Publié dans Politique

Conjoncture - Andry Rajoelina réplique à l’opposition

Publié le dimanche, 21 mars 2021

Le Président de la République a choisi son intervention télévisée pour répondre à toutes les critiques récentes de l’opposition et défendre sa politique. Les détracteurs du régime tirent sans discontinuer sur le pouvoir ces dernières semaines, notamment sur le plateau du « Miara-manonja ». Derniers faits d’armes en date, le leader de cette opposition a saisi la communauté internationale pour suspendre les aides voire pour sanctionner Madagascar. « L’attitude actuelle des opposants rappelle les évènements durant la période transitoire dans le pays entre 2009 et 2014 lorsqu’ils ont demandé à la communauté internationale de sanctionner Madagascar, notamment à arrêter l’AGOA. Ils avaient obtenu gain de cause, mais à quel prix. De nombreux malagasy employés dans les zones franches ont perdu leurs emplois », rappelle le Président Rajoelina.

 

Il y a quelques semaines, des ténors de cette opposition avaient aussi lancé une invitation à l’invasion armée de Madagascar. Pour le Président Rajoelina, ces pratiques sont condamnables surtout venant de personnes censées représenter des raiamandreny. « Si les politiciens avaient encore de l’amour pour leur patrie, leur objectif devrait être la recherche de l’intérêt de la majorité. Madagascar ne mérite plus cela », dit-il.

Le Président Rajoelina martèle par ailleurs la nécessité du respect de la démocratie. « Les institutions démocratiques doivent être respectées. Nous n’accepterons pas de nous laisser faire. La majorité de la population n’acceptera pas la déstabilisation », soutient le Chef de l’Etat, rappelant le choix fait par la population en sa faveur et en faveur de la coalition présidentielle IRD lors des différentes élections dans le pays.  « Les choses sont claires et on ne peut pas revenir là-dessus » se doit de rappeler Andry Rajoelina. Pour lui, il est nécessaire de se focaliser sur l’alternance démocratique.

« Madagascar ne mérite plus des troubles »

« Madagascar n’a plus besoin de crise politique. Les études montrent que si Madagascar avance vers trois élections présidentielles, nous pourrons atteindre un produit intérieur brut de 4 000 dollars par personne contre 500 seulement aujourd’hui », soutient le Chef de l’Etat. Il dit ne pas avoir voulu de guerre civile en 2013, raison de son acceptation de ne pas maintenir sa candidature à la présidentielle. Conséquence de cette décision, Madagascar, remarque-t-il, a vu son classement en termes de démocratie, grimper. « Nous n’accepterons pas que ces efforts soient détruits », tonne le locataire d’Iavoloha.

Andry Rajoelina rappelle qu’entre 2014 et 2018, il s’est mis en retrait de la scène politique malgré sa divergence d’opinion avec le pouvoir en place pour l’intérêt supérieur de la Nation. Une voie qu’il souhaite être suivie par l’opposition. « Je n’ai pas appelé à descendre dans la rue. J’estime que cela est de la sagesse. Le pays n’a pas besoin de vivre des troubles cycliques », souligne-t-il. Et lui d’appeler à se remémorer de l’histoire pour ne pas effectuer les mêmes erreurs. « Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé en 2002, notamment l’armée qui s’est tirée dessus. Nous n’avons plus besoin des hazalambo », conclut-il.

Parlant du vaccin, Andry Rajoelina a tenu à condamner les critiques stériles et irréfléchies systématiques de certaines personnes contre les actions du régime. « Toutes les décisions que nous prenons sont dictées par le bien de la population » confie-t-il, rappelant d’ailleurs que l’opposition l’a accusé de vouloir mener une campagne massive de vaccination et de vouloir se servir des Malagasy comme cobayes lors du lancement du CVO. Une opposition qui réclame aujourd’hui l’utilisation des vaccins à Madagascar. A ces détracteurs en particulier, Rajoelina promet qu’ils recevront les premières doses des vaccins qui arriveront dans le pays…

La rédaction

Fil infos

  • Elections consulaires des Français de l’Etranger - La liste Français du Monde revendique une meilleure prise en charge sociale
  • Refondation - « L’espoir d’un véritable renouveau démocratique s’amenuise », dixit la société civile
  • Direction Générale de l’ARAI - Un homme de l’intérieur prend les rênes
  • Premières pluies - Les infrastructures déjà mises à très rude épreuve
  • Actu-brèves
  • HCC - Trois anciennes ministres réintègrent l’Assemblée nationale
  • Concertation nationale - LES RECOMMANDATIONS D’UN CITOYEN D’AMBATONDRAZAKA
  • Détention de Rinah Rakotomanga - Son avocate dénonce des dessous politiques
  • Actu-brèves
  • Loi de finances - Nouveau huis clos des députés
Pub droite 1

Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

A bout portant

AutoDiff