Publié dans Politique

La Fièvre de la Vallée du Rift frappe de nouveau - Un millier de têtes de cheptel atteint

Publié le vendredi, 09 avril 2021



Le virus de la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) frappe de nouveau la Grande île, après une dizaine d’années d’absence. L’information a été confirmée par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Désiré Tilahy, hier. C’était en marge de l’inauguration du laboratoire des micropolluants à l’Institut Pasteur d’Avaradoha. Le Gouvernement a déjà déployé des techniciens au niveau des localités concernées par la circulation du virus.
La présence du virus a été observée dans trois Régions, Atsimo Andrefana, Vatovavy-Fitovinany et Diana, selon le numéro deux du MAEP. D’après des informations supplémentaires obtenues auprès de responsables, le virus de la FVR a contaminé près de 900 têtes de bétail desquelles 480 sont mortes depuis sa réapparition, dont la majorité ont été recensées dans la Région Vatovavy-Fitovinany. Les premiers cas auraient été enregistrés il y a à peu vers la fin du mois de février et le début du mois de mars.
Recensé pour la première fois dans les années 1930 dans un élevage de moutons dans la Vallée du Rift, au Kenya, le virus frappe en priorité le bétail, principalement les bœufs et les petits ruminants. Il est ensuite transmis aux hommes par le contact avec le sang ou d’autres fluides ou organes d’animaux infectés. Dans de rares cas, la maladie est transmise de l’animal à l’homme par l’intermédiaire de piqûres de moustiques. S’il est rare que ces cas entraînent une mortalité chez les hommes, le SG du MAEP invite à la vigilance, surtout chez les femmes enceintes dans la mesure où le virus peut provoquer une interruption de la grossesse.
La Fièvre de la Vallée du Rift est une maladie cyclique, précise un responsable auprès dudit département ministériel. Il réapparaît environ tous les dix ans. La dernière épizootie à Madagascar a eu lieu vers 2010 et avait frappé deux régions de la Grande île. « Les pluies abondantes favorisent l’éclosion des œufs de moustiques porteurs du virus », indique notre interlocuteur.
Déplacement de bétail interdit
Des mesures ont été prises par les responsables pour endiguer l’actuelle épizootie. « Le déplacement des animaux d’élevage dans les localités concernées doit être restreinte voire interdite. Des techniciens, les médicaments et le matériel nécessaire au traitement des animaux ont été mobilisés et envoyés dans les zones où sévit l’épizootie », a précisé le numéro deux du MAEP.
Etant donné qu’il s’agit d’une maladie virale, une campagne de prévention est également nécessaire afin renforcer le système immunitaire des animaux, selon des précisions. La diffusion des messages de santé publique auprès des éleveurs afin d’éviter la propagation de l’épidémie est également une mesure entreprise par les autorités. C’est notamment la raison du communiqué diffusé hier par la Direction régionale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche de la Région Atsimo Andrefana à l’endroit des éleveurs de cette circonscription.
Un responsable précise que les bêtes décédées du virus de la FVR doivent être incinérées. La consommation de la viande d’animaux morts des suites d’une contamination au virus de la FVR est fortement proscrite, pour les raisons citées plus haut. En outre, la population est toujours invitée à cuire soigneusement tous les produits animaux tels que la viande et le lait, avant consommation. Et ce, à plus forte raison si les consommateurs se trouvent dans les zones où l’épizootie sévit.
Notre interlocuteur rassure en précisant que les viandes présentes sur le marché ont fait au préalable l’objet d’un contrôle de la part d’un vétérinaire inspecteur. « Si ces viandes avaient présenté une suspicion de contamination, elles n’auraient jamais été autorisées à être vendues au grand public », assure-t-on.
  
La Rédaction





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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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