Pose d’écharpe pour les maires d’Ambatondrazaka. Samedi dernier s'est déroulée la cérémonie d'investiture des 53 maires élus des Districts d'Ambatondrazaka, Amparafaravola et Andilamena. L'événement, précédé d'une procession festive traversant la ville, a été marqué par la présence du préfet d'Ambatondrazaka, lui-même honoré d'une récompense. La cérémonie a été dirigée par le ministre de l'Intérieur en charge de la Région d’ Alaotra- Mangoro, accompagné de plusieurs membres du Gouvernement, notamment la ministre de la Population et de l'Unité, Razafinjato Aurélie. Cette investiture symbolise le renouvellement des instances municipales et marque le début d'un nouveau mandat pour ces élus locaux.
La sous-secrétaire générale des Nations unies et coordinatrice du SUN à Madagascar. Du 22 au 26 février 2025, Madagascar accueillera Mme Afshan Khan, sous-secrétaire générale des Nations unies et coordinatrice du mouvement SUN (Scaling Up Nutrition), pour une visite cruciale dédiée à la lutte contre la malnutrition. Cette visite permettra à Mme Khan de rencontrer des membres du Gouvernement malgache et des partenaires clés du mouvement SUN, notamment l'Office national de la nutrition (ONN) et les plateformes SUN nationales. L'objectif principal est d'améliorer la coordination des actions et d'évaluer l'efficacité des initiatives nutritionnelles en cours sur le terrain. La présence simultanée de M. Brieuc Pont, envoyé spécial pour la nutrition et secrétaire général du sommet de la Nutrition pour la croissance (N4G) prévu à Paris en mars 2025, représente une opportunité exceptionnelle pour Madagascar. Ce contexte permettra au pays de réaffirmer ses engagements politiques et financiers dans la lutte contre la malnutrition, suite à sa participation au sommet de Tokyo en 2021. Membre du mouvement SUN depuis septembre 2012, Madagascar s'appuie sur une feuille de route nationale, soutenue par l'ONN, visant à améliorer la nutrition, en accordant une attention particulière aux besoins des mères et des enfants. La visite de ces hauts responsables souligne l'importance accordée à la problématique de la malnutrition à Madagascar et l'engagement international à soutenir le pays dans ses efforts.
150 arbres royaux ont été plantés ce weekend au Rovan’ i Madagasikara. Ce week-end, 150 arbres royaux comme l’aviavy (Ficus carica) et l’amontana (Ficus baronii) ont été plantés au Rovan'i Madagasikara, marquant un événement significatif pour la préservation de l'environnement et le renforcement du patrimoine culturel. L'initiative a rassemblé des bénévoles de l'organisation Orange Solidarité Madagascar, dirigée par Benja Arson, ainsi que plus de 200 enfants issus du programme "Ecole numérique". La ministre de la Communication et de la Culture, Mara Volamiranty Donna, a souligné l'importance de préserver les trésors nationaux, exhortant tous les participants à agir avec diligence pour protéger ces richesses. L'objectif de cet événement était de stimuler la fierté malgache à travers le patrimoine, encouragent ainsi la population à prendre en charge son avenir et à contribuer au développement durable enraciné dans les valeurs locales. Cette action bénéficie également du soutien actif d'associations et de la communauté royale de Madagascar, reflétant une collaboration unifiée pour un avenir commun.
Protection des installations en charge de l’autoroute Tana-Toamasina. Les récentes intempéries qui se sont abattues sur la Région d'Analamanga, pendant plus d'une semaine, ont entraîné des crues importantes autour du chantier de l'autoroute Antananarivo-Toamasina à Ambodifasina. Pour protéger le site de SAMCRETE, société en charge de la construction, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) ont pris des mesures d’urgence. Les eaux des cours d’eau situés entre Ambodifasina et Antsofinondry sont désormais évacuées vers le lac Iarivo Ivato. Cette opération vise à prévenir la rupture de la digue du côté de Vavafolo, une situation qui pourrait aggraver les inondations dans la zone. Pour mener à bien ces travaux, qui ont été réalisés dans la nuit de samedi à dimanche, deux motopompes ont été mobilisées. Par ailleurs, la Gendarmerie a été déployée pour assurer la sécurité de l’opération de drainage. Les fortes pluies ont déjà causé des dégâts, notamment l’affaissement de certaines bordures de la route digue et des inondations ayant endommagé une partie des travaux de terrassement. Depuis jeudi, l’accès à cet axe a été limité pour éviter tout risque supplémentaire.
Le Président de la République de Madagascar Andry Rajoelina a reçu son trophée de "Leader politique africain de l'année" par l'African Leadership Magazine (ALM) lors de la 14e cérémonie des "Persons of the Year" qui s'est tenue à Casablanca, au Maroc samedi dernier. Un titre prestigieux qui vient récompenser son engagement en faveur du développement de Madagascar et du continent africain.
La remise du prix au Chef de l’Etat malgache, effectuée par l'ancien Président tanzanien Jakaya Kikwete et le fondateur du magazine Ken Giami, a été marquée par un standing ovation. De nombreux participants se sont empressés de prendre des photos et selfies avec le Président malgache. Une reconnaissance qui confirme sa popularité grandissante sur la scène africaine.
Dans son discours de circonstance, le Président Rajoelina, pas arrogant, a indiqué que ce trophée est, selon lui, « une motivation pour continuer à bâtir, à innover et à transformer mon pays ». En récoltant 65,69% des suffrages lors du vote en ligne organisé à l'échelle du continent, le Président malgache voit surtout dans cette distinction la reconnaissance d'une vision et d'actions concrètes. Une transformation, dit-il, qui passe par des infrastructures majeures comme la première autoroute reliant Antananarivo à Toamasina, un projet réduisant le temps de trajet de 10 heures à 2 heures 30 minutes. Une modernisation qui se traduit aussi par le transport urbain par câble pour fluidifier la circulation dans la Capitale.
Leadership
Mais le Président malgache voit plus loin. Il place le leadership au cœur du développement. « Un leadership fort, visionnaire et inclusif, c’est la clé pour transformer un pays », affirme-t-il. Pour lui, l'Afrique doit cesser de se complaire dans le constat et agir. Il préconise des infrastructures modernes, des réseaux énergétiques interconnectés et une transformation numérique accélérée.
L'agriculture constitue un autre levier majeur de développement. Rajoelina rappelle que Madagascar est le troisième producteur de riz du continent et veut faire du pays le grenier rizicole de l'Afrique. Il mise sur la modernisation des pratiques agricoles, la mécanisation et les semences améliorées pour tripler les rendements. « Un bon Président est celui qui sait nourrir sa population », répète-t-il.
L'énergie est aussi au centre de sa stratégie. Avec l’installation de parcs solaires et de batteries de stockage, combinés aux barrages hydroélectriques, 70% de l'électricité de la Capitale sera propre cette année. « Nos objectifs sont ambitieux mais notre vision est claire et nous sommes déterminés à les atteindre », assure-t-il.
Le tourisme n'est pas en reste. Madagascar veut s’imposer comme une destination de premier plan en investissant dans des infrastructures conformes aux normes internationales et en favorisant un tourisme écoresponsable. Des hôtels 5 étoiles sont en construction et des écolodges haut de gamme verront le jour.
Enfin, Rajoelina mise sur la technologie avec la construction du Palais du Futur et de l’Innovation, un centre connecté alimenté par l'énergie renouvelable. « Etre un leader, ce n’est pas seulement avoir une vision, c’est savoir la transformer en actions », conclut-il.
Lalaina A.
La Chambre de commerce et d’industrie d’Analamanga (CCIA) et l’Entrepreneurship Mentoring Council (EMC) ont récemment scellé un partenariat stratégique visant à renforcer l'accompagnement des entrepreneurs malgaches. Ce nouvel accord, concrétisé par la signature d’une convention, s’inscrit dans une dynamique de soutien accru aux jeunes entreprises et startups locales, avec pour objectif de favoriser leur croissance et leur pérennité. L'initiative portée par l’EMC, à travers son programme de mentoring, vise à redynamiser l’écosystème entrepreneurial de Madagascar. L'association ambitionne de créer une nouvelle génération d'entrepreneurs, mieux armés pour faire face aux défis économiques et aux aléas du marché. Le programme de mentoring, cœur du dispositif, met à disposition des jeunes entreprises des mentors expérimentés, leur fournissant conseils, orientations et outils indispensables à la réussite de leurs projets. Grâce à ce partenariat, les activités de mentoring de l’EMC se dérouleront désormais dans les locaux de la CCIA, offrant ainsi un environnement propice à la collaboration et à l'innovation. « Ce partenariat va permettre d'offrir un soutien encore plus structuré aux jeunes entrepreneurs. L'accès aux ressources de la CCIA est une opportunité inédite pour nos entreprises mentorées », a déclaré un membre du CCIA.
Accompagnement sur mesure
En plus de cet espace de travail, la CCIA, forte de son réseau et de son expertise, mettra à la disposition des entreprises mentorées une série de ressources. Cela inclut un accompagnement sur mesure pour leur développement, avec un accent sur l’accès à des formations, des rencontres d’affaires et des opportunités de networking. D’ailleurs, l’un des objectifs principaux de ce partenariat est de former des entrepreneurs plus résilients. L'EMC, à travers son programme de mentoring, se donne pour mission d'aider ces porteurs de projets à surmonter les obstacles auxquels ils sont souvent confrontés. « En tant que jeune entrepreneure, bénéficier du soutien de mentors expérimentés me permet d’éviter les erreurs courantes et d’accélérer le développement de mon activité », témoigne Fanja, fondatrice d'une startup spécialisée dans les technologies de l'information. Ce soutien est crucial dans un contexte où les entrepreneurs malgaches font face à des défis multiples, qu'il s'agisse de financement, d'accès au marché ou de gestion administrative. A travers cet accord, l'EMC et la CCIA ambitionnent de bâtir un cadre solide pour encourager la résilience, l’innovation et la croissance des entreprises locales, contribuant ainsi à l’essor économique du pays.
Depuis le mois de décembre 2024, Madagascar s'est lancé dans la 7ème vague de l'enquête par grappe à indicateurs multiples (MICS 7). Cette initiative nationale, menée par l'Institut national de la statistique (INSTAT), en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et la Banque mondiale, vise à recueillir des données cruciales pour améliorer les conditions de vie des enfants et des femmes.
Parmi les 25 équipes déployées à travers le pays, l'équipe n° 11, dirigée par Holinirina Raharimanantsoa, travaille d'arrache-pied dans la Région d'Amoron'i Mania. Cette équipe, composée de six personnes, a pour mission d’y collecter des informations précieuses. Elle a effectué une descente dans deux Fokontany de la Commune de Fiadanana, à savoir Ambohimanjaka et Ambohiboahangy.
Dans ces deux Fokontany, l'équipe n° 11 travaille sur un échantillon de ménages dont 5 à Ambohiboahangy et 19 autres à Ambohimanjaka pour mener des enquêtes approfondies. Chaque enquête dure en moyenne 2 heures par ménage et aborde des sujets variés tels que la santé maternelle et infantile, l'éducation, la protection de l'enfance, la violence basée sur le genre, l'utilisation de moustiquaires imprégnées et l'accès à l'eau et à l'assainissement.
Les enquêteurs utilisent des tablettes pour recueillir les données, ce qui permet un suivi précis et une saisie intelligente des informations. Ils réalisent également des mesures anthropométriques auprès des enfants de moins de 5 ans et effectuent des tests de qualité de l'eau dans chaque ménage.
Malgré l'importance de leur mission, cette équipe rencontre des défis à surmonter sur le terrain. Les difficultés d'accès aux zones enclavées, les routes coupées par les eaux et l'absence des personnes devant être enquêtées en raison des travaux agricoles ou des marchés hebdomadaires sont autant d'obstacles à surmonter.
« Nous devons souvent parcourir de longues distances à pied, parfois jusqu'à 25 km, pour atteindre les ménages. Mais notre motivation est restée intacte car nous savons que les données que nous recueillons sont essentielles pour améliorer la vie des enfants et des femmes dans cette Région », témoigne Holinirina Raharimanantsoa.
La mission de l'équipe n° 11, comme celle des 24 autres équipes déployées à travers l’île, est essentielle pour la réussite de l'enquête MICS 7. Les données collectées permettront d'éclairer les décisions politiques, de suivre les progrès accomplis et de mettre en place des actions ciblées pour améliorer les conditions de vie de la population, en particulier celles des enfants et des femmes. Les résultats de l'enquête seront disponibles à partir d'octobre 2025.
Elias Fanomezantsoa
A peine eut-elle reçu l'écharpe et déclarée officiellement mairesse de Mangataboahangy, District d'Ambatofinandrahana, lors de la cérémonie qui s’est tenue jeudi dernier à Ambositra, Narindra ou Ranivoarivony Narindraniaina a été froidement assassinée sur le chemin du retour menant vers la localité où elle a été élue, vendredi dernier. La voiture qui l'a transportée fut criblée de balles. La mairesse fut mortellement touchée par deux projectiles. Son chauffeur a survécu quoiqu'il ait également reçu une balle. Seul le frère de la victime est indemne. Nous y reviendrons encore.
Aussitôt, le groupement de la Gendarmerie dans la Région d'Amoron'i Mania a démarré une enquête. Celle-ci fut couronnée par l'arrestation de 3 suspects dans l'affaire à Ambatofinandrahana. L'un d'eux serait un ancien responsable communal de Mangataboahangy. Leur arrestation remonte samedi soir dernier. Puisque l'enquête est encore en cours, il serait encore trop tôt de savoir le vrai mobile de ce crime abject. En attendant, la Gendarmerie parle d'un homicide tout court. La preuve, les agresseurs n'ont rien volé sur les occupants du véhicule 4x4 visé.
Pour revenir brièvement dans les circonstances de ce drame, l'attaque s'est produite à 20 km d'Itremo, District d'Ambatofinandrahana, et sur une portion de voie située entre Ambavalozakely et Ankafotra. 10 hommes en embuscade ont intercepté le véhicule de la mairesse et non moins ex-sage femme. Mais ce sont surtout 4 assaillants, armés de fusils de chasse et de Mas 36 qui ont arrosé le véhicule avec des tirs nourris. D'après le frère de la mairesse, celle-ci a reçu deux balles dont l'une dans l'œil, et l'autre dans le cou. « Tout au long de la route, nous avons rencontré pas mal de barrages avant que nous tombions finalement dans cette embuscade meurtrière », explique l'homme.
Rappelons à cet effet que le prédécesseur, qui n'est autre que le père de la victime, a également été assassiné dans les mêmes circonstances tragiques, dans un passé récent.
Face à cette situation, l'Organisation mixte de conception (OMC) dans ce District, sous la houlette du préfet d'Ambositra, a convoqué une réunion d'urgence. Sur le terrain, les éléments du groupement de la Gendarmerie d'Amoron'i Mania et ceux de la Circonscription inter-régionale de la Gendarmerie nationale (CIRGN Fianarantsoa) effectuent encore une opération de ratissage afin de retrouver les autres suspects dans cette affaire.
Franck R.
Madagascar a créé la surprise en se qualifiant pour l'AfroBasket 2025, 14 ans après sa première participation en tant que pays organisateur. Un exploit retentissant pour les Ankoay qui ont battu l'Egypte, une nation majeure du basketball africain, lors des éliminatoires.
Malgré une défaite face à la République centrafricaine lors de leur dernier match, les Malgaches ont validé leur billet pour l'Angola grâce à leur victoire surprise contre l'Egypte (82-80). Un match serré où Madagascar a joué une défense solide et un mental de fer face aux Egyptiens.
Le coach Jeannot Ravonimbola a souligné la détermination de ses joueurs et leur capacité à résister avec les meilleures équipes du continent. Il a également mis en avant l'importance de la victoire face à l'Egypte, acquise sur le terrain et non en tant que pays organisateur. Si la qualification est une source de fierté, l'entraîneur Rija Lohatan a souligné la nécessité de renforcer la préparation de l'équipe en regroupant les joueurs plus tôt pour une meilleure cohésion.
« L'objectif des joueurs était d'obtenir la qualification, et c'est chose faite. Nous l'avons gagnée sur le terrain, et non en tant que pays organisateur. Le but n'était pas de battre un pays en particulier, mais de décrocher cette qualification à domicile. Le point à améliorer est de regrouper les joueurs quelques mois à l'avance afin de former un groupe compact », a déclaré Rija Lohatan.
Un public critiqué
L'entraîneur malgache a toutefois critiqué le comportement de certains spectateurs qui ont sifflé et insulté les joueurs au lieu de les encourager. Un manque de soutien qui a affecté le mental de l'équipe, selon lui.
« Le comportement du public a eu un impact négatif sur le mental des joueurs. Chaque fois que les joueurs entraient sur le terrain, certains sifflaient et les insultaient. Au lieu de les encourager, ils les huaient. Il est donc logique que seulement 7 joueurs aient pu jouer le match convenablement. Si je fais entrer des joueurs sur le terrain, c'est que j'ai confiance en eux, et ce n'est pas au public de décider à ma place. Le basketball se joue avec 12 joueurs, pas seulement 5. Si vous soutenez l'équipe, soutenez tout le monde et faites-le jusqu'au bout », a déclaré le coach Jeannot Ravonimbola.
Une qualification saluée
Malgré ces difficultés, la qualification de Madagascar pour l'AfroBasket 2025 est un exploit historique qui témoigne des progrès du basketball malgache. Une performance saluée par les observateurs et qui ouvre de nouvelles perspectives pour l'avenir de ce sport dans le pays.
Le match contre l'Egypte a été riche en émotions. Après un début difficile, Madagascar a su revenir dans la partie grâce à une défense solide et des actions offensives efficaces. Les deux équipes se sont neutralisées jusqu'au dernier quart temps, où Madagascar a finalement pris le dessus grâce à des paniers décisifs de Mathias M'Madi et Anthony.
Un match qui restera gravé dans les annales du basketball malgache et qui offre à Madagascar une occasion unique de briller sur la scène continentale.
Concernant la préparation de l'AfroBasket en août, le succès serait plus probable si l'équipe avait plus de temps pour s'entraîner ensemble, mais cela dépend de la disponibilité de chacun, selon l'entraîneur. Habituellement, le rassemblement a lieu 1 mois ou 20 jours avant la compétition, et les joueurs professionnels arrivent seulement une semaine ou quelques jours avant. Ce qui peut être fait, c'est de conseiller aux joueurs les points sur lesquels ils doivent travailler et s'efforcer individuellement. Pour le coach Jeannot Ravonimbola, la préparation ne suffit pas avec 50 à 150 tirs par jour, mais devrait être beaucoup plus élevée pour progresser et obtenir de meilleurs résultats.
Il a souligné lors de cet AfroBasket Qualifiers l'attitude des spectateurs qui sifflent dès que les joueurs les plus connus ne sont pas sur le terrain. Cela tue la confiance des joueurs, a-t-il dit, et les empêche de développer leur jeu car ils sont hués sur le terrain. Un match ne se joue pas avec 5 joueurs seulement, mais toute l'équipe doit apporter sa contribution, selon le coach Jeannot Ravonimbola.
Elias Fanomezantsoa
Il s’engage à bloc. Il n’est pas du genre de quelqu’un qui fait à moitié ou surtout de quelqu’un qui agit dans le vague. Ce n’est pas pour rien ni le fait du hasard si ses activités se développent et florissent.
Il, c’est Maminiaina Ravatomanga, opérateur économique de son état, vient d’être élu à la tête de la Fédération malagasy du Golf (FMGolf). Capitaine d’un Groupe d’activités économiques dont le rayonnement à travers le pays et bien au-delà des frontières fait la fierté nationale, Maminiaina Ravatomanga met la main à la pâte afin de donner un éclat particulier à cette discipline sportive souvent méconnue ou parfois incomprise au niveau local. Même sur le plan international, ce n’est que très tardivement que le golf fut reconnu comme tel, discipline sportive à part entière, par les instances sportives internationales au niveau du Comité International Olympique (CIO). En 2020, le golf intégra aux Jeux d’hiver à Rio (Brésil). Et en 2024, aux Jeux d’été à Paris (France). A signaler qu’une demande dans ce sens a été déposée par FMGolf auprès du Comité Olympique malagasy (COM) pour en fait, régulariser la situation. Et on attend !
En sa qualité de manager confirmé, capitaine d’industrie aguerri, précisément Président Directeur Général du Groupe Sodiat, Ravatomanga Maminiaina entend conduire la FMGolf tout comme il a géré brillamment son Entreprise en priorisant la visibilité.
Justement, son parcours professionnel exceptionnel le témoigne. 35 ans de labeur assidu et continu l’a emmené vers la réussite. En effet, parti de rien en 1990, Ravatomanga Maminiaina a su créer un solide empire D’une poignée de personnes au départ, le Groupe Sodiat emploie plus de 4000 salariés actuellement.
Afin de donner plus de visibilité, la nouvelle équipe de la FMGolf sous la houlette de Ravatomanga Maminiaina, échafauda un programme bien ficelé étalé sur un an, à court terme, et 4 ans, à moyen et à long terme qu’elle a présenté au ministre des Sports et de la Jeunesse Abdullah Moustapha Marson en son bureau à Mahamasina. Le premier responsable du Sport malagasy appréciait le geste du nouveau dirigeant du golf à Madagasikara. Un geste qui dénote l’engagement du nouveau président de la FMGolf à apporter du nouveau sang et nouveau style dans la gestion de cette discipline sportive quelque peu méconnue au pays. A juste titre, l’un des objectifs majeurs du nouveau staff de la FMGolf repose sur la « démocratisation » du golf à Madagasikara. A noter que même dans les pays riches à l’image des Etats-Unis d’Amérique, le golf n’est si populaire que cela ! Ainsi, le nouveau président vise à intégrer le golf dans une plus large audience pour atteindre une frange assez élargie de la population. Il faut avouer qu’il s’agit d’une ambition dont le parcours à faire s’avère encore loin. Mais, il faudra commencer. Le commun des mortels ne sait même pas savourer le plaisir de jouer au golf.
Ainsi, sur le court terme, la FMGolf organisera en avril une compétition pour la coupe féminine. Et pour le long terme, elle ambitionne de faire des golfeurs nationaux des champions de l’océan Indien, d’Afrique et pourquoi pas du monde !
Bref, la FMGolf se trouve entre de bonnes mains.
Ndrianaivo
Le Président Andry Rajoelina n’a pas mâché ses mots. Face aux attaques de l’Opposition malgache concernant la candidature de Madagascar à la présidence de la Commission de l’Union africaine, le Chef de l’Etat a réagi fermement. Il semble qu’à ses yeux, ce sont non seulement les opposants mais surtout une « mentalité nuisible » qui empêche le pays de se hisser à la hauteur de ses ambitions internationales.
« Ces personnes ce sont les mauvaises herbes-là » qu’il faut éradiquer, a déclaré le Président, d’un ton sans appel, lors de son intervention publique. Selon lui, cette opposition à la candidature malgache n’est qu’une manifestation d’un esprit rétrograde, incapable de comprendre l’importance de cette position. Et pourtant, les faits sont là. Pour la première fois depuis l’indépendance, Madagascar a proposé un candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine, une charge stratégique qui dirige l’institution continentale. Une belle occasion pour le pays d’affirmer sa place sur la scène internationale. Mais, malheureusement, au lieu d’applaudir cet élan, certains membres de l’Opposition se sont empressés de critiquer la candidature, la qualifiant de « honteuse », un jugement qu’il ne semble pas digérer.
« Quand il s’agit de la fierté nationale », poursuit-il, « tout le monde devrait se rallier ». Mais là où l’eau devient trouble, c’est lorsque des figures de l’Opposition semblent préférer nuire à Madagascar. Le Président évoque même des scènes absurdes où, à l’occasion de matchs de football de la sélection nationale, certains n’hésitent pas à prier pour une défaite malgache, simplement par désir de nuire au Président. Un parallèle qui, selon lui, illustre la guerre sournoise et constante menée par certains membres de l’Opposition, aveuglés par leur opposition systématique au pouvoir.
Mais Rajoelina ne se laisse pas démonter. Il se veut rassurant, appelant à un changement de mentalité. « Si l’état d’esprit change, tout changera », clame-t-il. Dans son esprit, le principal obstacle à la croissance et la réussite de Madagascar n’est pas tant le manque de ressources ou les difficultés internes, mais bien la mentalité, surtout celle des politiciens qui continuent à tirer dans les pattes du Gouvernement plutôt qu’à chercher des solutions collectives.
Avec un brin de fierté, Rajoelina rappelle également les avancées de Madagascar sur le plan régional : « Nous sommes aussi à la tête de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), un rôle important que nous allons assumer avec sérieux ». Un leadership qui, selon lui, démontre que Madagascar n’est plus à la traîne, et qu’il est temps de montrer au monde entier que la Grande île a sa place parmi les nations les plus influentes d’Afrique. Et lui de lâcher par ailleurs « A ce titre, en tant que président de la SADC, lorsque certains voudront aller se plaindre à la SADC, ils viendront auprès de moi ». Une allusion à la propension d’un ex-Président malgache aujourd’hui dans l’opposition de toujours se plaindre auprès de la SADC à chaque fois que l’envie lui prend.
Lalaina A.
Le président Andry Rajoelina a inauguré hier matin les 55 premiers logements de la Cité "Soa Iadanana", implantée à Manazary, à Ilafy, District d’Avaradrano. "Soa Iadanana", qui se traduit littéralement par "Le bien, pour vivre en paix", est un projet qui vise à fournir des logements abordables pour les ménages, en particulier ceux qui n'ont pas les moyens d'acquérir une maison ou un terrain.
Construits grâce à un partenariat entre SEIMad, des entreprises et des acquéreurs, selon le SENVH. 55 premiers logements sont un reflet de la volonté du gouvernement de répondre aux défis croissants de l'urbanisation rapide et de l'explosion démographique, notamment dans la capitale, Antananarivo. Les 45 logements restant sont en cours de construction.
Dans son discours, le président a souligné que l'un des principaux objectifs du gouvernement est de permettre à chaque famille malgache d'avoir un toit digne, en particulier dans les zones urbaines où l'accès à un logement est souvent limité. "Nous voulons permettre aux Malgaches de devenir propriétaires, de posséder un terrain, de construire leur propre maison", a déclaré Andry Rajoelina.
Le projet de la Cité "Soa Iadanana" s'inscrit ainsi dans une série de projets de développement en matière de logement. Parmi les initiatives phares, on retrouve la construction de nouvelles villes autour de la capitale, destinées à décongestionner la ville et offrir des opportunités d’habitat pour de nombreuses familles.
La nouveauté annoncée par le président hier est la volonté du gouvernement de rendre disponibles des parcelles de terrains à prix abordables pour que chacun puisse accéder à la propriété. Des infrastructures telles que des routes, des écoles et des centres de santé seront intégrées à ces projets pour assurer une meilleure qualité de vie. Rajoelina évoque des cités similaires à celle de Betsizaraina, mais à une échelle plus vaste, comme celle de 67Ha à Ambohipo, où les habitants pourront acquérir des terrains aménagés et profiter d'un environnement moderne.
Une attention particulière est également portée aux populations les plus vulnérables, notamment les habitants des zones à risque, telles que les bords de canaux. Le projet "Ankohonana Miarina", destiné aux plus démunis, prévoit de leur offrir des logements dignes et des formations pour garantir leur autonomie économique à long terme. Le président annonce à ce sujet l'ambition d'achever les 3 000 premières unités d'ici le mois de juin prochain.
Ce programme de logement est également un appel à une évolution de mentalité. "Il ne s'agit pas seulement d'un problème de prix, mais aussi de la manière dont nous envisageons la construction de notre pays", a conclu le président, en citant en exemple les réaménagements des zones autour du Canal Andriantany, où les anciens logements insalubres ont été remplacés par des structures modernes.
Recueillis par L.A.