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La Grande île est-elle en train de devenir une plaque tournante du trafic de drogue ? Les récentes saisies spectaculaires laissent peu de place au doute. Fin 2021, 600 kilos de cocaïne ont été découverts par les Forces de l'ordre. La drogue, astucieusement dissimulée dans du sucre, témoigne d'un mode opératoire sophistiqué utilisé par les trafiquants pour ne pas éveiller les soupçons.
Ce n'était que le début d'une série d'opérations de grande envergure. Le 19 février dernier, la brigade criminelle de la Police nationale a saisi 64 kilos de cocaïne à Toamasina, une ville côtière de l'Est du pays. La drogue a été introduite clandestinement dans un conteneur de sucre en provenance du Brésil. Les responsabilités dans ces affaires restent floues : le responsable de la société d'import-export, incarcéré à Tsiafahy, est-il complice ou victime d'un réseau plus vaste ?
La presse mauricienne rappelle qu’en février 2023, une vedette rapide enregistrée à Maurice a été découverte à Nosibe-Maintialaka dans le District du port de Vohémar, au nord-est de Madagascar. Ce n'est pas un incident isolé. En mars 2023, les frères mauriciens Kenny et Kendji Morvant, ainsi qu'Avoola Oddy, ont été arrêtés pour leur implication présumée dans un trafic de drogue entre Madagascar et Maurice.
Une enquête a révélé que Juvento Nafompona, un Malgache, détenait une cargaison de skunk (cannabis) dans sa maison à Toamasina. Et les trois Mauriciens, soupçonnés de vouloir acheminer cette drogue vers Maurice par voie maritime, sont actuellement écroués. Une découverte qui s'ajoute ainsi à une liste non fermée et croissante des saisies de drogue sur l'île.
Il semble évident que Madagascar ait pris une place de choix dans cette nouvelle configuration, devenant une terre de transit pour l'héroïne et la cocaïne. Située au carrefour des routes mondiales de la drogue, la Grande île semble désormais servir de relais entre les pays producteurs d'Amérique du Sud et les pays consommateurs de l'océan Indien. La porosité des frontières n'est pas de nature à aider à endiguer le phénomène.
Cette évolution inquiétante soulève de nombreuses questions : comment Madagascar est devenu une plaque tournante majeure ? Les autorités malgaches sont-elles en mesure de freiner cette progression ? Les saisies récentes sont un signal fort, mais suffiront-elles à endiguer le flot de narcotiques transitant par l'île ? La communauté internationale et les autorités locales doivent redoubler d'efforts pour contrer cette menace croissante et protéger Madagascar d'une infiltration toujours plus profonde des réseaux de trafic de drogue.

La Rédaction



Placée  sous le haut patronage de la Première dame, Mialy Rajoelina. Madagascar accueillera les 28 et 29 juin prochains l’un des plus grands rendez-vous des femmes entrepreneures de la région Sud-ouest du continent africain. Il s’agit de la 5ème édition de l’évènement économique « Trade Fair », organisé par la Fédération des associations nationales des femmes entrepreneures du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA). Cet évènement vise à promouvoir les projets et/ou programmes qui intègrent les femmes dans les activités de commerce et de développement en Afrique orientale et australe. Durant les 2 jours, Antananarivo accueillera près de 150 exposants issus de 21 pays et ciblera 3.000 visiteurs. Plus de 500 femmes entrepreneures seront également au rendez-vous. La Première dame est particulièrement engagée pour la promotion et l’autonomisation des femmes. Il s’avère tout à fait naturel pour elle de chapeauter cet évènement économique majuscule et qui met en lumière les talents malagasy et féminins au pluriel.

« Il est à rappeler que cet évènement mettra en relation des chefs d'entreprises porteurs de marchés avec les actrices du marché, sans oublier le grand public. Les "side-events" permettront de discuter et de débattre sur des thématiques réunissant des experts multi-sectoriels », note Fanja Razakaboana, présidente du Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar (GFEM) et non moins Chairperson du COMFWB - Chapter Madagascar. Ce dernier étant la cheville ouvrière du « Trade Fair », mandaté par le GFEM. Le « Trade Fair » met à l'honneur l'entrepreneuriat féminin et vise à consolider les liens économiques entre les Nations du COMESA.

Focus sur le marché unique africain

La 5ème édition du « Trade Fair » se focalise sur l’importance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECaf) et des investissements verts. L’évènement bénéficie ainsi de l’appui institutionnel du Système des Nations unies à Madagascar à travers le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), le Fonds d'équipement des Nations unies (UNCDF), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM). A cela s’ajoute le soutien des institutions nationales et de la COMESA, pour une coopération Sud-Sud gagnant.
Ce marché unique africain pourrait permettre aux pays du continent de faire sortir de l'extrême pauvreté 30 millions d’habitants et d'accroître le revenu de 68 millions d'autres personnes qui vivent avec moins de 5,50 dollars par jour. En favorisant l'intégration économique, la ZLECAf peut servir de vecteur à une redistribution significative des revenus qui renforce l'autonomie des femmes et qui corrige les inégalités historiques. « L’intégration économique et le développement régional ne pourront être effectifs sans la participation des femmes. L'entrepreneuriat féminin est aujourd'hui reconnu comme un levier essentiel en termes de création d'emplois directs, d'innovation et de prospérité sociétale », soutient la présidente du GFEM. Pour cette année, des rencontres « B to B », des business conférence, des tables-rondes et un grand gala de clôture seront au programme de cette plateforme panafricaine de référence pour stimuler les échanges économiques et commerciaux.
Recueillis par P.R.

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LA UNE DU 10 JUIN 2024

Réussite de l’équipe de Madagascar lors de l'Africa Padel Cup of Nations 2024  qui a eu lieu en Mauritanie du 6 au 9 juin 2024 au Sahara Padel Club Nouakchott. Cette fin de semaine, l'équipe nationale malgache a fait preuve d'une grande performance à Nouakchott, en battant en finale l'équipe hôte pour remporter le titre de champion d'Afrique Zone Sud. L'équipe de la Grande île, composée de Stéphane Rajaonson, Landry Rabezafy, Marin Fontaine, Gary Ah-Waye, Miary Zo Rakotondramboa, Corentin Haëner et Nantenaina Radilofe, a réussi à surmonter la concurrence acharnée avec le Burundi et la Mauritanie. 

Ils ont attendu à ce que la nuit soit tombée et la rue déserte pour passer à l'action. Ils, ce sont les quatre bandits armés qui ont attaqué un agent de change, acte survenu devant un immeuble situé à un passage derrière les pavillons à Andohan'Analakely, vers 19h vendredi dernier.

La victime, après avoir quitté la voiture qui venait de la déposer à l'endroit, était justement sur le point de regagner l'immeuble abritant un grand magasin du quartier, voilà que les malfaiteurs ont brusquement surgi de l'obscurité dans laquelle fut plongé le dédale de couloirs des pavillons situés en face du bâtiment pour l'encercler aussitôt, tout en braquant leurs armes sur la concernée, l'obligeant à se coucher sur le sol, face contre terre. Entretemps, les malfaiteurs ont agi autant avec les agents de sécurité du bâtiment. Cela a permis plus facilement aux agresseurs de s'emparer du sac ayant servi à transporter le fonds prévu à être versé, et qui était sur l'agent de change, soit le montant de 10 millions d’ariary.

Le Sud présente le taux d’analphabétisme le plus élevé à Madagascar. La Professeure Jeanne Razafiangy Dina confirme cette situation, à partir du rapport de la Banque mondiale sur l’état de la pauvreté dans cette partie de l’île. « L’une des causes conduisant à cette situation est la pauvreté, laquelle ne permet pas aux parents d’assurer l’éducation de leurs enfants. Il y a également l’isolement et l’inaccessibilité des établissements scolaires », soutient l’historienne. « Une dégradation de la situation est enregistrée ces derniers temps, que ce soit en termes de nombre d’enfants scolarisés mais également en ce qui concerne leur niveau scolaire. C’est désolant de constater que plusieurs écoles ont aussi fermé. Il n’est donc pas étonnant de constater que peu de jeunes parviennent à entrer à l’Université », déplore-t-elle.

Prévu d’ici la fin du mois de juillet au plus tard. Le rapatriement des animaux sauvages saisis en Thaïlande se fera bientôt, selon l’accord conclu entre ce pays asiatique et Madagascar. Tel est l’aboutissement des discussions entre le ministre malagasy de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) avec le ministre thaïlandais de l’Environnement. Une rencontre tenue en fin de semaine dernière en Thaïlande, concernant la prise en charge des espèces endémiques et les différentes étapes prévues par la législation internationale en vue de leur rapatriement à Madagascar. Le ministre Andonirina Max Fontaine a également constaté sur place que les 48 lémuriens et 1.076 tortues radiées, saisis le 1er mai par les autorités thaïlandaises, sont maintenus dans de bonnes conditions. Aucun d’eux n’est malade, selon le constat lors de sa visite de l’endroit où ces animaux sont en captivité. 

Prévu d’ici la fin du mois de juillet au plus tard. Le rapatriement des animaux sauvages saisis en Thaïlande se fera bientôt, selon l’accord conclu entre ce pays asiatique et Madagascar. Tel est l’aboutissement des discussions entre le ministre malagasy de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) avec le ministre thaïlandais de l’Environnement. Une rencontre tenue en fin de semaine dernière en Thaïlande, concernant la prise en charge des espèces endémiques et les différentes étapes prévues par la législation internationale en vue de leur rapatriement à Madagascar. Le ministre Andonirina Max Fontaine a également constaté sur place que les 48 lémuriens et 1.076 tortues radiées, saisis le 1er mai par les autorités thaïlandaises, sont maintenus dans de bonnes conditions. Aucun d’eux n’est malade, selon le constat lors de sa visite de l’endroit où ces animaux sont en captivité. 

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Retour au travail

Place aux choses sérieuses ! Les Palais de Tsimbazaza et d’Anosikely rouvrent leurs portes. Après la pause électorale, les travaux de la session ordinaire du Parlement reprennent. Les députés et les sénateurs rejoignent leur Palais respectif. A Tsimbazaza tout comme à Anosikely, les séances plénières précédées par les travaux de commission tentent de retrouver leur rythme.

Le Projet de loi de Finances rectificative (PLFR) pour l’année 2024 introduit des modifications significatives dans les dépenses de fonctionnement de l’Etat malgache. Parmi ces ajustements, une augmentation notable de 244,4 milliards d’ariary a été décidée, portant le total des dépenses de fonctionnement à 3 068,9 milliards d’ariary. Cette hausse est principalement attribuée à l’augmentation des crédits alloués au secteur de l’énergie, en particulier dans la rubrique transfert. Le PLFR 2024 reflète une volonté claire du Gouvernement de réallouer les ressources pour répondre aux priorités sectorielles, tout en maintenant une gestion rigoureuse des finances publiques. Cette démarche est mise en évidence par une réduction de 7,3 milliards d’ariary dans les indemnités et de 42,7 milliards d’ariary dans les dépenses en biens et services.

Fil infos

  • Ministre Hanitra Razafimanantsoa - « 2026 l'année de la Concertation, 2027 l'année des élections »
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  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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