Publié dans Politique

Projet de coup d'Etat et d'assassinat du Président - Les deux présumés cerveaux sous MD à Tsiafahy

Publié le mercredi, 04 août 2021

Très tôt dans la matinée d'hier, le tribunal d'Anosy et ses environs ont été quadrillés par des éléments des Forces de l'ordre.  15 parmi les 21 suspects dans l'affaire « Apollo 21 », portant sur la tentative de coup d'Etat et d'élimination physique du Président Andry Rajoelina, ont comparu devant le juge d'instruction du tribunal d'Anosy Antananarivo, suite au déferrement des dossiers mardi soir. Rappelons que ces suspects sont notamment composés de deux ressortissants français, 5 Généraux, des éléments de la Gendarmerie.

 

A priori, les deux présumés cerveaux de  ce projet d'attentat contre le Chef de l'Etat - Paul Maillot Rafanoharana et Philippe François - ont été les premiers à comparaître. Ils ont également été les premiers à sortir du tribunal après plus de 4 heures d'audience pour être placés sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy aux côtés d'un ancien employé de la Banque centrale de Madagascar. Accablés par des preuves matérielles dont une somme d'argent importante ainsi qu'une arme.  Outre les deux présumés cerveaux à savoir Paul Maillot Rafanoharana et Marc François, des détails sont également sortis quant à l'identité des autres suspects dans cette affaire. D'après les informations qui ont été relayées par plusieurs médias, hier, un ancien Premier ministre du régime de l'Amiral Didier Ratsiraka est impliqué dans cette affaire. A lui s'ajoute un commandant du groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale, un Général retraité et candidat à l'élection présidentielle de 2006.

L'artiste Sareraka sous contrôle judiciaire

Selon les informations publiées en temps réel par l'Agence de presse nationale « Taratra », les trois autres suspects cités plus hauts ont été envoyés à la prison d'Imerintsiatosika à l'issue de leur comparution. Deux femmes considérées comme complices ont également été sous placées sous mandat de dépôt, l'une a été envoyée à la prison de Manjakandriana tandis que l'autre, pour cause de problème sanitaire, a été envoyée pour soins dans un hôpital de la Capitale. L'audition des prévenus s'est poursuivie jusqu'à très tard dans la soirée d'hier.

A part les 15 suspects qui ont comparu au tribunal d'Anosy hier, les autres prévenus ont également fait l'objet d'un déferrement. D'après une source proche du dossier, l'Archevêque d'Antananarivo a été auditionné à son lieu de résidence. Quant à l'ancien membre du Conseil Supérieur de la Transition (CST) Yvon Randriazanakolona alias Sareraka, il a été placé sous contrôle judiciaire.

Rappelons que depuis la révélation de cette affaire par la Procureure générale de la Cour d'Appel d'Antananarivo (PGCA), Berthine Razafiarivony, le 21 juillet dernier,  21 suspects dont 11 gendarmes ont été auditionnés. Le déroulement du procès relatif à cette affaire dont la date n'a pas encore été communiquée jusqu'ici est très attendu pas l'opinion publique. Affaire à suivre.

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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