

Trois matchs décisifs attendent les Malgaches au Palais des sports de Mahamasina. Ils débuteront la compétition ce vendredi face à la Côte d'Ivoire, grand favori du groupe D, dans une rencontre qui s'annonce déjà électrique. Trois places, quatre équipes : l'enjeu est de taille pour la Côte d'Ivoire, l'Egypte, Madagascar et la République centrafricaine qui s'affrontent pendant trois jours à Antananarivo.

D'intenses fusillades qui ont accompagné la traque et l'arrestation, à la fois à Ankadievo et à Andohatapenaka, de 4 autres présumés auteurs des précédents braquages survenus dans la capitale, se sont finalement soldées par l'élimination de trois d'entre eux, et la mise en captivité d'un quatrième, hier vers le milieu de l'après-midi. Par ailleurs, un policier a reçu une balle dans une main et a dû être évacué à l'Hôpital militaire de Soavinandriana. Des témoins ont affirmé que les coups de feu se sont poursuivis pendant plus d'une heure à Andohatapenaka.

Le projet « Pipeline Mandrare Sampona », avance à grand pas. Selon les dernières informations, 85 % des travaux de réhabilitation sont déjà terminés et l'inauguration est prévue pour le mois prochain. Plus de 40.000 personnes, issues de 8 000 foyers répartis dans les Communes d'Amboasary-Atsimo, Sampona, Maroalopoty et Maroalomainty, bénéficieront de ce projet d'adduction d'eau potable. Ce projet, financé par la Banque mondiale dans le cadre du programme MIONJO, permettra d'améliorer l'accès à l'eau pour les populations locales et de soutenir le développement de diverses activités économiques.

Depuis mercredi, l'eau monte à Laniera. Par conséquent, les habitants ont partagé leur inquiétude : « Si la pluie continue encore pendant deux jours, la route menant vers Tsarasaotra risquerait d’être coupée ». En effet, cette route est essentielle car elle dessert Ivato, Tsarasaotra et leurs environs. Ainsi, son inaccessibilité perturberait fortement les déplacements quotidiens. Cette inondation survient après une longue sécheresse. En effet, de novembre 2024 à fin janvier 2025, la localité de Laniera et ses environs ont souffert d’un manque d’eau. Et actuellement, les résidents sont préoccupés par la montée des eaux. 

L’an dernier, Madagascar a accueilli environ 308 000 touristes. Ce chiffre marque un changement dans la relance du secteur. Selon Lova Rakotomalala, directeur exécutif de la Confédération du tourisme de Madagascar, la tendance est positive. « Nous sommes actuellement sur la bonne voie. Le tourisme est bel et bien de retour. It’s time to celebrate », a-t-il déclaré. Pourtant, la crise sanitaire a laissé des séquelles profondes. En effet, les 19 mois de fermeture des frontières ont entraîné une perte estimée à 900 millions d’euros. De plus, 80 % des employés du secteur ont été placés en chômage technique. 

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Editorial

  • Coup de massue !
    L’administration américaine publie de nouvelles mesures douanières pour les produits africains dont Madagasikara. Le décret signé par Donald Trump, le Président des Etats-Unis d’Amérique fixe à 47% les droits de douane pour tous les produits dont ceux venant de la Grande île. Un authentique coup de massue pour toutes les économies africaines concernées. Un coup dur qui défraie la chronique du continent noir.

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