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La une du 25 mai 2022

Publié le mardi, 24 mai 2022



Hausse en vue du nombre d’interventions chirurgicales réalisées sur des enfants. La réhabilitation du quartier opératoire, première phase des travaux prévus au service de la chirurgie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA), va le permettre. « Le service pourra désormais accueillir jusqu’à 600 interventions chirurgicales par an. 300 d’entre elles concerneront les fentes labiales et palatines, tandis que le reste touchera les chirurgies ambulatoires pédiatriques, à l’exemple des hernies et des hydrocèles », informe le Pr Mamy Lalatiana Andriamanarivo, chef dudit service. En fait, il s’agit du seul centre de référence en chirurgie pédiatrique à Madagascar, alors qu’il ne disposait pas encore de son propre bloc opératoire. Cette situation a réduit le nombre de journées opératoires et allonge la liste d’attente des interventions chirurgicales. De plus, les restrictions sanitaires durant la forte contamination de la Covid-19 a baissé le nombre d’opérations. Mais la situation s’améliore en ce moment, surtout avec la réhabilitation du quartier opératoire, fruit de la collaboration entre le ministère de la Santé publique et l’ONG « Opération Smile ».
Concrètement, « les travaux consistaient à remodeler et équiper le quartier opératoire de manière à optimiser le flux des patients et à permettre au personnel soignant de travailler dans les meilleures conditions. Tout le circuit a donc fait l’objet d’une réhabilitation, notamment la salle de préparation, le bloc opératoire, la salle de réveil ainsi qu’une chambre. Nous avons également fait appel à " Kids Operating Room ", une organisation caritative spécialisée dans les blocs opératoires pédiatriques, pour transformer l’environnement souvent intimidant d’une salle d’opération en un espace chaleureux et adapté aux enfants », a fait savoir Mirana Rakotomalala, country manager au sein d’Opération Smile à Madagascar. Dans un moyen et long terme, les partenaires projettent la réhabilitation complète du service de chirurgie pédiatrique auprès du CHU-JRA afin d’offrir des soins chirurgicaux de qualité à un plus grand nombre de patients, y compris les enfants nés avec une fente labiale ou palatine. L’inauguration des nouvelles infrastructures s’est tenue hier.
Patricia Ramavonirina





Le Président Andry Rajoelina a reçu une délégation de la JICA (Agence japonaise de coopération internationale) dirigée par le docteur Kitaoka Shinichi, conseiller spécial du président de la JICA et non moins ancien président de cet organisme, hier au Palais présidentiel d’Ambohitsorohitra. La délégation, qui a été accompagnée par l’ambassadeur du Japon à Madagascar, Higuchi Yoshihiro, a réitéré sa volonté à soutenir et être aux côtés du Gouvernement malagasy dans le processus de développement du pays, surtout dans le secteur de l’agriculture, l’éducation, et la santé. Elle n’a pas manqué de faire part de ses convictions par rapport aux atouts de la Grande île pour arriver à un développement effectif. Les deux parties sont confiantes quant à l’accomplissement et la réussite des projets entrepris dans le cadre de cette coopération. D’ailleurs, le Président Andry Rajoelina s’est dit ravi de cette rencontre enrichissante avec la délégation japonaise.
La JICA a pour mission de « contribuer à renforcer la coopération internationale et le développement durable des économies japonaises et mondiales en soutenant la croissance socio – économique, la reprise ou stabilité économique des régions en développement », selon le site officiel de l’agence. Outre les projets liés à l’agriculture, l’éducation, ou encore l’éducation, la JICA à Madagascar se démarque également par ses interventions notoires dans la lutte contre la malnutrition. Elle a, à titre d’exemple, apporté un soutien financier au Programme alimentaire mondial (PAM) pour prévenir la malnutrition chronique dans le Sud de Madagascar.
La Rédaction


Le jeune prodige !

Publié le mardi, 24 mai 2022

Phénomène Oboy ! Quart de siècle tapant, Oboy séduit mieux encore et enivre les jeunes. A travers ses textes et de par son style, Oboy est unique en son genre. Succès phénoménal en France et sur le plan international, le jeune prodige force l’admiration mais également suscite la jalousie ! En effet, Oboy fait des jaloux même dans son propre pays, Madagasikara. Son tout récent passage à Tanà explose l’enthousiasme et déchaine les fantasmes dans tous ses états. Oboy a fait vibrer le mythique Palais des sports et de la culture de Mahamasina.
D’un parcours atypique, le jeune prodige gravite et entre, sans coup férir, dans la cour des grands. Né le 6 janvier 1997 à Madagasikara, Mihaja Ramiarinarivo de son nom d’Etat civil, Oboy grandit à Val-de-Marne, plus précisément à Villeneuve-Saint-Georges. Il se lance dans le rap, cette danse urbaine moderne en 2015, à l’âge de 18 ans. Très vite, il conquit et subjugue. En cinq ans, il atteint le sommet de l’art. Le mois d’avril, Oboya réussi la conquête de l’honorable Zénith de Paris. Un rêve que beaucoup d’autres n’osent même espérer.
La Grande île regorge de talents ! D’artistes au grand renom. Certains avaient eu la chance de briller sous d’autres cieux tels que « Barijaona et Odette Suzanna », les « Surfs ». D’autres, comme les groupes « Randafison Sylvestre », « Ny Antsaly », « Naly Rakotofiringa », « Ny Railovy », etc. restaient sur place. Le légendaire groupe « Mahaleo », dont la prouesse artistique dépasse largement les confins du territoire national et ce pendant les cinquante ans d’existence, enchante toujours. Dama et Bekoto, les rescapés du groupe, tentent de porter haut toujours le flambeau.
Pour en revenir à ce jeune prodige franco-malagasy qui subjugue les jeunes d’ici et d’ailleurs, ce qui importe le plus à signaler qu’il ne cache jamais sa fierté d’être Malagasy. Il n’a jamais honte, loin de là, de ses origines. Mihaja Ramiarinarivo porte dans son cœur son pays d’origine et contribue autant qu’il le peut à apporter sa part de brique pour soutenir ses compatriotes dans la difficulté. Il se fait le plaisir d’être baptisé modestement le « Barea du rap ». D’ailleurs, durant sa tendre jeunesse, Oboy se caressait l’idée de devenir un jour un grand footballeur professionnel. De passage à Tanà pour son unique concert qu’il a réussi haut la main, Mihaja n’a pas oublié d’offrir des dons (jouets et paniers garnis) aux familles nécessiteuses d’Andavamamba. A noter que la totalité du cachet au Palais des sports et de la culture a été versée au profit des œuvres de « Madagasikara Will Rise ». Un grand rappeur de notoriété internationale au grand cœur, notamment pour ses compatriotes, cela ne doit pas passer au risque de l’offenser sous silence.
Et que dire de ces médisances à travers les réseaux sociaux dont Oboy est injustement victime. Décidément, les Malagasy du moins certains resteront-ils toujours des jaloux de la réussite des autres. Des « Ory hava-manana ». Un sale comportement qui bloque notre essor. Un cercle vicieux auquel il fallait en sortir, sinon on tourne en rond !
Félicitations et bonne continuation à Oboy, notre jeune prodige et fierté nationale !
Ndrianaivo



5.719.000 dollars en tout. C’est le montant du financement accordé par la Banque africaine de développement pour Madagascar, en marge de la 57ème assemblée annuelle du groupe de la BAD qui se tient présentement à Accra au Ghana. Ce énième financement de la BAD se répartit sur trois accords que Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des Finances a signés avec les représentants de la Banque africaine. Notamment, la signature d’un accord de prêt d’une valeur de 1.850.000 UC, soit environ 2.479.000 USD, pour le financement de l’étude de faisabilité du projet intitulé « Pôle de développement agricole de la rive droite du delta de Bas Mangoky ». Un projet qui entre dans le cadre du programme de développement intégré du Grand Sud de Madagascar et dont l’objectif est l’augmentation de la production agricole à travers l’aménagement de 29.000 ha de terrain, le développement des infrastructures d’irrigation, de stockage et de
conditionnement collectif et le renforcement des organisations des producteurs. La réalisation de ce projet renforcera la complémentarité des différents projets agricoles et routiers qui permettra à la population du Sud-ouest de l’île à tirer profit de son potentiel économique. Le deuxième accord correspond à la signature du programme de financement des risques et catastrophes en Afrique, (ADRiFi) pour la promotion de la résilience et la réponse aux chocs climatiques à Madagascar en améliorant la gestion des risques de catastrophes naturelles et l’adaptation au changement climatique. Il s’agit d’un financement additionnel octroyé à Madagascar par la BAD d’un montant de 1.900.000 USD, et ce à titre de don. Le programme appuiera l’Etat malagasy pour le paiement de la prime d’assurance sécheresse, au développement de solutions pour la gestion des risques climatiques et favorisera l'accès aux solutions de transfert des risques de catastrophes, notamment la sécheresse dans le Grand Sud de Madagascar. L’Etat malagasy a commencé à déployer des efforts particuliers dans le domaine du renforcement de la résilience financière depuis ces dernières années et ce soutien de la BAD à travers ce financement additionnel pour le paiement de la prime permettra au pays de poursuivre son adhésion à l’ARC (African Risk Capacity). La continuité de l’adhésion de Madagascar à cette assurance cyclone permettra d’asseoir la résilience financière face aux effets dévastateurs des cyclones tropicaux à travers l’accès à des ressources financières rapides. Enfin, le troisième volet de l’accord qui sera sous forme de don d’une valeur de 1 million d’UC, soit 1.340.000 USD, destiné au Projet de renforcement de la résilience de la gouvernance par la digitalisation (PREGODI). Ce projet cadre dans le programme de développement de Madagascar à savoir la digitalisation de l’administration publique. Ce programme contribuera à renforcer la gestion des fonds publics, tendant à améliorer l'efficacité de l’administration et la prestation des services publics essentiels.


Hary Rakoto
 


 
Ces dernières semaines, tout le monde est unanime sur un point : le degré de barbarisme observé dans le pays a atteint partout son paroxysme. Le pire, c’est que ces atrocités qui revêtent différentes formes sont les faits, non pas des bandits et autres criminels de profession d’individus. Elles sont désormais perpétrées par des citoyens ordinaires. Les faits.

A commencer par l’explosion des viols incestueux. Le dernier fait en date remonte il y a quelques semaines de cela à Soaviandriana où un chef de famille de 57 ans a abusé sexuellement de sa fille de 16 ans, le premier ayant profité de l’absence de son épouse, retenue dans une autre localité pour une raison de santé. Pire, la victime était par la suite rendue enceinte et aurait dû même se faire avorter, son père n’étant pas la première fois à se comporter de façon ainsi bestiale avec elle. La Justice était saisie de l’affaire. Mais la liste des exemples de ce genre de bestialité n’est pas exhaustive. Car durant les deux premières semaines de mai 2022, on a enregistré au moins trois autres cas de ces viols incestueux chez nous.

Par ailleurs, une autre forme barbarie se traduit notamment par les vols d’organes à cause de la superstition. Là, ce sont les albinos dont les mineurs qui font les frais des assassins. Des individus superstitieux, souvent des hommes influents du village et autres officiers, et qui ne pensent qu’à s’enrichir, poussent leurs sbires à kidnapper, s’acharner, enfin tuer de façon inhumaine leurs victimes innocentes, parfois uniquement pour leurs yeux. Dans certaines Régions, la société croit encore en la vertu sinon au présumé pouvoir surnaturel des yeux et autres organes des albinos.

Autres cas de figure de cette barbarie, les vindictes populaires. Pour un rien, on tue facilement. Et comme avec le viol incestueux, le phénomène où de plus en plus d’habitants de l’île se comportent de cette sorte en de violents et implacables justiciers, a pris une proportion particulièrement inquiétante. Il y a deux semaines de cela, des villageois en furie, ont exécuté un quadragénaire à Ambanja. La faute à ce dernier ? Il a occasionné un accident meurtrier où les quatre membres d’une famille ont perdu la vie lorsque cet automobiliste qui, sous l’emprise de l’alcool, a perdu le contrôle de son véhicule 4x4, qui a alors foncé sur la maison à l’intérieur de laquelle se trouvaient les victimes. Souvent, une fausse accusation ou une simple rumeur à propos d’un individu accusé à tort d’un quelconque méfait, débouche sur une effusion de sang et autre exécution sommaire du suspect. Pas plus tard que la semaine dernière, la triste fin d’un certain Andry, ce jeune chef de famille attaqué et achevé par une meute d’individus surexcités et armés jusqu’aux dents à Betafo, illustre cette promptitude injustifiée et illégale d’une catégorie de gens à se faire justice eux-mêmes. Heureusement, les Forces de sécurité et de défense et surtout aussi la Justice, la vraie cette fois-ci, ont remis la population locale dans le droit chemin. Dix-neuf villageois trempés dans cette histoire d’exécution sommaire, furent jetés en prison depuis.

Un parlementaire d’Ikongo s’était récemment lamenté, toujours sur le fait qu’on tue pour une bouchée de nourriture volée dans cette localité du Sud-Est. La semaine dernière, on y a enregistré au moins trois cas d’exécution sommaire ou de meurtre barbare. L’un concernait un individu achevé de manière inhumaine par des villageois car ils l’ont surpris d’avoir volé du manioc dans un champ, juste pour apaiser sa faim ! Idem pour deux autres suspects qui ont volé des volailles, histoire de mettre quelque chose sous les dents, faute de liquidité pour s’en procurer.

Mais le barbarisme peut être aussi familial. C’est le cas d’un chef de famille d’Antsirabe qui, sur le conseil d’un groupuscule adonné aux rites sataniques afin de s’enrichir, n’a pas hésité à égorger et poignarder à mort son petit garçon. Il y avait aussi le double meurtre survenu à Ambohimanambola où les corps des époux originaires de la Sava mais résidant à La Réunion, furent retrouvés sous l’amas de blocs de rocher d’une carrière désaffectée de cette première localité. Le présumé meurtrier, ou plutôt l’instigateur du forfait n’était autre que le neveu âgé de 44 ans du couple. Sommé de rendre des comptes sur ce qu’il a fait des loyers provenant de la location des maisons appartenant à son oncle et à sa tante, situées dans la Capitale, le quadragénaire en cause a préféré éliminer ces derniers avec la complicité d’autres larrons. Enfin, il vaut mieux ne pas parler des affaires de cœur. Rappelons l’assassinat de cette étudiante de 25 ans prénommée Elisabeth à Mahajanga. Ses assassins, pour un mobile non encore élucidé, l’ont rouée de coups jusqu’à ce que mort s’ensuive avant de jeter sa dépouille dans un dépotoir du quartier.

Franck R.


15 accusés, 40 témoins, 10 avocats. Ce sont les acteurs du procès de Mbola Rajaonah qui a débuté à la Cour criminelle ordinaire du Pôle anti-corruption ou PAC d’Antananarivo, hier. Ce transitaire ainsi que ses co-accusés sont incriminés d’infractions douanières, de détournement de deniers publics, d’importations sans déclaration de marchandises prohibées, enfin de blanchiment de capitaux.
La journée d’hier a permis de révéler que les accusations, dont est incriminé l’ancien conseiller spécial de Hery Rajaonarimampianina, ont causé le manque de plus de 125 milliards d’ariary dans les caisses de l’Etat malagasy. Devant la barre, l’accusé principal a admis de ne pas avoir payé ses taxes et autres droits de douane lors de ses opérations d’importation de marchandises à l’époque. Toutefois, il dit ne pas connaître le montant des impayés. L’omission à payer ses droits de compromis, selon un jargon du milieu, constitue l’un des manquements du transitaire à ses obligations à l’époque.
Son argument, pour tenter ainsi de se dédouaner aux yeux de la présidente de la Cour, a fait sortir de ses gonds. L’accusé qui semble jubiler de déclarer n’être pas fonctionnaire, nie avoir fait un quelconque détournement de deniers publics. La réponse du juge ne s’était pas fait attendre. “Dîtes donc monsieur ! Mais à qui appartient la douane à votre avis ? “, lui demande la présidente de la Cour. Ce à quoi Mbola resta bouche bée ! Déstabilisé par la question du juge, ce dernier semblait souffrir subitement d’un malaise qu’il a fallu suspendre momentanément les débats, le temps que l’accusé troque ses chaussures contre des sandales.
Lorsque la question de ses opérations d’importations a été évoquée, Mbola Rajaonah admet aussi une chose dont on lui reprochait souvent : sa grande liberté ! En cause, la procédure de contrôle. Là, l’accusé reconnaît que la plupart des marchandises qu’il avait importées à l’époque, étaient passées en “circuit jaune”. Cette procédure est synonyme du fait que les containers sont exempts d’un contrôle physique. Cette fois-ci, le transitaire a, plus ou moins, reconnu qu’il y avait des fausses déclarations sur la nature de ces marchandises. Il a argué ne pas savoir que les conteneurs renfermaient de l’huile alimentaire au lieu de ciment que ses clients auraient commandé.
Toute l’après-midi d’hier était encore consacrée à l’audition de Mbola Rajaonah. En début de soirée, tous les accusés devront encore répondre de leurs actes devant la barre. Et à l’allure où vont les choses, ce procès risque encore de se poursuivre ce jour.
F.R.

La une du 24 mai 2022

Publié le lundi, 23 mai 2022


Une grande première dans l’histoire de la Grande île. La création d’un orchestre national n’a jamais été l’une des missions accomplies par les Gouvernements qui se sont succédé. Hélas, les personnalités qui ont été auparavant à la tête du ministère de la Culture ne se sont jamais intéressées à l’accomplissement de cette tâche. Cependant, depuis les années 1965 jusqu’au février 2021, des personnes de bonne volonté ont essayé de mettre en place quelques orchestres, mais les projets ont été souvent avortés.
Aujourd’hui, grâce à l’initiative du ministère de Communication et de la Culture (MCC), conduite par Lalatiana Andriatongarivo, à travers l’Académie Nationale des Arts et de la Culture (ANAC), le premier orchestre national baptisé « Voa’Art, The National Orchestra of Madagascar » voit le jour. Il s’agit du premier orchestre national public de l’histoire de Madagascar. La mise en œuvre de ce grand orchestre s’est réalisée en quatre mois. Actuellement, Voa’Art compte plus de 80 membres issus de toutes les Régions de Madagascar. Ces derniers ont la même aspiration et objectif, celui d’évoluer et exceller dans leurs domaines respectifs. Ce sont des jeunes musiciens capables d’effectuer différentes concerts et spectacles variés tels que le jazz, la musique classique, le tango, la salsa, la musique du terroir,…
Notons que cet orchestre national a pour mission d’interpréter ou de créer les grandes œuvres universelles, et surtout malagasy. Ainsi, après l’annonce officielle de sa création, il entamera un grand concert ce jeudi 26 mai à partir de 18h au Palais d’Andafiavaratra. Une occasion pour eux de démonter leur savoir-faire. Ce sera également une opportunité pour le public malagasy d’écouter les prestations d’un vrai orchestre national. Certes, tout le monde ne pourra pas à cette représentation. Raison pour laquelle le concert sera retransmis en direct sur la chaine de télévision nationale (TVM) et la chaîne de radio RNM.
La création de cet orchestre entre dans le cadre de la mission principale du ministère de la Communication et de la Culture qui est de faire de la culture malagasy un levier du développement. Rappelons que ce projet a vu voir le jour grâce aussi au soutien de l’association Hetsika Madagascar. Avec l’appui de l’ANAC, les membres de l’orchestre suivent des cours de musique, de décors, de mise en scène, tout cela à titre gratuit avec des professeurs experts issus des grands conservatoires locaux et étrangers reconnus. On retrouvera entre autres  Vincent Tizon, Dominique Rouits ou encore Xavier Ribes,… Les enseignants au sein de l’ANAC et les autres professeurs suivent les normes internationales. Il s’agit d’enseignants capables non seulement de donner des formations de grande qualité, mais ils sont également des artistes accomplis. 
Sitraka Rakotobe


Nouveau souffle
L’orchestre national « Voa’Art », pour cette première représentation, revisitera les chansons qui ont fait les gloires du Palais d’Andafiavaratra. A savoir Hymne (Fanfare – 1883). Hymne national sous les Reines Ranavalona II, III et Rasoherina (1863-1883). Danse des enfants-Antsa. Chants en l’honneur du Prince Rakoto (Radama II) en 1857. Hymne national sous le roi Radama II. Dama Romance favorite de Radama II. Chant pendant la distribution de la viande de bœuf. Hymne en l’honneur du Premier ministre Rainilaiarivony (1864). Mba ho tahin’Andriamanitra (Chant en l’honneur de la reine Ranavalona II). Ilay tany soa. Taralila - Marche militaire du Corps Armée des Premiers Volontaires de la Reine Ranavalona III. Afindrafindrao (Razafindriantsoa). Aza maditra (Chanson militaire du corps d’Armée des deuxièmes Volontaires de la Reine Ranavalo). Hymne national sous la Reine Ranavalona III 1883 (Ranavalona Mpanjaka). En deuxième partie : Ranoan’ala Mgr Tabao Manjarimanana ; Fony aho (H.Ratsimbazafy) ; Gasikarako (Rakotozanany Stanislas) ; Somambisamby (Mahaleo) ; Ny tsikin’ny fitia (Barijaona) ; Somambisamby (NyAntsaly) ; Ambanivolo (Poopy) ; Rambalamanana Justin Vali (Malagasy anie ianao) ; RR Majunga et Le printemps sur la colline (Les Surfs).


Le tournoi national organisé par l’Association sportive interministérielle pour l’entretien des fonctionnaires (ASIEF) est déjà lancé. Cette année, la ville hôte du rendez-vous annuel des agents publics dans tout Madagascar est Morondava et ce du 20 août au 4 septembre. Le staff de l'ASIEF, dirigé par Jean Aimée Andrianarison, dit John Love, a effectué le premier bilan de sa descente sur place. Tous les infrastructures sont prêtes pour accueillir le tournoi sauf une et pas le moindre. Il s’agit du stade « manara-penitra » de Morondava promis d'être terminé au mois de mai alors que les travaux sont en stand-by. Effectivement, le président de l'ASIEF John Love met la puce à l'oreille des responsables directs de l'infrastructure, ceux du ministère de la Jeunesse et des Sports et la Présidence. " Si Morondava nous a convaincu pour être la ville hôte de la compétition, en grande partie c'est à cause du stade manara-penitra. Jusqu'ici, le stade n’est pas toujours terminé si on nous a dit que tous les grands travaux prendront fin en mai", annonce Jean Aimée Andrianarison.
Le week-end dernier, par ailleurs, les fonctionnaires ont effectué une course pédestre autour du "Lac Anosy". Une course relais mixte de 2,6 km et un relais pédestre de 6 km open étaient la nouveauté de l'édition "Mafy Be" de cette année.
Pour le relais mixte et relais hommes, les huit athlètes composant l’équipe devaient parcourir un total de 2,6km. Les membres de chaque équipe se partagent la course en choisissant entre ces distances 400m-200m-400m-100m-800m-200m-400m et 100m pour boucler la boucle.
La course pédestre, qui a permis de rehausser le nombre des participants, a été dominée par les vétérans. L'année dernière, le nombre des athlètes a été limité à 130 à cause des règlements de compétition.  Cette année, plus de 200 fonctionnaires de la Capitale ont participé à l'événement.
E.F.

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Editorial

  • Le jeune prodige !
    Phénomène Oboy ! Quart de siècle tapant, Oboy séduit mieux encore et enivre les jeunes. A travers ses textes et de par son style, Oboy est unique en son genre. Succès phénoménal en France et sur le plan international, le jeune prodige force l’admiration mais également suscite la jalousie ! En effet, Oboy fait des jaloux même dans son propre pays, Madagasikara. Son tout récent passage à Tanà explose l’enthousiasme et déchaine les fantasmes dans tous ses états. Oboy a fait vibrer le mythique Palais des sports et de la culture de Mahamasina.D’un parcours atypique, le jeune prodige gravite et entre, sans coup férir, dans la cour des grands. Né le 6 janvier 1997 à Madagasikara, Mihaja Ramiarinarivo de son nom d’Etat civil, Oboy grandit à Val-de-Marne, plus précisément à Villeneuve-Saint-Georges. Il se lance dans le rap, cette danse urbaine moderne en 2015, à l’âge de 18 ans. Très vite,…

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