Publié dans Politique

Site MBS Anosipatrana - Le Tribunal administratif gifle le camp Ravalomanana

Publié le jeudi, 20 août 2020

Un camouflet cinglant pour la famille de l'ancien Président de la République. La Justice confirme le départ de Malagasy Broadcasting system (MBS), du site communal d'Anosipatrana. Le Tribunal administratif a rejeté le recours de cette station de radio et de télé appartenant à Marc Ravalomanana visant à annuler la décision de la Commune urbaine d'Antananarivo (CUA) de résilier le contrat de bail emphytéotique concernant le site d'Anosipatrana.

 

Dans une lettre en date du 30 juillet 2020, le maire d'Antananarivo a fait part au gérant du groupe MBS de la volonté de la CUA de résilier le contrat de bail emphytéotique qui lie les deux parties concernant le terrain d'Anosipatrana. La ville d'Antananarivo a donné six mois au groupe audiovisuel pour libérer les lieux. Criant à l'acharnement politique, Marc Ravalomanana et son camp ont contesté la légalité de la décision. Une requête en annulation de ladite décision communale a été introduite devant la Justice.

Le camp Ravalomanana insiste que la CUA n'a respecté ni les clauses du contrat ni le parallélisme des formes dans sa décision. Il dit que la décision de résiliation doit d'abord passer par le conseil municipal, car le contrat de bail a été avalisé par le conseil municipal. Le manquement aux obligations soulevé par le maire de la CUA constitue toutefois un motif de résiliation de plein droit du contrat. MBS ne se serait acquitté que de 8 millions d'ariary de loyer au lieu de 40 millions d'ariary, qui correspondent à 20 ans de loyer, avait indiqué Naina Andriantsitohaina, maire de Tana. Dans sa décision d'hier, la Justice a donné gain de cause à la CUA.

La défense de Faravohitra a affirmé que la décision du Tribunal ne leur satisfaisait pas et qu'elle ferait appel. En l'état actuel des choses, MBS doit cependant toujours quitter le site d'Anosipatrana avant fin janvier 2021. Un laps de temps que les dirigeants de cette société feraient mieux de mettre à profit pour faire ses cartons et préparer le déménagement, estiment les observateurs.

Il faut en effet signaler qu'il n'a jamais été question de fermeture de MBS comme le crient sur tous les toits certains détracteurs zélés du régime actuel. MBS est « seulement » priée de quitter le site d'Anosipatrana et de s'installer ailleurs. La fermeture d'une station d'audiovisuelle n'est pas du ressort de la CUA mais du ministère de la Communication, qui jusqu'ici n'a émis aucune décision allant dans ce sens.

Cette affaire a, en tout cas, le mérite de remettre sur la table le bail emphytéotique entre la CUA et la station MBS conclu le 08 août 2000, donc durant le mandat de Marc Ravalomanana à la tête de la Mairie de Tana. A la fois édile de la Capitale mais également propriétaire de la station de radio et de télé, Marc Ravalomanana a manifestement abusé de sa fonction pour conclure le contrat en faveur de sa société, une habitude chez le grand patron de TIKO. Un autre site situé sur la RN2 a été mis à la disposition d'une société appartenant également à l'ancien exilé d'Afrique du Sud dans des circonstances similaires qu'à celle d'Anosipatrana.

La rédaction

 

 

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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