Publié dans Politique

Kidnapping - Vers l’extradition de l’Indien Dilavarhoussen Raza au pays

Publié le vendredi, 15 mai 2020

L’après-Lama, ce présumé cerveau des kidnappings éliminé mercredi matin dernier, semble n’être pas de tout repos du moins pour les enquêteurs du pays. On peut même dire que les choses sérieuses commencent vraiment. A partir de maintenant, une nouvelle étape doit être franchie : l’extradition de l’Indien Dilavarhoussen Raza, l’un des co-cerveaux de ces rapts au pays, le concerné s’étant exilé aux Comores.

D’après une information de fraîche date de la Gendarmerie nationale, une étroite collaboration de celle-ci avec la gendarmerie des Comores, qui est sur la bonne voie, serait incontournable, d’abord pour mettre la main sur le fugitif, mais ensuite pour l’extrader au pays. Recherché par les autorités locales depuis quelques années, cet acolyte de Lama se cache quelque part dans l’archipel voisin. 

Pour revenir encore sur la face cachée dans l’épisode sanglant survenu à Ambohimahitsy, là où le frère de Lama avait été éliminé à son tour, deux autres suspects ont pu s’échapper de la maison à l’arrivée des éléments de la Gendarmerie. Des témoins affirment les avoir vus s’échapper des deux côtés de la maison avant de fuir dans deux directions différentes. Une fois qu’il se trouvait sur la grande route, l’un des fugitifs a pris un taxi et on ignore quelle direction a pris le véhicule. 

Parallèlement à cela, la section de recherche criminelle de Gendarmerie à Fiadanana poursuit toujours l’enquête pour mettre également le reste de la bande à Lamà hors d’état de nuire.   Actuellement, le gendarme de 1ère classe incriminé de complicité avec ce dangereux bandit, pour ne pas dire son bras-droit, devra bientôt être déféré après son audition par la Gendarmerie. 

Ce membre des Forces en cause risque gros si jamais son implication supposée dans les actes d’enlèvement qui se sont succédé au pays, au cours de cette dernière décennie, dont celui d’Anil Karim, patron de Sophasu, s’avère fondée. Outre la loi martiale qui attend le gendarme mis en cause, il encourt également le risque d’une sanction pénale, bref, une situation qui risque de lui coûter même sa profession.

L’autre suspect, qui attend son déferrement annoncé dans les prochaines heures, est la dénommée Zo. Un certain temps, elle avait été déjà placée en détention pour une affaire corollaire à tous les enlèvements ayant marqué la communauté indopakistanaise du pays. Mais elle a été remise en liberté avant que les gendarmes ne l’aient de nouveau arrêtée dans le cadre de l’enquête ayant débouché sur la mise hors d’état de nuire de Lama et son frère. Elle aurait caché chez elle des ravisseurs qui font partie du gang à la tête duquel se trouvait Lamà. Affaire à suivre.

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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